Monitoring the Lakers: Media box.2

Posté par hgochronicles le 16 août 2009

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Monitoring the Lakers

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 Media box.2

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Lakers 2009 World Champions

Mixtape

 

lakersbackcoverhires dans Mixs/Clips

 

lakersdownloadcopy

(Cliquez sur l’image pour télécharger) 

 

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La vidéo buzz du moment:

Journey Through Glorious History Of Los Angeles Lakers

 

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Monitoring the Lakers: Media Box.1 de l’été

Posté par hgochronicles le 8 août 2009

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Monitoring the Lakers

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 Media box.1 de l’été

Monitoring the Lakers: Media Box.1 de l'été dans HGO Chronicles media_box_logo

Bonjour à tous! J’espère que vos vacances se passent bien et que le mois d’août est clément pour tous les lecteurs de lakers.unblog où que vous soyez! L’été est encore long pour la plupart, comme l’attente du début d’une nouvelle saison NBA. En attendant la big League et le front office des Lakers nous ont offert une période estivale riche en contenu et en rebondissment. Aujourd’hui je vous offre un petit check point média et vous permettant de vous mettre à jour pour certains, compléter vos archives pour d’autres. Une Média Box.1 regroupant vidéos et photos des moments forts or et pourpre depuis juin dernier. Faîtes chauffer votre bande passante!

Have fun you all, see you next month!

 

Télécharger le DVD Lakers 2009 NBA Champions en format DVD!

dvd_lakers_2009_championship dans Mixs/Clips

Link Torrent

(4.7 GB)

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Les deux « press conferences » de l’été côté LAL à télécharger:

 

http://www.sculu.com/wp-content/uploads/lamar-odom-lakers.jpg

Titre: LO Press Conference

Size: 369mb

Length: 24 min 12 secs

Link

 

http://www.andres3000.com/wp-content/uploads/2009/07/ron_artest_laker-copy.jpg

Title: Ron Artest Signing – Press Conference (KCAL.com version)
Size: 195mb
Link

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Voici la part.1 des packs photos que je vous proposerai cet été.

Parade 2009, NBA finals ou revue de presse, tout y passera pour ce nouveau titre californien!

 

Pack Parade (244 photos)

http://pinoywired.com/wp-content/uploads/2009/06/061709-la-lakers.jpg

Link

 

Revue de presse pack.1 (12 photos)

 

slam131cover

 

Link

 

Lakers Airplane (49 photos)

 

http://lakers.topbuzz.com/gallery/d/270585-2/Trevor+Ariza+holds+the+Lakers+2009+Champions+Wheaties+box+as+he+gets+out+of+the+plane.jpg

Link

 

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 Lakers Parade videos by Revgen

Sur FSN West

http://www.nba.com/media/lakers/08fsnwst_logo_432.jpg

 

Title: Lakers Parade and Victory Rally (FSN) Part I: Pre-Parade Talk and Discussion
Size: 2.87GB

Link:
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Title: Lakers Parade and Victory Rally (FSN) Part II: Actual Parade and Victory Rally.
Size: 5.02GB

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Sur KCAL

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Title: Lakers Parade and Victory Rally (KCAL) Pt 1: Pre-Parade Talk and Discussion
Size: 1.87gb

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Title: Lakers Parade and Victory Rally (KCAL) Pt 2: Actual Parade and Victory Rally
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Monitoring the Lakers: Songe d’une nuit d’été – Off Season 2009

Posté par hgochronicles le 30 juin 2009

Hgo Chronicles

 

 

Monitoring the Lakers

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Monitoring the Lakers: Songe d'une nuit d'été - Off Season 2009 dans HGO Chronicles ehj3tx

Songe d’une nuit d’été 

 Off Season 2009

 

Quel mois de juin! L’attente aura été longue depuis 2002! OK ça fait un peu enfant gâté de dire ça mais lorsque l’on supporte une franchise habituée aux sommets, on a tendance à compter un peu plus vite que la moyenne. 15ème titre en 30 apparitions en NBA Finals, le tout sur 61 ans d’existence… how sweet to be a Lakers fan!

Félicitations à nos Lakers et au Magic d’Orlando pour leur percée vers le top NBA. La plupart d’entre vous attaque certainement les vacances d’été avec le sourire (comparé à 2008) et sans trop se soucier de l’actualité Lakers. Une période estivale passée à regarder en boucle les highlights de cette campagne 2009 entrecoupée de bons vieux games Vintage à la sauce Lakers Unblog. Cependant en NBA aucun été n’est calme. Gagner un titre est une chose, le conserver en est une autre. La fameuse maxime de Phil Jackson prend alors tout son sens ici « c’est toujours plus dur la deuxième fois« . Ce qui était déjà vrai en 2001 puis 2002 risque de prendre une autre dimension début 2009. Sur un fond de crise les Lakers jouent gros. Petite revue de presse et analyse des enjeux sportifs pour les deux mois à venir.

 

My Trevor is rich

nba_g_ariza_580 dans HGO Chronicles

 

Un titre facile je vous l’accorde, cependant un titre que vous lirez très certainement dans la presse pour les semaines à venir. En effet c’est désormais officiel, Ariza ne fera aucune concession financière pour rester en Californie. Comme prévu (je le sentais gros comme une maison), business étant business, l’ailier des Lakers compte bien faire valoir sa break out saison cet été en faisant mousser son nouveau contrat. C’est qu’il a un bon agent l’élève d’UCLA. Le nouvel ennemi juré des Lakers porte un nom: David Lee. L’homonyme du pivot New Yorkais n’est pas un étranger pour la famille Buss puisqu’il représente également Andrew Bynum. La question que tout le monde redoutait est enfin là. Pourront-ils resigner Lamar et Trevor pour la saison prochaine? Rien n’est moins sûr aujourd’hui. Je me permettrait d’en poser une autre: « doivent-ils resigner Lamar et Trevor? » Je réponds non.

Les pistes sont multiples et le Front Office les explore déjà. Si les finances le permettent, il serait incongrue de se priver des deux joueurs pour 2009-2010. Cependant à choisir, garder LO semble la priorité. J’adore Ariza, je lui reconnais beaucoup de qualités, toutefois le marché des SF est nettement plus grand que celui des PF. Avoir un joueur comme Odom dans la conjoncture actuelle est un luxe. Trevor Ariza? Not so much..

Ariza est le prototype type du joueur de basket post 2000. Un physique longiligne, pouvant jouer sur plusieurs postes alliant taille et vitesse. Des talents de ce genre à exploiter la grande Ligue en possède une tripoté. La seule véritable grosse perte serait sa connaissance du triangle et sa désormais expérience des grands rendez vous.

Personnellement j’aime bien les regards jetés par le FO des Lakers. On parle de Jason Kidd de ci de là ou de Ron Artest. L’hypothétique venue de Kidd (en remplacement de Trevor) pourrait relancer Sasha dans le cinq majeur tout en soulageant Fisher. Je sais que bon nombre d’entre vous ont une haine sans nom contre ce qui fut « la machine », mais n’oubliez pas que le manque de rythme y est également pour beaucoup. Demander à un joueur de mettre 2 ou 3 tirs longue distance en 20 minutes de jeu est une chose, lui demander ensuite de continuer ponctuellement dans un rôle réduit en est une autre. La Piste Ron Artest? Que dire.. on en a autant parlé que celle de Garnett en 2005 2006 et 2007. Si il y a une touche avec Ron Ron, je lui donnerai bien la priorité face à Odom (+ une signature de Trevor). Les années passent et Kobe sera lentement amené à changer son jeu comme Jordan a du le faire vers sa fin de carrière. L’addition d’Artest permettrait d’avoir un back court très actif et efficace en défense.

 

Entre marketing et tradition mon cœur balance… Vraiment?!!

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Pas du tout, mais alors pas du tout!!! Les sous on en parle souvent aujourd’hui. Une off season sur fond de crise ne ressemble à aucune autre; pour preuve la NBA est déjà en mode « Shuffle »depuis quelques semaines. Les gros contrats sont échangés dans l’espoir d’un 2010 meilleur. Un marché aux « expiring contracts » pour certain, au marketing pour d’autres; chacun tente de trouver le bon filon pour un peu de biftons. A ce jeu là L.A tente une nouvelle fois d’arrondir les fins de mois avec la seconde option. Le problème avec Lalaland tien un seul mot: Tradition. Avec un T majuscule s’il vous plaît. Je ne peux pas m’emballer lorsque je vois le Black Jersey arriver à pas de loup dans la bergerie or et pourpre, masquer de plus par un faux débat. Si certain ont aujourd’hui accepté le maillot blanc du dimanche, la plupart des fans des Lakers l’ont critiqué dès son introduction face aux Kings le 25 décembre 2003, et le critique toujours! Un cadeau de Noël bien amer dont je sens encore l’arrière goût. Rien ne me fera accepter ce revirement à 180° vers la tunique blanche, pas même le fait que l’équipe soit rester invaincue avec la saison dernière.

Vous l’aurez compris le maillot noir n’est plus uniquement une lubie des sponsors. Champions USA, Nike, Reebok et Adidas ont tous participé par le passé à la création de maillots customs attirant les amateurs. Pourquoi pas. Que Jerry Buss prenne le relais? Hell no! Le pire dans cette histoire c’est qu’on nous fait croire que ces « alternate jerseys » comme on les appels ont une légitimité avant même qu’ils aient une chance de le prouver. En 2003 c’est Jeannie Buss qui dessine le white jersey, en hommage à Chick Hearn officiellement (annonceur légendaire des Lakers mort en la même année), mais très officieusement pour se donner une chance de pouvoir garder le duo Kobe et Shaq (Kobe n’avait toujours pas signé son premier gros contrat à l’époque).

Tout le monde critique le maillot blanc, des fans à Phil Jackson en 2006 mais personne ne conteste ou remet en question l’importance de ce dernier dans les livres de comptes de papa Buss. Si le maillot de Bryant trust encore les ventes cette année c’est en grande partie grâce à ce modèle qui génère pas moins de 39% des ventes globales estampillées Lakers, dépassant allègrement les ventes du maillot pourpre. La braquage était simple après un triplé, l’argent facile; pourquoi ne pas recommencer après un nouveau couronnement? Le plan business du potentiel black Jersey est solide. Si vous vous demandez encore pourquoi les californiens jouent en blanc seulement le dimanche, je vous réponds froidement et honnêtement quitte à vous décevoir. Cela n’a évidemment rien à voir avec une nouvelle tradition. Le maître mot est dollar. Les rencontres du dimanche sont en effet largement diffusées sur les grands réseaux nationaux comme ABC et permettent un taux d’exposition comme pas d’autre. Fort d’une large diffusion, la franchise prend alors le relais en mettant en scène ses joueurs. L’éclairage du Staples Center (l’un des meilleur du circuit) est spécialement adapté pour faire ressortir les athlètes et leurs beaux uniformes.

Cette fois-ci l’appât n’est plus le dimanche mais les grosses rencontres de la saison. A l’image des Chrismast Games pour la plupart aseptisés que nous propose David Stern chaque saison, LAL pense faire porter cette armure noire pour les plus grosses batailles de la saison. L’idée n’est pas mauvaise et pourrait séduire bon nombre d’amateur en dehors des portes du royaume d’ Hollywood. Mais encore une fois, la tradition restant la tradition, je préférerais voir les angelinos revêtir fièrement les précieuses tenues du passé, celles qui ont fait de cette équipe ce qu’elle est aujourd’hui.

 

Pas de crise chez 2K sports

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Si vous êtes un amateur de basketball et de jeu vidéos vous savez déjà que depuis prêt de 10 ans NBA 2K surclasse chaque année l’ancienne référence NBA Live. Il est même actuellement plus dur et glorieux de faire la couverture de 2K que celle du bébé d’EA Sports (Dwight Howard pour l’opus 2010) puisque ces derniers adaptent leur communication géographiquement. Secret de polichinelle, c’est bel et bien le MVP de Finals 2009 que l’on retrouvera sur la jaquette des jeux Xbox et Playstation dès la rentrée. Seconde bonne nouvelle pour les fans des Lakers, un coffret collector est prévu par la filiale de Sega Sport. On ne se moquera pas de vous puisque la boîte prévoit en plus du jeu; un poster designé par Shepard Fairey’s Studio N° 1, une range jeux en forme de locker pouvant accueillir 20 jeux, une figurine McFarlane, une vidéo retraçant les 10 ans de NBA2K ainsi qu’un accès à la Gold Room Vip on line, le tout pour 99.99$. C’est pas la crise pour tout le monde.

En 10 ans les joueurs ayant fait la couverture du jeu sont:

Iverson (2000-2001-2002-2003-2004)

Big Ben (2005)

Shaq (2006-2007)

Chris Paul (2008)

Garnett (2009)

 

LD2K – “Lakers: 09 WORLD CHAMPS!”

 

Pour terminer ce blog je vous propose la dernière vidéo de LD2K s’intitulant “Lakers: 09 WORLD CHAMPS!”, et oui quoi d’autre? Bon été à vous tous et bon début de la off season demain mercredi 1er juillet!

Image de prévisualisation YouTube

Title: Lakers: ‘09 WORLD CHAMPS
Created By: LD2k (Video) | Flo’z (Music)
Length: 3:34
Size: 70MB
Type: MPEG-4 (HQ)

DOWNLOAD LINKSSendspace (HQ DL LINK!)

SONG DL LINKSong DL Link

 

Hgo

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Master Zen & Hgo: We Talk Lakers (épisode 1)

Posté par Master Zen le 14 juin 2009

Master Zen & Hgo: We Talk Lakers (épisode 1) dans DOSSIERS sanstitre2wcw

Nouvelle chronique sur le blog qui, nous l’espérons, apportera de nombreuses réponses aux questions que, vous les fans, vous vous posez. Votre bien aimé webmaster et notre chroniqueur HGO se posent pour traiter des sujets les plus complexes mais aussi les plus intéressants de l’actualité Lakers! We Talk Lakers, votre nouveau rendez-vous sur lakers.unblog.fr, c’est tout de suite le premier épisode!

 

Épisode 1

 

Master Zen: Hgo, pour commencer parlons de cette saison. Qu’est-ce qui a fait le succès de cette équipe? Disons les choses honnêtement, même fans, on voyait mal comment elle pouvait aller au bout avec les vices qu’elle a pu affichée tout au long de la saison: une défense moyenne, un manque de physique, une certaine suffisance et des tendances au relâchement… Tout ce qui ne fait pas un champion. A-t-on triomphé simplement parce que le talent était tellement grand qu’il se suffisait à lui-même et qu’on a su donner ce qu’il faut en matière d’engagement et de défense aux bons moments?

La saison ne commence qu’en mai pour les ténors et c’est regrettable…

HGO: Jusqu’ici c’est une bien belle saison que nous offre nos Lakers (3-1 pour LAL au moment de la rédaction). Toutefois, comme tu le soulignes, j’ai également émis de nombreux doutes pendant des mois, doutes dont je vous ai fait par sur Lakers Unblog. Le plus gros problème était bien évidemment la défense, allant de paire avec cette manie de ne pas savoir garder les big leads. Paradoxalement je ne pense pas qu’un vrai manque de physique en était la source, il faut plutôt regarder vers l’engagement et l’envie pour trouver des réponses, ce qui n’en reste pas moins frustrant. Les Lakers possèdent l’équipe la plus longiligne de la NBA et ont la capacité de défendre fort par séquence. Le manque d’uniformité avec le banc par la suite a également créé un déséquilibre pour Jackson, sans parler du trade de Radmanovic qui a fait mal à la rotation (non pas en termes d’efficacité direct mais avant tout en taille). J’ai surtout l’impression avec un peu plus de recul aujourd’hui que contrairement à la saison passée, il a fallu composer en permanence pour différentes raisons. Par le passé les blessures à répétition étaient une problématique, cette année les ups and downs du banc ont pris le relais. On a triomphé grâce à deux facteurs : l’expérience, et le coaching staff. Une fois de plus Jackson a fait du bon boulot et a su se remettre en question doucement tout en stimulant ses joueurs de la même façon. Tu as raison de soulever un point important également ; savoir défendre aux bons moments et répondre présents aux grands rendez-vous. Beaucoup de fans ont été rassurés par les sweep de Boston et Cleveland, une preuve supplémentaire d’y croire. Tout ceci soulève une nouvelle fois la question du nombre de rencontre par saison… On y reviendra tous les ans c’est certain. Les californiens prouvent une nouvelle fois qu’il vaut parfois mieux laisser tomber une rencontre mal engagée et se concentrer directement sur la suivante. Difficile dans cet état des choses d’être compétitif chaque soir et de vouloir manger tout le monde. Il faut être poussé derrière pour aller de l’avant comme l’ont été les Cavaliers cette saison, ou regarder vers le passé et les 72 victoires mythiques des Bulls. Sans ça, la saison ne commence qu’en mai pour les ténors et c’est regrettable. Coupons les choses en deux, 41 matches semblent un nombre raisonnable. Los Angeles a été victime de ce syndrome.

Master Zen: Par ailleurs on a pu s’interroger sur un quelconque leadership dans cette organisation, notamment le rôle de Fisher, de Kobe, de Phil Jackson… Comment on-t-il pu laisser ce genre d’attitude suffisante et ces carences de motivations, d’engagement perpétuer? J’ai eu l’impression que personne ne pouvait où ne voulait simplement taper du poing sur le table et remonter un petit peu tout le monde « Eh les gars, on joue pour le titre là, on a cette chance… Est-ce que vous jouez pour gagner ou pour passer à la télé et encaisser des chèques? ». Il a fallu attendre le Game 5 des finales de conférence face aux Nuggets pour voir Fish’ avoir un éclair et sortir un speech catalyseur…

Suffisance ou arrogance, […] une constante pour les effectifs coachés par Jackson

HGO: C’est vrai que l’on peut se demander comment de tels écarts de conduite n’ont pas provoqué plus d’interventions de ce type. Je pense avant tout que Los Angeles est une équipe très confiante avec les armes nécessaires pour aller au bout et que chaque joueur le sait au plus profond de lui-même. Certains diront même qu’ils peuvent paraître suffisants ou arrogants. C’est une constante dans les effectifs coachés par Phil Jackson. Des Bulls aux Lakers du triplé, chaque équipe a essuyé au moins une fois ce type de critique. Plusieurs explications pour percer ce phénomène. Tout d’abord Los Angles sort d’une finale perdue face aux Celtics. « They’ve been there* » comme on dit et savent ce qu’ils ont à faire pour y retourner. Ils savent également que la seule équipe pouvant les priver de revenir au sommet reste San Antonio. Avec un roster au complet sur le dernier tiers de l’exercice 2008-2009, aucun doute que la finale de conférence Ouest se serait déroulée entre la Californie et le Texas. Pour preuve, le seul moment de doute affiché par le coaching staff fut à l’arrivée de Gooden aux Spurs, arrivée pour laquelle il a fallut revoir tous les scoutings. En dehors de cela, le vrai challenge se situait à l’Est, provoquant confiance et manque d’alarment chronique. Phil n’est pas un coach qui inspire ou transmet cette suffisance sciemment, le système de Tex Winter s’en occupe seul. Aujourd’hui on peut encore voir certain coach appeler chaque système offensif de leur banc (Stan Van Gundy dessine en permanence des sequence plays pour libérer ses shooters par exemple), le Zen Master fait simplement le contraire. Le triangle donne un panel d’options offensives sur la mise en place du système. Libre aux joueurs de choisir la meilleure option selon ce que la défense veut bien leur offrir. Cela demande un IQ basket de haut niveau pour tout le monde, et une attention irréprochable. La tambouille est bien rodée, chaque joueur sait ce qu’il peut faire pour aider l’équipe. Le dialogue avec le coach est ainsi très limité. Les déclarations de Fisher après ses deux trois points décisifs à la fin du Game 4 des NBA Finals en sont l’écho : « Phil et moi-même avons une superbe relation basket » avoue-t-il, « […] il n’a rien à me dire du tout, nous n’avons pas a échanger un simple mot, je sais ce qu’il veut. »

kobebryant39 dans HGO Chronicles

Les ouailles de Jax ont ainsi son aval et baignent en pleine confiance. J’ai d’ailleurs une anecdote très parlante à vous contez qui m’a aidé à comprendre un peu mieux les relations entre le coaching staff et les joueurs. En hiver 2004 Lalaland est favoris avec les arrivés de Payton et Malone mais se retrouve dans une situation difficile avec les blessures de Kobe Shaq et le Mailman. A l’époque le Fabfour est complété par Devean George. George réalise une saison solide comme la plupart des joueurs bien entourés (vous avez dit Rondo ?). Nous sommes à Atlanta, seul Gary the Glove et George surnagent en attaque. Une poignée de secondes restent à jouer, le ballon est pour les visiteurs, + 1 pour les Hawks. George, alors en jambe, tente de donner la victoire aux siens en se créant un tir au dépit du collectif. La balle ne rentre pas, défaite des Lakers. De retour au vestiaire Jackson convoque l’ailier et le suspens pour deux rencontres malgré un effectif déjà très réduit. Le tir ne reflète en rien le système et sort des aptitudes du joueur. George ne dira mot et s’excusera même dans la presse le lendemain. Voilà à quel point les joueurs sont impliqués dans le triangle. Ils savent en permanence ce qu’ils ont à faire pour l’emporter…

Master Zen: Phil et Kobe sont sur un bateau. On sait que les jours du premier sont comptés en tant que head coach. Même si il ne se retire pas cet été, on le voit difficilement aller plus loin que 2010. On voit difficilement le second partir de L.A ou arrêter sa carrière à 31, 32 ans, Kobe terminera donc normalement sa carrière sans le seul coach qu’il ait pratiquement connu dans les rangs professionnels… Je ne compte pas Tomjanovic, mais justement en 2005, on a vu que Kobe n’était pas The Great Kobe sans le triangle et son gourou. Kobe peut-il continuer d’être aussi performant sans ce triangle? Je pense que jusqu’à 33-34 ans, il possédera toujours les capacités physique pour dominer, la question reste dans quel système? Et avec qui? Y-a-t-il un candidat idéal à la succession du Zen Master actuellement dans la ligue?

Le triangle ce n’est pas une rythmique efficace de rock, […] c’est du jazz

HGO: C’est une question super intéressante. On a dit tout est n’importe quoi sur Kobe durant l’instauration du triangle. Le système ne lui plaisait pas certes, limitant ses possibilités lors de ses plus jeunes années. En 2005 Rudy T arrive en grand fan du numéro 8 lui laisse les clés de l’attaque. Je ne considère pas Rudy T comme un grand coach techniquement parlant, cependant il reste une figure emblématique qui inspire les joueurs, le doublé de Houston restant l’une des histoires les plus folles de l’histoire. Kobe se perd sans le triangle et surtout sans véritable wing man. Il comprend alors la force du système de Winter lorsque Tomjanovic doit quitter sa place de head coach à cause d’un cancer, remplacé par Frank Hamblem, un fidèle de Jackson (aujourd’hui coordinateur en défense et en stat). Frank prend le boulot avec les playoffs comme seul objectif et réintroduit des phases du triangle. Le succès est au rendez-vous avant les blessures de LO et KB8.

Si on écoute Bryant actuellement, le triangle est la meilleure option offensive qui soit car aucun adversaire ne peut en prévoir le schéma. Le triangle ce n’est pas une rythmique efficace de rock, c’est même tout l’inverse. C’est du Jazz où chaque musicien anticipe et répond à l’autre dans le timing et sur la même tonalité. Difficile d’imaginer Kobe sans le triangle. Comme toi je ne vois pas Jackson prolonger après 2010, titre en 2009 ou 2010. Ses pépins physiques le ralentissent déjà (deux remplacements de la chance en deux ans à peine). Toutefois sa vie sentimentale partagée avec Jeannie Buss, peut le garder près de la cité des anges et du club, une vie entre le Montana l’été et Los Angeles l’hiver. Cette alternative offre une palette de choix à Los Angeles pour aller de l’avant en suivant les traces du maître. Beaucoup peuvent prétendre à la place de head coach en gardant les mêmes enseignements. Hamblem, Cleamons ou plus récemment Rambis et Shaw sont autant de prétendants vers lesquels Kupchack peut se pencher sans tourner la page. L’ossature de l’équipe restera quasi identique, soit une parfaite transition.

pg2_g_lakers_600 dans We Talk Lakers

L’autre alternative envisageable serait le changement radical. En faisant appel à un coach défensif pour prendre la tête de l’équipe (Jeff Van Gundy, Larry Brown, Mike Krzyzewski ou Tom Thibodeau) pourrait lancer une nouvelle dynamique et permettre au numéro 24 de sortir par la grande porte en s’appuyant sur ses capacités défensives pour palier à d’éventuelles variations d’efficacité offensives dues à l’âge. Pourquoi ne pas envisager un showtime défensif plutôt qu’une orgie offensive ? C’est une piste à garder je pense.

Master Zen: Pourquoi tant de haine? Les Lakers comptent autant de fans que de haters, si ce n’est plus à l’image de leur star. Est-ce cette fausse image d’Hollywood, du riche et « grand méchant » face « aux petits gentils » (les autres franchises à petit marché) qui se battent malgré tout, qui fait prendre partie de la majorité pour le plus petit ou du moins contre le « grand méchant »?

HGO: C’est le lot de toute équipe au sommet je pense. Les Los Angeles Lakers sont la plus grande franchise de basket au monde et plus spécifiquement la plus grande équipe de l’histoire de la NBA. En dehors des multiples records c’est la seule équipe du circuit NBA ayant connu les NBA Finals à chaque décennie depuis la création de la ligue. Un taux d’exposition record, une franchise qui a obligatoirement touché chaque génération de fans. Grands marchés et petits marchés mais aussi idéologies du sport et de la société. Les NBA Finals des années 80 étaient plus qu’un duel sportif, c’était également celui des races. Tant de facteurs qui font que Lalaland est et restera spécial aux yeux du monde de la balle orange. « The tradition continues », les équipes connaissant le succès dérangent toujours un certain nombre d’amateur, et ce dans tous les sports.

Master Zen: Kobe reste l’un des joueurs les plus méprisés de son temps malgré ces exploits. J’ai l’impression qu’on devra attendre qu’il se retire et de nombreuses années avant de se rendre compte à quel point ce joueur a été exceptionnel. On peut déjà aisément le classer dans le Top 3 All Time, selon moi le plus grand en matière de finissions dans le périmètre et d’improvisation, d’innovation balle en main, un artiste, un génie. On dit que les génies ont toujours été critiqués de leur temps car en avance mais quelle est le réel sujet de cette hostilité? Est-ce que le black mamba traîne encore ces vieux démons de l’ère Shaq et de l’épisode du Colorado?

Qu’auraient fait la presse actuelle et l’Internet face aux déboires de Jordan[…] ?

HGO: Actuellement Kobe est un top 10 player, s’il parvient à avoir sa bague dans les jours à venir il deviendra un top 5 player. Offensivement il est numéro 1 c’est certain. Jamais la NBA n’a connu d’attaquant aussi technique et performant. Jeff Van Gundy le rappelait encore lors de la prolongation du match 4, il est le meilleur shooter dans le périmètre que l’histoire ait connu. Je pense que le monde connaît et reconnaît le talent de Kobe, certains n’en apprécient cependant pas l’image, d’autre l’esprit voire la vision d’un basket réduite aux exploits individuels. En France on a une fâcheuse tendance au « c’était mieux avant » qui vient déjà à l’encontre de Kobe Bryant et de la NBA actuel. Nous ne sommes pas de vrais supporters non plus. On aime critiquer, descendre avant toute chose. On célèbre qu’après coup sans profiter. L’exemple le plus frappant reste l’équipe nationale de football qui est autant critiquée qu’encensée, même en 1998. On aime les légendes, ceux qui sont au top. Nombreux sont les fans de Jordan ici qui prient pour que Kobe ou Lebron ne fassent pas mieux que son altesse. Aux USA c’est très différent. Les américains aiment le drama et l’histoire de Jordan est une vraie légende ; celle de l’homme lambda qui s’est battu depuis son plus jeune âge pour être au top et mourir sportivement au top. Kobe lui, est arrivé par la grande porte et les médias en ont fait le successeur de la plus grande réussite sportive au monde. Un poids à porter pour l’enfant gâté de Philadelphie. Certains le détestent depuis sa première conférence de presse et « l’incident des lunettes de soleil », d’autres pour toute la suite que l’on connait par cœur.

Moi je pense plutôt pour une question d’époque. Kobe est arrivé après la mondialisation NBA traduite par les Jeux Olympiques de Barcelone en 92, à l’ère des outils de communications à outrance et de l’Internet. La plupart des Kobe haters de moins de 30 ans ne savent même pas de quoi ils parlent. Ils ont été élevés par les VHS de propagande estampillées NBA (Come fly with me etc…) et ont adopté un produit marketing flashy et vendeur qu’est la NBA à travers l’image d’un nombre très réduit de joueurs alors au top, Michael Jordan en tête. Une enfance passée devant l’histoire du GOAT sans jamais voir les échecs de l’homme. Dunks aprés dunks, buzzers après buzzers, la vie d’Air Jordan est mise en scène comme n’importe quel blockbuster hollywoodien de l’époque. Teminator fait pâle figure à côté. Pourtant des échecs sur en en dehors du terrain, il y en a eu beaucoup, toutefois David Stern, consciencieux gérant d’une entreprise fleurissante, a évidemment choisi de ne pas communiqué là dessus. Ils ont même été jusqu’à transformer ses pires défauts en qualités pour en faire ce qu’il est aujourd’hui dans l’esprit des gens ; un Dieu intouchable. Si Jordan avait commencé sa carrière en 1996 et Bryant en 1983, nul doute que le trône Divin appartiendrait aujourd’hui au second et que MJ se démènerait actuellement dans une bataille déjà perdue d‘avance.

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[…] la plupart des fans font l’amalgame entre un récit fantastique basé sur des highlights (Jordan) et une téléréalité durant laquelle ont montre tout, qualités comme défauts (Kobe)[…]

Kobe multiples champions NBA, face de la Dream Team 92, endorsement à vie et égérie de Nike aussi populaire que la virgule tiendrait éternellement tête à un Jordan proclamé héritier par la presse qui se casse le nez face à une force que son équipe ne pourra jamais stopper ; Shaq 2000-2002. Aujourd’hui avec Internet chaque acte et parole de joueurs sont épiés, relayés puis reportés, les erreurs humaines brisent des images comme celle du Colorado et l’Internet donne la parole à tout à chacun en assurant un taux d’exposition imbattable. Qu’auraient fait la presse actuelle et l’Internet face aux déboires de Jordan aux jeux, aux Jordan rules dans les vestiaires de Chicago, sa personnalité imbuvable sur le terrain ou ses exigences horribles envers ses coéquipiers ? Qu’aurait-on dit de Kobe si certains audios pendant les matches nous retransmettaient des phrases type du maître telles que « Quand je tape dans mes mains c’est que je veux le ballon. Ne m’oblige surtout pas à taper deux fois ! »
Aujourd’hui on peut critiquer dans les détails chaque rencontre disputée par KB24, chaque balle perdue ou chaque panier manqué. Le rencontres sont téléchargeables le lendemain si on a manqué le match, les forums permettent le diffusion des idées autres que celle des journalistes et de la NBA. Si je demande à quelques jeunes fans de basket de me citer les 10 plus gros ratés de Jordan en carrière je suis sur que certains n’en auront plus de 3 ou 4. Si je demande à un jeune fan de basket de me parler du livre les Jordan rules, je suis sur qu’il va se planter en beauté et au mieux me parler de la défense mise en place par Détroit pour stopper le numéro 23. N’ayant pas grandis devant chaque match des Bulls comme devant chaque match des Lakers, la plupart des fans font l’amalgame entre un récit fantastique basé sur des highlights et un téléréalité durant laquelle ont montre tout, les qualités comme les défauts (on insiste même plus sur les défauts) .Pour moi la haine envers Kobe est une question d’époque tu as raison, malheureusement il restera à jamais un joueur à part dans cette catégorie. Cette image négative, même la NBA ne l’effacera pas avec le temps
.

Master Zen: Un mot sur cet été qui s’annonce chargé pour Mitch Kupchak et les joueurs qui seront en capacité de quitter la citée des anges. Lamar Odom. Quel soldat tout de même! A trop vouloir lui coller l’étiquette du lieutenant « Pippenien » de Kobe, on restait déçu par ses performances moyennes, inconstantes ces dernières saisons… Le bonhomme n’a jamais tourné le dos à l’équipe malgré les critiques, et cette année de sixième homme a été un succès conclu par un rôle décisif en Playoffs, littéralement le second meilleur joueur de l’équipe! Si on reste dans ce qu’il a affiché cette saison, on peut imaginer qu’il acceptera de diminuer son salaire de manière considérable pour rester. Doit-il être la priorité de cette off-season?

Imaginez l’esprit de Jordan ou de Kobe dans le corps de Lamar Odom !

HGO: Lamar c’est incontestablement le joueur le plus sympathique de cette équipe des Lakers, j’en parlais encore avec Mike Trudel (responsable de la ligne éditoriale du site des Lakers cette saison) sur Twitter (Twittter.com/Hgo24) durant les deux premiers tours des Playoffs. C’est un personnage peu connu du grand public, très discret car très famille ce que l’on peut le comprendre. J’ai toujours été deçu par Lamar Odom et je le reste encore. En dépit de ces performances hivernales ou de son activité en post-season, il restera toujours une grande déception à mes yeux. Il a un corps fait pour ce sport et des aptitudes incroyables dont il ne se sert que très rarement. Pour s’en rendre compte il suffit d’imaginer l’esprit de Jordan ou de Kobe dans un tel corps pour entrevoir le potentiel du joueur. En dépit de cette certaine nonchalance, il est actuellement une pièce maîtresse de l’équipe qu’il faut garder à tout prix.

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A tout prix car on ne peut pas se permettre de perdre un joueur de ce calibre sans rien en retour, et c’est là tout le risque pris par Mitch Kupchak ces deux dernières saisons. On sait que LO adore L.A et qu’il veut y finir sa carrière, mais chaque joueur a un prix, Turiaf nous l’a rappelé l’an passé. Je ne veux pas paraître pessimiste mais des joueurs ayant effectué une bonne contract year L.A en possède déjà une tripoté dont elle ne saura quoi faire cet été (Walton se rattrape un peu tout de même mais rien à voir avec 2006). Entre un petit contrat pour un sign and trade ou un grand contrat au rabais il faudra choisir. Le Front Office aura vraiment fort à faire pour ne pas voir Candyman changer de couleur de maillot.

Priorité Lamar donc, puis Ariza bien évidemment qui pourrait prendre un MLE. Viennent ensuite les Brown, Powell et MBenga, tout en commençant à parler option avec Farmar et Morrison. Un été 2010 avant l’heure pour les or et pourpre. Bien entendu tout ceci dépendra comme chacun le sait de Kob Bryant et de ses priorités. Chacun doit faire un effort financier pour que la cohabitation soit envisageable. Une bague faciliterait vraiment la tâche.

Master Zen: La question se pose car il y a un autre client… Trevor Ariza. Une progression phénoménale et vraisemblablement pas terminée. Ariza s’est montrée décisif en défense, dans le Top 5 des meilleurs chiens de garde dans le périmètre pour moi et ce shoot qui a vu le jour pour se développer tout au long de la saison. Le potentiel est énorme et de plus l’ailier a tout de la coqueluche avec toute son enfance, dont son lycée et son université, passée à L.A. On a misé assez gros sur Vujacic, on misé encore plus gros sur Drew avec les premiers résultats que l’on connait (sans commentaire…). Doit-on une nouvelle fois prendre le risque de miser sur Ariza et pourquoi? Dans un même registre mais à moindre mesure, il y a Shannon Brown, un profil similaire à Ariza et qui s’est montré précieux en sortie de banc ou encore Josh Powell. Ton avis?

Pourquoi ne pas signer un Joker de plus sur le banc pour le minimum vétéran à l’image d’AC Green en 2000 ou Bryon Russel en 2004?

HGO: Comme j’amorçais plus haut Ariza, Brown et Powell sont autant de visages qui constituent le paysage estival de Mitch. Ariza est une priorité mais à quelle prix ? C’est tout la question. En NBA on traite par ordre de priorité, n’en déplaise à certains. Si le FO a une autre piste que Lamar Odom, Trevor serait bien servi financièrement, même si je continue de penser qu’un MLE serait une très bonne offre pour le chien de garde de Los Angeles. Tu as raison, méfions nous des contract year… (Mihm, Walton et surtout Vujacic). En même temps je ne vois pas d’autres alternatives que le combo Bryant/Ariza en défense. Pour moi, c’est une pièce essentiel du système défensif qui s’improvise dernièrement comme le nouveau Rick Fox pour ses entry passes et ses corner threes. En tout cas il se murmure déjà que le FO ne fera pas partir un second futur All Star… l’affaire Caron Butler n’est toujours pas digérée dans les bureaux.

Powell c’est vraiment tout bénéf’ pour LAL. Il fait une meilleure saison que Turiaf offensivement et défensivement (costaud sur l’homme sans faute) pour un prix dérisoire (855 000 $ la saison). Cependant si LO venait à partir il deviendrait encore potentiellement plus actif dans la rotation et son agent tirera le prix vers le haut. Attention donc.

Brown reste une énigme à mes yeux. Il a apporté beaucoup à l’équipe et peut encore faire mieux. C’est le Ira Newble 2009 avec plus de temps de jeu. Pourtant l’an passé le FO a choisi de ne pas garder le finaliste malheureux avec Lebron et Kobe. Payer ses stars veut également dire tirer sur les plus petits salaires et quoi de mieux qu’un rookie pour les petits salaires ? A suivre également, mais il se pourrait que Brown perde sa place pour un rookie et que Sun Yue rentre dans la rotation active.

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Pourquoi ne pas signer un Joker de plus sur le banc pour le minimum vétéran à l’image d’AC Green en 2000 ou Bryon Russel en 2004? J’ai entendu dire qu’Antoine Walker était plutôt en forme ces derniers temps et qu’il voulait reprendre du service…

Master Zen: Ce qui est clair c’est qu’on pourra difficilement satisfaire tout le monde. J’ai fais le calcul, en admettant que Kobe ne lève pas son option pour renégocier son contrat, nous à 73 millions pour seulement 8 joueurs effectifs. Près de 15 millions au dessus de la limite et avec encore des trous à combler et un salary cap qui devrait descendre cet été avec la crise… Docteur Buss a beau avoir affirmé qu’il paiera tout ce qu’il faudra pour continuer que cette équipe gagne et reste au complet, on peut tout de même avec des craintes légitimes soit à perdre nos meilleurs éléments, soit à détrôner nos amis New Yorkais en tête des endettés. Je ne vois que 3 solutions que l’on peut classer par ordre croissant de probabilités: 1- Kobe prendre son option, re-négocie son contrat cet été et prend un pay cut (une grosse diminution de salaire) pour donner de la marge. 2- Les joueurs, Lamar et Trevor en tête, acceptent de s’asseoir sur leur légitimes espérances de gros salaires pour continuer de jouer à L.A, mais peu payé. 3- Un ou plusieurs trades à visée financière, je pense notamment à Adam Morrison ou Luke Walton. Comme la saison dernière, on ne s’attend pas à des arrivées majeures donc mais beaucoup de noms sur le marché sont pourtant très séduisants dans la perspective de les additionné au groupe. Ron Artest, Nate Robinson… (Ô mon dieu, réveillez moi…) Concrètement, à quoi doit-on s’attendre?

Je regrette encore le non échange entre Lamar et Artest…

HGO: Et bien tu as vu tout juste et tu as dû te rendre compte de la tâche en écrivant toutes les conditions Sine Qua Non pour que cette équipe reparte en 2009. Cela fait pas mal de « coulda woulda shoulda and ifs* ». C’est vrai que la liste des free agents a un avant goût de l’an prochain et que les contrats risquent d’être tirer vers le bas par la crise et 2010, mais aussi par la baisse du salary cap comme tu le rappelles. Des départs de MLE sont probables. Nate Robinson ne semble pas être le type de joueur que Jackson recherche (trop petit pour les match ups la où Phil favorise les meneurs de grande taille) et Artest a déjà dit qu’il chercherait la meilleure offre aussi bien géographique que financière. Dommage, je suis de ceux qui regrettent encore le non échange entre Ron et Lamar ; la série contre Houston au Round 2 n’a fait que renforcer mon sentiment. Je ne sais pas vraiment à quoi on peut s’attendre mais une chose est certaine, des visages familiers risquent fortement de quitter la franchise.

Master Zen: Parlons d’Andrew Bynum… Réelle déception? Je continue à croire au potentiel dingue de ce gamin, je pense que les circonstances courent simplement contre lui. Ces deux grosses blessures ont mis un certain coup à son éclosion, ensuite la perte de confiance de son coach en Playoffs, on sait que c’est toujours dur pour un jeune joueur qui cherche de l’assurance, puis ce ciblage par les arbitres même si sa naïveté est pour beaucoup dans ses accumulations de fautes qui le font sortir des matchs… Ca fait beaucoup. Drew a besoin de s’affirmer je pense, il a son contrat, son futur, il n’appartient qu’à lui de travailler pour encore progresser. On sait que les pivots n’atteignent leur développement maximal que très tard, notamment en attaque. Doit-il faire sa place quitte à bousculer un peu tout le monde pour dire qu’il est le futur, peut-être être un peu plus égoïste et prendre un nombre conséquent de shoots de son initiative et ainsi trouver sa confiance et son meilleur basket? Essayer ou doit-il continuer de perdre du temps à rester un simple joueur de cinq, 4ème ou 5ème option. Comment faciliter sa prise de pouvoir tout en conservant les cadres et cette hiérarchie ( Kobe, Gasol…) nécessaire au succès?

HGO: Tu l’as dit le développement des grands est plus long et il faut savoir être patient. Il travaillera avec Dwight Howard cet été, cet expérience ne pourra lui être que bénéfique. Il est encore jeune et ses blessures à répétition l’ont affecté physiquement mais surtout mentalement. On ne jugera pas son retour en Playoffs qui n’est nullement révélateur, pour preuve Nelson est en train de faire perdre son équipe en finales à l’heure où j’écris. Le respect des arbitres il l’obtiendra avec le temps, lorsqu’il aura retrouvé son rythme de croisière. Pour le moment il est vrai qu’il apparaît un poil en retard sur chaque move en défense. Il est le futur des Lakers aujourd’hui mais les choses peuvent aller vite. Une nouvelle blessure au genou pourrait provoquer un départ prématuré de la cité des anges.

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Après tout le monde a conscience du développement de ‘Drew et de ce que cela implique pour l’équipe ainsi que pour le club. Les ballons il ne les prendra pas, on lui donnera. La saison régulière sert surtout à travailler ce type d’ajustement. S’il répond présent au moment T les choses se feront naturellement et il montera en puissance. Kobe sait à quel point le triangle poste bas est efficace, lui qui lui a apporté 3 titres. Si les Lakers peuvent dominer au en bas avec le triangle poste 5, ils en joueront. Bynum saura-t-il saisir cette opportunité ? Je pense que oui, j’en suis même certain si la finale bascule de leur côté. De la à bousculer la hiérarchie… je ne sais pas. Il sait qu’il est un wing man et se cantonnera à ce rôle malgré la difficulté.

*Ils connaissent cela
*probabilités et de si

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Monitoring the Lakers: Breaking Down Kobe Bryant’s Shooting Skill

Posté par hgochronicles le 4 mai 2009

Hgo Chronicles

Article 9

Monitoring the Lakers

Blog 8

 

 

 

 

Breaking Down Kobe Bryant’s

 

Shooting Skill

 

 

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Hello guys! It’s been a while!

Un moment que je n’ai pas blogué mais pas un moment où je n’ai pas travaillé! En effet entre une Draft NFL super excitante et une fin de saison NBA très riche, difficile de ne pas rester éveillé la nuit! J’ai de ce fait décidé de poser la plume quelques temps et de mettre mes lunettes pour m’intéresser de plus près aux éventuels adversaires des Lakers, un peu ce que j’ai d’ailleurs fait la plupart du temps cette saison. C’est presque une nouveauté pour moi, ayant pour habitude de poser mon regard vers la planète Lakers de façon quasi-exclusive une fois le début de la saison régulière. J’en oublie parfois de regarder le mouvement des autres astres de la ligue. Et bien je dois avouer qu’un peu de scouting virtuel ne fait pas de mal, bien au contraire!

 

Exit le premier tour face au talentueux Jazz d’UTAH (4-1), place au second tour vraisemblablement face aux Rockets de Houston (3-1 pour les Rockets au moment où je rédige-NDLR). Une bonne pioche. Autant être honnête de suite je ne suis pas emballé par les 5 premières rencontres post saison des ors et pourpres qui ont  selon moi, assuré le service minimum-même si perdre de 2 points le Game 3 et remporté le Game 4 (merci Kobe et le banc) à Salt Lake peut paraître un bilan plutôt flatteur vu les récents voyages de l’équipe dans ces contrés (2 victoires sur 10 matchs avant cette série). Une fois de plus les nouveaux rivaux de l’Est ont fait mieux que les hommes de Jackson, ne laissant aucune chance psychologique aux défunts Pistons.

 

 

De facilator à finisseur; Kobe est l’initiator.

 

Certains se posaient des questions sur la forme physique et mentale de Kobe Bryant en fin de saison. Peu de jambe? Une motivation en berne? Le poids des années? Une réserve pour les P.O? Les hypothèses furent nombreuses et les thèses intéressantes. Il faut dire que ses prestations aux tirs avaient de quoi effrayer! N’oublions pas que Bryant, 30 ans (31 dans quelques mois), effectue toujours un incroyable marathon physique et psychologique depuis près de deux ans maintenant. Plus de 100 matchs la saison passée avec les Lakers, 16 cet été avec l’équipe nationale (sans compter la préparation) et de nouveau 87 matchs (compteur en cour) cette saison, le trentenaire à de quoi être essoufflé. Malgré tout les Game 1 et 2 ont vite rassuré les fans avant ce piteux 5/24 du Game 3. Un match catastrophe pour le numéro 24, autant dans le fond que dans la forme. Le Black Mamba se rattrapera deux jours plus tard avec une performance incroyable (pour moi la plus belle bataille livrée par Kobe en carrière) et un ratio shooting des plus efficace. Personnellement je n’ai pas tellement douté du physique de KB24, on parle tout de même de l’un des joueurs les mieux préparés du circuit, par contre sa motivation m’a dernièrementt laissé perplexe. Kobe n’a jamais excellé dans le rôle de Facilator depuis l’ère Shaq. Cette série a eu au moins le mérite de montrer au monde de la balle orange qu’il reste un finisseur avant tout, peut être le meilleur de l’histoire.

Un peu d’analyse: si on se repasse et qu’on observe  la shot sélection de Kobe lors du Game 3 on s’aperçoit d’une chose flagrante: le trop grand nombre de turnaround shot tenté, hors Kobe n’a jamais vraiment maîtrisé ce tir à l’instar de Jordan. Son tir de prédilection depuis toujours reste le face up shot, lorsqu’il garde bien ses épaules dans l’axe du panier face à son défenseur. Avec élan, sur appuies ou non, ce shoot est depuis toujours l’arme  la plus efficace se son arsenal offensif. Le turnaround en est une option secondaire. Il faut dire qu’à étudier des vidéos depuis son plus jeune âge, le kid de Philadelphie a eu tendance à abuser des fade away http://img18.imageshack.us/img18/245/kobeshoot.jpget des turnaround avant même d’être à l’aise avec son tir. Jordan lui a suivi le chemin inverse; développer son fade away à mesure que ses jambes vieillissaient. Nul doute que le GOAT* avait raison dans sa démarche, pour lui maîtriser cet aspect du jeu lui permettait de compenser son manque d’athlétisme par un tir souvent incontrable. Bryant a développé son shot entre 2000 et 2002, avec une très grande accélération cette dernière année. Lors de la prolongation du Game 4 en Finale face aux Pacers de Miller, le numéro 8 laisse tomber le fade away et provoque Reggie épaule face au cercle (vidéo 1). Nothing but net sous les yeux d’O'neal cloué alors sur le banc par 6 fautes. En 2001 il insiste sur ce tir en le développant en mouvement cette fois-ci. Il place alors deux appuies rapides consécutifs avant d’armé son tir (exemple d’un tir à deux appuies dans la Game 4 à 6’31 dans la vidéo 2). Ce « nouveau » geste lui vaudra notamment une série de 7 tirs consécutifs lors du Game 4 de la Finale face aux 76ers. Début de saison 2002 les deux appuies (qui constituaient au final une faiblesse exploitée par les défenseurs) disparaissent peu à peu. Aujourd’hui Bryant peu dégainer dans n’importe quelle situation après une isolation.

 

Regardons maintenant la shot sélection du Game 4 face au Jazz dimanche soir. Brewer en témoignera.; principalement des tirs sur triple menace pris avec les épaules dans l’axe du cercle. Je ne dis pas que le fade away est une faiblesse du jeu de Bryant, des dizaines de matchs me prouveront le contraire-sa série en 2003 de 9 rencontres consécutives à plus de 40 points en tête, mais son utilisation est critiquable. En fait il utilise rarement le fade away sur isolation dans le but de finir mais paradoxalement, il en abuse lorsqu’il doit devenir Facilator. Il a alors tendance à poster son vis à vis dans l’attente de l’exécution ou dans la but de provoquer une prise à deux avant d’effectuer la passe au cuter ou au côté faible (exemple à 5’34 sur la vidéo 2). Le problème devient alors le suivant: lors d’une mauvaise exécution ou d’une rotation défensive adverse solide, le chrono tourne et la star des Lakers n’a d’autre choix que de créer son tir dans la situation donné,e ce qui résulte en général à un low pourcentage shot, pas de quoi faire vivre l’équipe offensivement. Si on pousse un peu ce raisonnement, ce tir devient même une plaie pour l’équipe si l’adversaire pousse bien le ballon derrière. Un rebond défensif rapide et une sortie de balle efficace mettent l’effectif (alors en pleine exécution du système) dans une position vulnérable pour assurer un quelconque repli défensif. Le Jazz a survécu un match en s’appuyant là  dessus, Portland le fait depuis des années avec autant de succès (heureusement qu’ils sont en passe d’être éliminés par Houston).

 

Image de prévisualisation YouTube

Vidéo 1

Image de prévisualisation YouTube

Vidéo 2

Kobe en mode on ou off joue cruellement sur l’attaque c’est évident, toutefois la différence s’effectue surtout entre le poste de Finisseur et de Facilator. « Lebroniser » en le mettant au départ et à la fin du système n’est pas la meilleure solution. Il faut se servir de son talent offensif pour créer le spacing dans le jeu et dans l’attaque en triangle. Jax et le staff semble le comprendre aujourd’hui, place donc au rôle « d’initiator » façon Game 4.

 

Pour assoir mon raisonnement j’ai discuté via chat avec Mike Trudell, journaliste en sport US et actuellement journaliste officiel pour les Lakers depuis le début de la saison. Trudell connaît bien l’équipe après plus de 10 mois et s’est prêté au jeu des questions réponses avec une certaine franchise et un brin d’humour qui caractérisent généralement son travail. En charge d’une partie de la ligne éditoriale de Lakers.com, il reste sous contrat avec la franchise et ne pouvait néanmoins répondre à tout type de question. Après lui avoir demandé quelques banalités je tente de lui extorquer une réponse un peu moins «comm’ » sur la off night en question du leader des ors et pourpres. Il commence mal par un « quelques fois la balle ne veut juste pas rentrer»… humm, et sinon? Il poursuit par une analyse plus commune mais non moins inintéressante: « UTAH a été agressif et l’a doublé très tôt dans le match. » Vrai, « De plus le autres Lakers n’étaient pas très actifs et l’exécution pas peu efficace, donc Kobe a du prendre pas mal de tirs compliqués. » Jusqu’ici Trudell donne du crédit à ma théorie. Il conclut par « On peut accusé Kobe mais aussi l’équipe tout en félicitant la défense du Jazz. » Certes.

 

Reste à voir dans quel optique le staff demandera à Bryant d’ouvrir le bal ce soir (lundi 4/Game 1 VS Rockets). Un nouveau test pour Kobe qui aura face à lui deux des meilleurs défenseurs NBA en les personnes d’Artest et Battier. Facilator, Finisseur ou Initiator ? Les paris sont ouverts, la victoire en jeu.

Monitoring the Lakers: Breaking Down Kobe Bryant's  Shooting Skill dans HGO Chronicles lakerschat

 

Un grand MERCI

 

Je termine ce blog par un grand merci à tous ceux qui sont venus parler Lakers ou basket en général avec moi et à certains avec qui j’ai même regardé quelques matchs cette saison. C’est toujours un plaisir de parler basket dans un tel contexte. Mon adresse MSN est toujours disponible pour les autres, mais je vous invite plutôt à twitter pour des raisons plus praticiennes. Si vous êtes fans de NBA et que vous n’êtes pas sur Twitter je vous y invite vivement.

 

Hgo
 

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Monitoring the Lakers: Blog 7

Posté par hgochronicles le 3 mars 2009

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Article 8

Monitoring the Lakers

Blog 7

 

Tripl3 menace ?

 

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Marbury connaît la triple menace au basket, il l’a même incarné des années durant. Une telle recrue par les Celtics de Boston est évidemment la grande news NBA de la semaine mais pourrait également s’avérer la fin de tout espoir pour quiconque envisageait de détrôner les champions en titre en juin prochain. Comme un malheur arrive jamais seul, voici 3 affaires qui pourraient couter cher aux Lakers d’ici la fin de l’année.

L’affaire Gooden

« Dur de matcher avec un duo Gooden/Duncan »

Drew Gooden accepte le buyout proposé par les Kings et les Spurs deviennent, selon certaines sources, les favoris pour s’attacher les faveurs du power foward jusqu’à la fin de la saison. Gooden est arrivé dans la capitale Californienne le 19 février dernier après un trade avec les Chicago Bulls. Un transfert purement financier en cette période de crise comme la plupart des échanges hivernaux 2009. Libre de tout droit, Drew a désormais l’opportunité de signer avec le contender de son choix. Parmi les destinations les plus probables se trouvent les Spurs de San Antonio en quête d’un post 4 assez débrouillard pour enlever un peu de pression des épaules de Tim Duncan sous les panneaux.

Le marché est officiellement fermé depuis dimanche soir minuit. Plus aucun joueur coupé depuis cette http://www.nba.com/media/gooden_300_080325.jpgdate ne pourra s’engager avec une autre équipe NBA pour le reste de l’exercice 2009. Les frères Maloofs ont trouvé un accord de dernière minute avec Gooden, lui permettant de ne pas mettre un terme à sa saison. Les Kings réalise ainsi une économie de 1,8 millions ( sur un contrat de 7,1 millions) de dollars en coupant son nouveau PF. Il n’y a décidément plus de petites économies aujourd’hui. L’ennui pour les Lakers c’est bel et bien la future destination de l’ancien Cavaliers. Évidemment un retour à Cleveland serait une mauvaise nouvelle mais moindre comparé à ce que pourrait en faire Popovic au sein de son effectif. Le route jusqu’aux NBA Finals pourrait prendre une fois de plus des allures de chemin de croix. Avec un joueur de cette envergure en plus San Antonio peut légitiment rêver de battre son plus grand rival contemporain, surtout si de son côté, Bynum tarde à revenir. Dur de matcher avec un duo Gooden/Duncan avec un Oberto en embuscade sur le banc. Une bien belle rotation intérieure qui peut redonner beaucoup d’espoir aux champions des années impairs.

Nul doute que le FO des Spurs sera agressif sur les derniers mouvements accordés par la NBA. Après avoir durement tenté d’acquérir Marcus Camby avant la deadline, la libération de Drew Gooden a des allures d’aubaine pour la squad de TP. Si ce dernier venait toutefois à leur échapper, San Antonio n’aurait alors d’autre choix que de se rabattre sur Joe Smith, également libéré ce week-end par Ocklahoma City. Selon certaines sources, Smith serait cependant déjà attendu du côté de Cleveland… A suivre également le buyout de Stromile Swift par les Nets de New Jersey qui lui, qui devrait signer du côté de Phoenix…

 

 

L’affaire Odom

Don’t you have to make the statement that maybe they are better without Bynum?”

G.Karl

La question est posée et peut déranger: « les Lakers sont-ils meilleurs sans Bynum dans le cinq majeur? » C’est Georges Karl qui soulève le problème après l’excellent bilan (12-1 NDRL) de Los Angeles depuis le 31 janvier, date de la blessure au genoux du jeune pivot. “Don’t you have to make the statement that maybe they are better without Bynum?” s’interroge-t-il. Tout le monde y a pensé au moins une fois sans jamais le dire à haute voix et ce pour plusieurs raisons. La plus évidentes est la prolongation de contrat de Bynum qui fait de lui le futur « go to guy » de L.A post Bryant. Et si le F.O s’était trompé? Dur d’oser l’imaginer dans une période de crise où chaque dollar dépensé se doit d’être un investissement plus intelligible l’intelligent.

http://www.supertouchart.com/wp-content/uploads/2008/04/lodrx2.jpgLAL a réalisé un mois de février quasi-parfait, non pas grâce à l’absence d’Andrew mais à cause” du retour de Lamar Odom dans le 5 majeur. Son activité au rebond couplée à son envie d’aller au cercle en ont fat l’un des joueurs phares du mois. Le triangle à fonctionné à merveille (avant les deux rencontres face aux Nuggets et aux Suns et un abus du triangle Bryant) et les retrouvailles entre Odom et Gasol dans le cinq ont ressuscité de vieux automatismes. N’oublions pas que c’est cette équipe qui s’est hissée jusqu’aux NBA Finals l’an passé, pas celle du début de saison. Par automatismes j’entends des choses simples et logiques basketballistiquement parlant. Tout d’abord le rythme; le ballon circule d’autant plus vite avec LO dans le 5 car l’équipe se retrouve avec un seul joueur à post up (Gasol) au lieu de deux. Le triangle ne peut compter alors qu’une seule véritable isolation poste bas (en 5). Autre exemple les différents cuts qui s’opèrent plus facilement avec deux excellents passeurs dans la peinture. Lorsque Bynum reçoit le ballon en bas, le jeu se fige un temps laissant les « spacing » se créer naturellement. On observe le plus souvent dans ce cas de figure deux passes: une à trois points pour le poste 3 (corner extra pass) ou une en tête de raquette pour le meneur en tête de raquette, et une pour un cut de Pau vers le cercle (Kobe préférant couper lorsque l’espagnol détient la gonfle). Avec Odom en bas le ballon est plus fluide (surtout sur le jeu à deux entre les deux big men) et les solutions de passes plus nombreuses. En attendant jusqu’à vendredi dernier LO faisait le bouleau. N’en déplaise à Karl, cette configuration n’est pas faite pour durer c’est certain. Odom le sait, et par dessus tout Phil Jackson le sait. Soyons honnêtes, LO joue à ce niveau en partie pour son vœux le plus cher qui serait de rempiler et rester du côté de Lalaland. On appelle ce syndrome « contract year », beaucoup se sont éteint une fois le dit contrat signé. Je n’insinue pas que Lamar dépasse nos attentes niveau jeu, mais il a toujours su se mettre en avant par le passé dans le même genre de situation.

« Contract year », soyez certains que tant que le duo Gasol/Bynum sera du côté de L.A, Lamar ne reverra jamais le jour dans le 5 majeur en 4 ou en 5. La priorité pour le staff des Lakers reste le développement de Bynum et passera donc essentiellement par le temps de jeu. Seul les Playoffs 2009 feront exception (en fonction du retour d’Andrew) pour des raisons d’alchimie et d’ajustements évidents. S’il veut rester chez les ors et pourpres Odom devra accepter son rôle de bencher et rentrer dans les matches avec autant d’énergie qu’aujourd’hui, ce qui fut loin d’être le cas en début de saison. Accepter d’être 6ème homme de luxe n’est pas une mince affaire pour des joueurs professionnels aux larges égos. Pourtant si on jette un coup d’œil à l’histoire on se rend compte que ce qui peut paraître pour un luxe est plutôt un schéma bien connu des coaches. Phil Jackson l’utilisait avec Kukoc. Tony était le second ou troisième joueur le mieux payé de l’effectif, toutefois le Zen Master a choisi d’en faire son joker. 4ème talent offensif des Bulls, le croate a su trouver son rythme pour le plus grand bien de son équipe. Les Lakers ont également connu cette configuration par le passé avec l’excellent Michael Cooper. Coop’ a même été le joueur le mieux payé de la franchise tout en sortant du banc, ce qui ne l’a pas empêcher d’empocher un titre de DPOY au passage. L’exemple contemporain le plus parlant est Manu Ginobili. El Manu, actuellement le troisième salaire de l’équipe, sort du banc et tourne entre 28 et 30 minutes de temps de jeu par rencontre. Stratégique. Arrêtons de définir le 5 majeur par le salaire ou le talent brut, il faut savoir faire des concessions pour avoir avoir le système le plus performant.

lodrx3.jpgMalgré ses stats de All Star en février, je vous demande de ne pas vous attarder sur ce qui pourrait s’avérer être une fois de plus de la poudre aux yeux. Lamar a toujours connu ces piques statistiques en saison voire en Playoff (Clippers et Heat compris) souvent suivi de traversées du désert embarrassantes. Dommage pour un joueur doté de telles capacités. Quel est le danger ici alors? Pour ne rien changer on se retrouve une fois de plus dans une situation à risque où l’alchimie risque d’être ébranlée. Bynum pourrait avoir du mal à se remettre en scelle tandis que les Lakers auraient les succès pris en otage en grande partie par les performances de LO. Les deux meilleurs exemples sont les derniers en date. Après une belle chevauché L.A tombe 2 fois en deux rencontres, une première depuis décembre. Lors de ces deux rencontres Odom ne rentre pas dans le match de chaque côté du terrain. 5 fautes handicapantes face aux Nuggets et une exclusion face aux Suns à 11 minutes de la fin du match pèseront lourd dans la balance…

L’affaire Marbury(/Moore)

« Boston est officiellement l’équipe à battre, officieusement encore, l’équipe imbattable »

http://i.cdn.turner.com/nba/nba/2009/news/features/dave_mcmenamin/01/17/nba_story.marbury20090116/marbury608-011609.jpg

C’est certainement celle qui fait le plus trembler… Mon Dieu qu’il ne fait pas bon d’être dans la conférence Est en ce moment. Marion, O’neal, Alston, et maintenant Moore puis Marbury, autant de trades qui ne font pas les affaires des laissés pour compte de l’hiver. Heureusement que Los Angeles ne trouvera au mieux qu’une seule des ses équipes sur son chemin au titre. Orlando, Cleveland, Boston mais également plus bas Miami, New York, Toronto et Détroit… « This is gonna be ugly as hell in April!!! »

Le clou du clou c’est tout de même le duo Moore/Marbury qui atterri chez les champions en titre. Un coup derrière la tête pour les fans des Lakers qui avait vu le fausset se rétrécir entre les deux meilleurs ennemis du circuit jusqu’ici. Juste quand les Lakers semblaient enfin rendre les coups dans la peinture, les Celtics signent Mikky Moore, vétéran des Kings de Sacramento relâcher après accord. Cette signature est sensée combler le vide laisser par le néo-retraité PJ Brown qui a refusé, même pour une période écourtée, de reprendre du service en 2009. Moore c’est 8,5 points et 6 rebonds par rencontre l’an passé avec 82 matches joués, une certaine expérience et donc un joueur de complément parfait pour affiner la rotation de Boston. Si l’équipe gagne en énergie et en temps de jeu disponible, elle perd néanmoins en IQ basket, en défense et au rebond (Brown>Moore). Disons que Doc Rivers dispose d’un bon steack de plus et de 6 fautes dans sa raquette. Par contre remplacer Sam « I Am » Cassel par Marbury est le blocbuster move de l’année! Je vous épargne une énième analyse du meneur New Yorkais vu que la presse spé et la blogosphère nous en ont servi durant les 4 derniers mois. A mon sens, pas besoin d’être un furieux analyste pour comprendre ce que changera l’addition de l’ancien partenaire de Kevin Garnett. Un All Star de métier de plus qui certes, contrairement à MIDAS, a la réputation de transformer tout ce qu’il touche en merde mais qui en a encore sous la semelle et qui, cantonné au rôle de 6ème homme de luxe (tiens tiens… encore un…), n’aura comme mission que de garder le score voire dynamiser un collectif en berne. Une bien moindre tâche lorsqu’on connait le bonhomme.

Marbury en second meneur c’est tout de même autre chose qu’Eddi House ou Tony Allen, deux swingmen qui ne sont pas de véritables http://cache.daylife.com/imageserve/04M19iJ8MfefZ/340x.jpgPoint Guards. Ici Stephon n’aura pas de risque à prendre, peu de responsabilité, peu de pression. Il lui demandera juste de mettre les cerises au haut des gâteaux… si possible. En aucun cas les Celtics 2009 sont inférieurs aux Celtics 2008, aucun! Échanger Posey et Brown contre Marbury et Moore aurait des allures de bon trade estival. Risqué mais bon. Quant à ceux qui prient pour que l’ancien Knicks fasse partir en fumée l’alchimie de son nouveau club ainsi que la bonne entente dans les vestiaires vous pouvez vous mettre le doigt dans l’œil. Pour la première fois de sa carrière Marbury n’est pas sous les spotlights, pour la première fois de sa carrière on ne lui demande pas l’impossible, et certainement pour la dernière fois de sa carrière, en guise de dernière chance, on lui demande de s’affirmer bien plus qu’en tant que joueur de basket; en tant qu’homme. Boston est officiellement l’équipe à battre, officieusement encore, l’équipe imbattable. Comme Kelly Dwyer l’écrivait la semaine passée, Stephon won’t set any fires, good or bad, mais il consolidera ce qui est aujourd’hui devant LAL, l’effectf le plus complet de la ligue.

Hgo

 

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Monitoring the Lakers: Blog 6

Posté par hgochronicles le 12 février 2009

Hgo Chronicles

Article 7

Monitoring the Lakers

Blog 6


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Quand l’écart se

ressert à l’ouest…

 

 

 

Nuggets, Jazz  mais surtout Spurs compléteront

le carré final à l’ouest avec LAL

 

 

 

Nous y voilà déjà, le All Star break. Cette première partie de saison a été aussi rapide que passionnante. Avec peu moins d’un tiers de l’exercice à venir (50 match joués sur 82) les Lakers semblent sur le chemin d’un back to back en finale, sous réserve de blessure bien entendu. Avec 6,5 victoires d’avance sur San Antonio et Denver puis 9,5 sur le quatrième de la western conférence (Portland), Lalaland a enclenché la vitesse de croisière sans véritablement souffrir de l’absence de Bynum. 7 victoires consécutives avant de s’incliner face au Jazz cette nuit (avec des circonstances atténuantes que nous verrons plus tard) le tout avec un parfait road trip (6-0) comprenant des rencontres tests comme contre Boston ou Cleveland; nos Lakers vont bien et emmagasinent un capital confiance important.

Qui pourra battre LAL à l’ouest? La question est posée depuis fin novembre et nul ne semble en mesure d’y répondre. Mais depuis les Spurs de Popovic font un retour fracassant dans les standings en emmargeant des bas fonds de la conférence pour venir chatouiller les ors et pourpres. En effet, tout d’abord privés de Duncan puis de Parker et Ginobili, les triples champions NBA (quadruple pour Timmy) se servent habilement de leur expérience pour remonter au classement. Il faut dire que si San Antonio brille tant depuis plus de 10 ans maintenant (premier titre en 1999 face aux Knicks) c’est avant tout grâce leur recrutement judicieux, de loin le meilleur de la ligue. Après une rude élimination de la course au titre par L.A l’an passée (4-1), on pensait les Spurs, à limage des Lakers 2004, poussifs et vieillissants. Bowen, chien de garde attitré de Kobe Bryant depuis près d’une décennie ne faisait plus que pâle figure en encaissant près de 30 points du Mamba chaque soir. Udoka, censé prendre la relève du maître défensif ne semblait pas encore prêt techniquement pour ralentir Mr.24 de façon constante. A l’intérieur, Tim Duncan, issu d’une saison en demi teinte, ne pesait plus sur le destin de son équipe. On se demandait alors comment les texans pourraient relever la tête avec un salary cap délicat et des précieux contrats à renouveler, le petit français en tête. Ce que l’on a oublié c’est que San Antonio, en dépit d’un placement stratégique de ses ouailles dans les bureaux de plusieurs franchises (remember l’affaire Barry? S.A pourrait remettre le couvert Horry et les Kings cette année…), possède les scouts les plus compétents du circuit NBA et nous le prouve encore cette saison. Deux noms et un steal auront suffit pour revenir dans la course au Larry O’Brien Trophy, George Hill et Roger Mason.

Les fans des Lakers connaissent bien George Hill. Les Die hard fans le connaissent même très bien. Issu de IUPUI college (Indiana University-Purdue University Indianapolis), Georges Hill (1m88, 22 ans) s’était essayé aux facilities des Lakers avant la draft et était une priorité sur la radar des Lakers. Avant le transfert de Kwame et Javaris à Memphis, les Lakers avaient le 28ème choix au premier tour et comptaient bien enroler le meneur de l’Indiana. Il faut souligner que depuis l’arrivée officieuse de Jim Buss au bureau, les californiens sont très performants à la lotterie. Jordan Farmar, Sasha Vujacic, Andrew Bynum sont autant de noms qui composent l’effectif aujourd’hui encore, tandis que Ronny Turiaf ou Javaris Crittenton font partis de ceux qui ont quitté le club. Hill est logiquement soufflé à L.A et attérit à S.A où il devait se retrouver 3ème meneur derrière TP et Jaque Vaughn. Il est tout d’abord utilisé comme joker puis gagne progressivement sa place dans la rotation comme après cette rencontre face aux Bulls de Chicago durant laquelle il plante pas moins de 19 points le tout assorti de 11 rebonds et 4 passes décisives en 32 minutes. Dernièrement il brille face aux Celtics en remplaçant en fin de rencontre un Tony Parker peu inspiré et transparent à l’omniprésence de KG dans la peinture. Résultat 7 points, 3 rebonds, 1 passe et 1 contre en 16 minutes, la plupart dans le 4ème quart temps lors d’un thriller qui permettra à son équipe de l’emporter peu avant la sirène finale.

Mais la plus grosse sensation du Texas cette année porte un autre nom et numéro. Roger Mason est The X Factor de Popovic et son ascension, tout comme son apprentissage, sont incroyables! http://cache.daylife.com/imageserve/05EY2wk6RicDl/340x.jpgBien que encore un peu fou, l’ailier titulaire des Spurs reste patient dans un système (évidemment) bien rodé et possède un killer instinct démoniaque. Issu de UVA (University of Virginia), Mason a toujours connu l’ombre des spotlights en NBA. Drafté au second tour (31ème choix) en 2002 par les Bulls de Chicago, il évolue dans la franchise aux 6 titres jusqu’en 2004, année où il sera tradé à Toronto après 3 rencontres seulement. Coupé quelques mois plus tard dans le plus grand anonymat, il ne reverra plus les parquets de la grande ligue avant 2006-2007 sous le maillot des Wizards. Washington explose alors sous le génie de Gilbert Arenas secondé de Caron Butler et Antown Jamison. En 2007 Arenas est out, Antonio Daniels également; c’est ici que Mason entre en jeu. 80 rencontres disputées dont 9 titularisations en une saison, quasiment plus que depuis le début de sa carrière, l’ailier surprend agréablement et tourne à 9,1 points de moyenne en 21 minutes de jeu. Le 9 juillet 2008 les Spurs sauvent leur saison en s’attachant les services du shooteur pour seulement 7,8 millions de dollars sur 2 ans. La suite vous la connaissez déjà. Roger Mason c’est 42 matchs dans le cinq majeur sur 50 pour 11,9 points de moyenne à 44% derrière la ligne à trois points. Ceux pour qui il a volé en dessous du radar en début de saison l’ont tristement découvert avec un game winner shoot plus la faute face aux Lakers an janvier dernier. Les Clippers, les Suns mais aussi les Celtics y passeront également cette saison. Beau palmarès lorsqu’on sait le buzz qui a entouré trois de ces quatre rencontres.

San Antonio revient en force et s’affirme comme le prétendant au titre de champions de conférence le plus dangereux pour nos Lakers… encore. Les deux franchises se partagent pas moins de 7 des 10 derniers trophées NBA et sont apparus dans chacune des NBA Finals depuis 99 à la seule exception de 2006! Qui a dit rivalry?

L’autre petit Poucet qui tire son épingle du jeu est Denver. Passons les banalités sur l’équipe, on la connait tous par cœur pour l’avoir affronté il y a pas un an au premier tour des Playoffs 2008. Un 4-0 propre et sans bavure, un retour fracassant de Kobe http://4.bp.blogspot.com/_FAmIVxjpfwI/SSL4YvNFP6I/AAAAAAAAAhU/h8sfK7PAMwY/s400/bce0e2663088d17c346bdfa4e094f35f-getty-82994405ge015_twolves_nuggets.jpgBryant dans le Colorado et une nouvelle élimination prématurée pour les Nuggets. J’écrivais d’ailleurs après cette série que le duo Mélo-Iverson touchait logiquement à sa fin. Les faits non pas trainé. Aucun acquéreur cet été mais le début de saison à tellement été calamiteux pour certaines franchises que les trading blocks se sont remplis dès novembre. Iverson fait rapidement ses valises au plus grand désespoir des fans, direction le Michigan où il gâchera un peu plus sa fin de carrière. En échange la ville de montagne reçoit le MVP des NBA Finals 2004: Chauncey Billups. Denver va ainsi pouvoir compter sur un vrai meneur pour la première fois depuis des saisons, poste stratégique au basket mais surtout pour les Nuggets qui composaient depuis trop longtemps avec le vétéran Anthony Carter sans même véritable back up (J.R Smith assurant l’intérim). Dommage, car on va vite se rendre compte, s’il persistait encore quelques doutes pour certains, que cette équipe est « for real« , à un trade prêt d’être un sérieux prétendant. La sentence ne se fait pas attendre, 36-17, troisième de la conférence derrière les « grands » que sont les Lakers et les Spurs. Impressionnant pour une équipe qui jouait les 7 voire 8 seed à l’ouest depuis trop longtemps maintenant. Pendant ce temps, Détroit est en négatif depuis l’arrivée d’Allen Iverson… une première depuis 2003…

Et Utah dans tout ça? Le Jazz c’est une saison en demi teinte, fortement diminué par les blessures et les ennuies extra-sportifs. Le management semble avoir du mal à s’entendre avec quelques joueurs pour la première fois et Carlos Boozer semble avoir du mal à tenir ses paroles et ses mots dans la presse pour la millième fois. Après Kirilenko, Jerry Sloan vient de se dégoter un nouveau challenge pour sa 21ème saison à la tête de l’équipe. Saluons au passage la ténacité de Sloan. En effet certains lecteurs de Lakers Unblog n’auront connu que cet homme sur le banc d’Utah. Une performance à saluer tellement les choses bougent vite dans le monde du sport. Au même titre saluons Kobe Bryant et Tim Duncan, deux joueurs qui appartiennent respectivement depuis 13 et 12 ans à la même organisation. Pouvez-vous m’en citer d’autres de mémoire? Hummm… I don’t think so.

Anyway, après avoir ramé pendant des semaines les mormons opèrent un retour discret mais efficace. http://sportsillustrated.cnn.com/2007/basketball/nba/02/26/deron.williams.jpgDeron Williams retrouve son niveau d’avant blessure et les cinq majeur compose avec en jouant les bonnes notes. 31 points, 11 passes et 2 rebonds pour D-Will le tout à 12/17 aux tirs, match parfait pour une victoire sur 113-109 sur les leaders de l’ouest. Le participant au Skill Challenge porte son équipe depuis deux semaines maintenant. Il banalise les stats en pointant à 31 points de moyenne lors de ses 5 dernières sorties. Il démontre ainsi que sa blessure est belle et bien de l’histoire ancienne, lui qui avait manqué 15 des 17 premiers rendez-vous de la saison. La résurrection du meneur allant de paire avec celle de l’équipe il faudra donc se méfier une fois de plus des Jazzmen, et ce, qu’ils terminent à la 8ème ou 2ème place de la conférence. Kirilenko et Boozer préparent amèrement leur retour dans la rotation. Nul doute que ce duel face aux Lakers en demie finale de conférence reste un moment qu’ils souhaitent effacer de leur mémoire dès la prochaine occasion. La rencontre d’hier soir avait déjà des airs de Playoffs… LAL est prévenu.

 

2 matchs en 22h00…

LAL est prévenu mais ne se battait pas à armes égales cette nuit dans l’Utah. En effet, à l’instar des Spurs il a y a quelques jours, la NBA a joué un sale tour aux hommes de Phil Jackson. Après avoir défait les Thunders au Staples Center mardi soir, les californiens ont du s’envoler vers Salt Lake City pour y affronter le Jazz dès le lendemain dans un fuseau horaire différent. Moins de 24h00 de repos pour une équipe qui jouait son 8ème match en 14 jours, le tout dans 8 villes différentes! D’ordinaire Jackson surnomme ces matchs perdus par « défaites dues au calendrier » mais pas cette fois. Car malgré leur lourd handicap, les visiteurs ont eu plus d’une chance de s’imposer malgré tout.

Seulement si les corps étaient présents les âmes faisaient défaut. Kobe Bryant laissait Brewer prendre le meilleur à trois points lors de la première possession et Gasol accusait constamment un pas de retard sur Okur en défense. Seul Lamar Odom, en jambe grâce à sa préservation sur le banc depuis octobre, sort une fois de plus son épingle du jeu avec 19 points et autant de rebonds. Il bat pour la troisième soirée consécutive son record personnel en saison dans cette catégorie statistique. Le plus gros problème reste l’actuelle rotation des Lakers. Si Kobe a eu le droit a seulement 36 de temps de jeu hier, Gasol a quand à lui continué son marathon depuis la blessure d’Andrew Bynum. 43,3 minutes de labeur pour l’espagnol avec un minimum de 41 minutes lors des 6 dernières sorties. Une stat’ qui doit absolument être revue à la baisse pour les 30 dernières rencontres de la saison si L.A espère arriver en P.O avec la mine souriante et les jambes reposées. D’une manière ou d’une autre, le staff doit trouver un moyen de faire rentrer Mihm et Powell de façon plus soutenu et régulière. DJ Mbenga avait rempli ce rôle l’an passé en bon second de Turiaf mais il semble que le coach aux 10 bagues travaille toujours sur plusieurs de ces ajustements. Pourtant Mihm assure un remplacement de qualité sous les panneaux avec sa connaissance du triangle et sa présence aux rebonds et aux contres. Tandis que Powell offre ce petit shoot à 5/6 mètre perdu avec le départ de Tutu et une lecture de jeu défensive plus intelligente malgré une intensité moindre. Les Lakers jouent en sur régime c’est un fait. Malheureusement les choses ne vont pas s’arranger avec le temps. Avec 30 matchs restant dont 17 à l’extérieur, le calendrier demandera encore plus de ressources, surtout lors du second gros road trip de la saison qui s’étalera une nouvelle fois sur 13 jours. Pendant 2 semaines il affronteront respectivement 7 équipes à savoir les Bulls qui pousse actuellement pour Amare, les Thunders du MIP Durant, les Pistons du nouveau bench guy Hamilton, les Nets du neo All Star Harris, les Hawks qui ont la voie libre grâce à la blessure de Nelson, leur bête noire les Bobcats et enfin les Bucks de Session. Rien ne s’annonce simple même s’il faut avouer que le calendrier reste plus abordable que la première partie de saison. Heureusement le insiders tablent plus sur 7 que 12 semaines d’absence initialement prévues pour le Kid de L.A.

 

Un All Star Break à point nommé

Il faudra se reposer durant ce All Star break. Faîtes confiance à Phil Jackson pour ménager ses joueurs stars lors du grand matchhttp://www.signonsandiego.com/sports/nba/images/080219shaq-suns.jpg de dimanche soir, comme à son habitude. C’est la quatrième fois que Jackson sera head-coach All-Star (1992, 1996 et 2000 également). En 2000 à Oakland le duo Bryant-O’neal, alors starter, n’avait joué que 28 et 25 minutes sous la houlette de leur coach, n’empêchant toutefois pas le Big Fellaw d’aller chercher son premier et seul titre de MVP à ce jour. En 1996 Jordan n’avait joué que 22 minutes… De toute façon Gasol semble encore une fois diminué par une grippe (c’était déjà le cas lors de sa première sélection All Star à Houston avec 40° de fièvre) que son capitaine lui aurait transmis. Cette fête du basket à Phœnix réunira également le trio de la dernière dynastie Lakers. Le meilleur 1-2 punch combo de l’histoire selon O’neal sera dirigé par Jax comme à l’époque du triplé. Une expérience qui risque certainement d’tre riche en enseignement puisque certains bruits de couloir annoncent le retour du Big Aristote à Lalaland dans les mois ou années à venir. Info ou intox, Shaq fait une véritable déclaration d’amour à l’organisation de Buss et à son ancien meilleur ennemi au micro de Stephen A.Smith. « All marketing » [100% marketing] dit-il lorsqu’on l’interroge sur le « feud » qu’il l’opposait à Kobe. A entendre Shaq, le Zen master est le meilleur coach de l’histoire et Kobe, qu’il a toujours aimé comme un petit frère, le MVP 2009. Le grand gala de dimanche devient aussi alléchant qu’un season finale des Sopranos.

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Odom: «  je suis loin d’être cupide! »

Reste qu’il manquera Lamar Odom… encore une fois… Je ne dis pas qu’il mérite sa place cette saison, loin de là d’ailleurs. Ses stats ne plaident pas pour lui en 2008-2009 et sont avant tout victimes de son temps de jeu revu à la baisse. http://www.latimes.com/media/photo/2009-02/44957505.jpgEspn publiait un papier la semaine passée sur les ces joueurs qui méritent une sélection en carrière mais qui semble leur échapper d’année en année. Kevin Martin faisait l’habillage de l’article avec un certain Lamar Odom. Il faut dire que la chance le fuit depuis des années. En dépits de son histoire personnelle troublante, Odom se voit sportivement rediriger vers le banc au profit de Bynum après une de ses meilleurs saisons statistiques. Pas évident pour le numéro 7, encore moins pour l’homme. En 2007-2008 Lamar était l’une des raisons fortes du succès des Lakers, terminant avec un record en carrière de 10,6 prises par match pour 14,2 points et 3,5 passes. Relancé une fois de plus cette année par la nouvelle blessure de ‘Drew, LO passe la vitesse supérieur et assassine les Cavs puis les Thunders et le Jazz sous les panneaux. Il prend successivement 17, 18 et enfin 19 des 65 rebonds disponibles du match d’hier, soit une évaluation de +24 dans ce secteur du jeu (+20 chaque soir assurant d’être leader de la ligue). Ce re-renouveau pose évidemment l’éternel question aux fans mais surtout au front office des Lakers: que faire de Lamar Odom cet été?

En effet le natif du Queens est dans sa dernière année de contrat avec la franchise. Le problème a toujours été son lourd contrat (11,4 millions de dollars) comparé à son rôle dans l’équipe. Jerry Buss souhaite éviter non seulement la luxury taxe en 2009-2010 mais également les effets de la crise économique qui se feront sentir beaucoup plus cet été. Le transfert de Radmanovic dégage déjà 8 millions de dollars sur deux ans et crée ainsi un peu de flexibilité et de marge de manœuvre à condition que Lamar accepte un pay cut significatif, ce qui visiblement semble être son intention. Depuis l’arrivée de Jackson et encore plus récemment depuis le succès de l’équipe, Lamar se répand dans la presse, clamant son amour pour Los Angeles ainsi que son désir de prendre sa retraite sous les mêmes couleurs que Magic:. « Moins d’argent reste beaucoup dans cette ligue » affirme-t-il avant la rencontre d’hier, « je suis chanceux, la basket m’a donné tout ce que j’ai pu espérer et je suis loin d’être cupide. C’est ici [Los Angeles] que je veux être donc je ne vois pas pourquoi je n’accepterai pas de cut. »

L’homme est sincère, Odom a trouvé sa place. Nul doute qu’une petite bague en juin transformerait ces déclarations en paroles d’évangiles. Wait and see, en attendant bon ASG à tous et rendez-vous dimanche pour voire Kobe soulever son troisième titre de MVP.

 

Hgo

 

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Monitoring the Lakers – Blog 5

Posté par hgochronicles le 10 février 2009

Hgo Chronicles

Article 6

Monitoring the Lakers

Blog 5

Monitoring the Lakers - Blog 5 dans HGO Chronicles 126kobe0409ua1

 

 

 

Alors que le débat Kobe V.S Lebron fait

rage à travers le monde,

KB24 prouve que seul Kobe peut

défendre sur Kobe.

 

Et encore, le peut-il?

 

 

 

 

 

Bonne année à tous et meilleurs vœux pour 2009! L’année est déjà entamée mais la NFL et la victoire au combien estimable des Steelers à mes yeux m’ont coupé de l’actualité Lakers durant le mois de janvier. « Coupé » sans être coupé entendons-nous bien puisque j’ai vu les ¾ des matchs tout de même et épluché la presse US tous les matins. Beaucoup de choses se sont passées depuis le dernier Monotoring the Lakers et pas mal de réponses aux questions que j’eusse posé sont arrivées aussi. Voici donc un blog un peu spécial avec pas mal de notes prises entre le nouvel an et aujourd’hui. L’actualité est lourde, divisée entre espoirs, déceptions et rédemptions sur un fond de crise économique, mais aussi de rivalries, blessures, coups durs, superbowl et trades insensés. A quelques jours du All Star week-end et de la date limite des transferts, tout peut encore arriver! Bonne lecture à tous!

« Tout bascule le 14 janvier 2008 [...]« 

Tentons de commencer par le commencement: bonne année à tous les lecteurs de Lakers Unblog. Meilleurs voeux pour 2009, que vos souhaits se réalisent dans la vie comme sur les parquets (sens figuré mais aussi propre pour les aficionados de la balle orange). On ne peut pas dire que 2009 démarre mal en tant que fan des Lakers, bien au contraire. Mise à part une petite chute face à des Hornets en forme olympique mais ponctuelle (32 points et 15 passes de Paul pour aucune balle perdue et 40 points et 11 rebonds de son compère West), LAL ne déçoit pas. Il faut dire qu’après le superbe cadeau de noël des hommes de Jackson (victoire face à Boston – NDRL) il n’était guère difficile d’entamer la seconde partie de saison avec confiance. La défense semble être en place quand il faut ces derniers temps, ce qui était loin d’être une certitude. Je ne prendrais pas en compte le match contre les Celtics dans cet article pour plusieurs raisons. La première pour le fond; jouer un lendemain de noël est formidable pour l’audience mais pas pour les joueurs – résultat du match à prendre avec du recul, – mais également pour la forme car je n’ai pas trouvé l’arbitrage très performant. Los Angeles a bien reçu un arbitrage maison des plus classiques en NBA, cependant laisser les contacts s’installer une mi-temps durant avant de siffler quelques offensives légères contre les visiteurs au troisième quart temps n’est pas du meilleur hospice pour uniformiser une rencontre. Toutefois on sait désormais que les Lakers sont meilleurs que leurs rivaux après un gros réveillon bien arrosé et 1Kg de foie gras par personne. Kobe et Pau ont ressuscité l’enthousiasme de l’an passé l’espace d’une rencontre de playoffs avant l’heure.

Le temps passe vite c’est certain. Déjà près d’un an que le chouchou Crittenton et le bouc émissaire Kwame Brown ont fait leur valise (avec le passeport de Marc Gasol) direction Memphis en échange de Pau. Depuis les jours sont meilleurs à L.A, le showtime est de retour, les grands espoirs aussi. Enfin pas tout à fait… Ce que les Lakers haters et certains fans semblent oublier aussi c’est que les Lakers étaient déjà entête de la conférence ouest l’an passé à la même époque, affichant fièrement un bilan de 26 victoires pour 11 petites défaites malgré une équipe déjà touchée par les blessures. Bynum avait déjà rejoint l’injured list (blessé face aux Grizzlies…) accompagné Sasha. Les ors et pourpres composaient alors avec un modeste cinq majeur (Fisher/Kobe/Walton/Lamar/Brown). Tout bascule le 14 janvier 2008 lorsque Bryant pousse son équipe à la victoire de la plus belle des manières lors d’un duel mano a mano avec Durant. Nouveau thriller, nouveau buzzer beater, les californiens retrouvent la tête de la WIld Wild West pour la première fois depuis des saisons.

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Quasi un an jour pour jour avant de tuer les Pacers au buzzer,

Kobe s’occupait des Sonics de la même manièr.

J’ai beaucoup discuté avec certains de lecteurs de Lakers unblog pendant les fêtes, pris pas mal de temps avant d’écrire une nouvelle chronique, non pas par feignantise ou manque de temps mais parce que j’étais vraiment en décalage avec certains concernant cette équipe 2008. Bien sur comme tous j’ai été déçu des NBA Finals mais je pense surtout avoir ouvert les yeux sur énormément de choses. « Suis pessimiste pour autant? » Je ne pense pas. L’une de ces déceptions concerne cette rencontre du 14 janvier 2008 face aux Sonics. Ce match m’avait marqué sans savoir pourquoi . Bien entendu il y a eu un buzzer beater de KB24 (le seul de Kobe en 2008 – à part celui avec la Team USA à Vegas), malgré ça je suis trop vieux pour m’extasier devant un highlignt surtout lorsqu’on le remet dans le contexte (Seattle était alors dernier de la conférence…). Exit le thriller donc, les 48 points ou le tir victorieux… LAL passait premier dans sa conférence, 26 succès 11 petite défaites le tout avec un effectif sensiblement le même que celui qui s’était fait fesser 4-1 contre les Suns un an plutôt. Contre tout attente Los Angeles prend la tête des Power Rankings de la planète et redore son blason. L’alchimie est à son paroxysme, le triangle effectif. Voilà donc pourquoi je n’étais pas plus emballé que cela depuis fin octobre. Avec une équipe moindre et un calendrier pas plus avantageux (beaucoup de matchs à domicile en début de saison comme tous les ans, emploi du temps du Staples Center oblige), le bilan était de 26-11 à la même époque en 2008 contre 28-6 en 2009. J’aurai secrètement espéré un début de saison en trombe à la Boston (22 succès consécutifs) avant la débâcle des derniers jours.

powerrankingiv3 dans HGO Chronicles

2008

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2009

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Le retour du roi!

Une chose est certaine, Kobe semble est de retour. Très discret et plus que jamais au service de son équipe avant les fêtes, le MVP en titre s’était presque fait oublier de la course au titre individuel suprême derrière les Wade et autre Lebron. Élu joueur de la semaine puis du mois de décembre dans la conférence Ouest pour la première fois cette saison, le Black Mamba reprend des couleurs sous les panneaux. Il mène son équipe d’une main de maître avec 28.3 points, 4.2 passes, 5.7 rebonds, 1.7 interceptions, 47.6% aux shoots, 88% aux lancers francs en 37 minutes de jeu pour un bilan de 11 victoires et 4 défaites. A l’aise dans ses pompes contre toutes attentes, le natif de Philadelphie monte en puissance et porte Los Angeles à bout de bras. Presque un an jour pour jour (le 9 janvier 2009) il nous offre un game winner face aux Pacers et envoie un message au monde de la balle orange par la même occasion.

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Le Black Mamba reprend du service sur tous les fronts. Le buzz des Kobe IV couplé aux highlights et performances du numéro 24 des Lakers éclipsent petit à petit la saison incroyable de Lebron James. Nike aide également le or et pourpre en lui offrant le spot publicitaire le plus hilarant de la saison (avec celui de Garnett pour la campagne « G » de Gatorade). Bryant s’offre logiquement la distinction de joueur du mois de décembre. Il mène les Lakers à un bilan de 11 victoires et 4 défaites à égalité avec Dallas et San Antonio,comme meilleur bilan de la Conférence Ouest pour le mois. Avec 28.2 point par match, il devient second meilleur scoreur de la Ligue. Malheureusement les similitudes avec 2008 ne s’arrêtent pas ici… Une fois de plus face aux Grizzlies, Andrew Bynum se retrouve au sol, tenant son genoux entre ses mains. La douleur est perceptible et le diagnostique le même que l’année précédente: 8 à 12 semaines d’absences pour le jeune pivot. Les fans se consolent et recommencent à compter les jours. C’est le moral dans les chaussettes que la cacophonie touche ensuite l’organisation des Lakers. Interrogé par la presse, Mitch Kupchak dément toute intention de trade dans les jours à venir tandis que Jackson, en coach avisé, se dit prêt à étudier chaque proposition. Entre temps Kobe illumine une fois de plus le monde du basket avec une nuit dont lui seul à le secret. 61 points à 61% de réussite face au Knicks; nouveau record au Madison Square Garden…

« Kobe versus Lebron: un débat qui passionne! »

Depuis le début de l’exercice 2008-2009 Lebron James réussit là où Kobe a échoué avant lui. Il porte une équipe modeste au sommet de la ligue. Pendant 3 mois de compétition il http://bleacherreport.com/image/file/15731/article/random_key_54620_file_91962740_Cavaliers_v_Lakers.jpga été le MVP de la saison sans conteste. C’était sans compter sur le réveil du Black Mamba qui hiberne généralement jusqu’au mois de janvier. Le lion convoite la couronne du serpent; un duel qui passionne l’Amérique et déchaine les passions. Les 61 points du numéro 24 au MSG furent  suivis 48h00 plus tard par le triple double annulé (et bientôt re-validé?) de LBJ23. A ce jour (9/02/09) Lebron James c’est 28,2 points, 7,5 rebonds et 7,1 passes par rencontre tandis que Bryant affiche lui 27,3 points, 5,6 rebonds et 5,1 passes. Le comparatif basique est simple et à la porté d’un enfant de CM2. L’avantage statistique est au prodige de Cleveland. Cependant il faut dépasser les chiffres pour comprendre les échelons qui séparent les deux hommes. Kobe est depuis quelque temps et reste actuellement le meilleur joueur du monde, aucun doute la dessus, n’en déplaise à Paul Pierce. Il faut déjà noter la différence de taille et de poids et de ce fait la différence de style qui oppose les deux hommes. Si le jeune Lebron surpasse aujourd’hui Kobe en pénétration grâce à sa puissance sa puissance (on s’en apperçoit en observant les shot charts), Bryant surpasse allègrement James sur le secteur extérieur. Il faut ensuite relativiser le système dans lequel les deux stars évoluent. D’un côté un playbook qui tourne autour de James, de l’autre un triangle qui met en valeur le dynamique duo KoPau et les shooteurs de Los Angeles quoi qu’en dise Radmanovic. Dans ces circonstances, difficile d’être un passeur de feu. Pour preuve, aucun joueur sous le triangle de Phil Jackson n’a dépassé les 7 passes de moyenne statistique. Aujourd’hui Kobe fait presque autant de passe que les deux meneurs des Lakers (titulare et remplaçant) réunis. James est un superbe all around player et ses qualités sont toutes mises au service de l’équipe; on peut même dire que son équipe est construite autour de ses qualités. Le triangle lui, se sert de Kobe comme pur scorer dans la plupart des phases du triangle. Enfin, n’oublions pas de nous pencher sur leur position: Guard versus Foward. Dans la plupart des catégories statistiques Bryant se classe mieux que son adversaire lorsqu’on remet chaque joueur à sa place. Kobe devient plus efficient en SG que Lebron en SF. La démonstration s’arrêtera là… où commence la technique. Pas besoin d’argumenter sur ce point, aucun joueur au monde ne surpasse Kobe Bryant techniquement. Certains s’en approchent, aucun ne lui tient tête.

La crise dans tous ses états

La crise économique mondiale n’épargne personne. La NBA n’échappe pas à la règle. Pourtant la première semaine exclusive NBA aux USA commence fort (la saison NFL s’étant terminée la veille sur une victoire des Steelers sur les Cardinals). Bryant rassure les cadres de la ligue mais surtout tout Lalaland avec son coup de génie. Il prouve une nouvelle fois qu’il est capable de sortir une partie parfaite sous pression, peu importe la situation ou son âge.http://www.eurobasket.lt/files/DavidStern.jpg Selon les spécialistes la crise ne devrait cependant pas trop se faire sentir jusqu’au NBA Finals 2009 et pourtant, on  peut déjà en mesurer les conséquences. Manque de chance pour nous, l’une des équipes les plus touchées proportionnellement risque d’être Los Angeles. Les petits marchés type Milwaukee ou Orlando risquent eux de souffrir également mais de manière moins évidente. En effet la Californie est proche de la faillite depuis « the depression ». Si 2009 devrait se dérouler assez paisiblement malgré les contrats publicitaires en baisse (voir les effets lors du Superbowl cette année), l’intersaison pourrait se traduire comme la période la plus sensible pour la ligue nord américaine de basket. Il faudra en effet engranger le maximum de contrats publicitaires, vendre le plus de season tickets et assouplir le salary cap déjà revu à la baisse cette année. La luxury taxe qui prévoit un dollar de pénalité pour chaque dollar dépensé au dessus du cap deviendra une véritable amende lourde en début de saison prochaine. Aujourd’hui on observe ce manque de flexibilité financière future dans les transferts. L’an passé le blockbuster trade de Los Angeles avait déclenché un effet domino en NBA. Les général managers dépensaient alors sans compter pour s’armer massivement, quitte à s’encombrer de gros contrats. Aujourd’hui on réfléchit (trop?) et anticipe la moindre petite dépense. On se retrouve dans une situation peu banale depuis une dizaine de jours maintenant: de grands noms dans les trading blocks et aucun acquéreur. Shaq, Stoudmire ou Jermaine O’neal face aux méfaits de l’économie. Il y a 12 mois ce même Shaq, Kidd, Bibby ou Kurt Thomas changeaient de jerseys comme de chemises.

 

« Los Angeles pull the triger »

On se prépare déjà à LAL. Jax avait promis de jeter un coup d’œil au marché mais le feu vert des dirigeants est avant tout basé sur des motivations économiques. La franchise californienne « pull the triger » et envoie Radmanovic à Michael Jordan. Celui que le coach n’a jamais épargné dans la presse (« space cadet » ou « mon martien préféré » restent deux des surnoms les plus connus donnés par le coach à son joueur) rejoint les Bobcats en échange d’Adam Morrison et Shannon Brown. Sur le plan basket le transfert peut paraître assez logique. Après avoir démarré dans le 5 majeur durant la plupart de la saison Vladimir s’est retrouvé coincé sur le banc derrière Luke Walton et Trevor Ariza. Côté financier c’est un bénéfice net de 8,5 millions de dollars qu’effectue le club en renvoyant un contrat de type MLE. Ce trade peut néanmoins s’avérer utile même si Morrisson fait partie des choix discutables de Jordan en tant qu’exécutif (choisi au-dessus de Roy ou Gay ou Farmar) tandis que Brown connaît un début de carrière de « journeyman » avec déjà trois clubs en 3 saisons. Ce n’est pourtant pas le potentiel du troisième choix de draft 2006 qui intéresse le staff de L.A selon certaine sources mais l’activité et les prédispositions physiques de Brown en défense. Affaire à suivre puisque le trade vient  tout juste d’être officialisé après que les trois joueurs aient passé leurs examens médicaux lundi dernier (8/02/09).

Los Angeles prépare son intersaison sur fond de crise en limitant les dépenses et d’autres clubs pourraient suivre. Chaque transfert est calculé au cent près. Les négociations seront chaudes cet été, surtout quand on sait que nous devrons composer avec un Lamar Odom en fin de contrat et un Kobe Bryant qui peut opt out. Quoiqu’il arrive, cete crise arrive à pont nommé pour la suprémacie Lakers car une chose est sure, les reforcements lourds type Garnett-Allen 2007 seront certainement plus rares voir impossibles.

 

 

 

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Monitoring the Lakers – Blog 4

Posté par hgochronicles le 15 décembre 2008

Hgo Chronicles

Article 5

Monitoring the Lakers

Blog 4

 

 

 

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Les rêves de gosses et songes d’été de Kobe Bryant apportent un nouveau doute au titre convoité par les Lakers.

 

 

Quand Kobe remet le titre en question

4ème blog, 3ème déception. Certains risquent de me prendre pour un « Lakers hater » mais continuer de dénier le manque d’engagement des ors et pourpres depuis quelques semaines deviendrait pathologique. Beaucoup d’entre vous ont réagi de façon négative à mes précédents blogs, aujourd’hui la presse spécialisée est de mon côté pour faire valoir les points que j’ai pu soulever. Ce matin pas moins de 4 sites baskets titrent sur les Lakers et leur syndrome de suprématie pour les uns ou manque d’engagement pour les autres. En tout cas tout le monde semble s’accorder sur mon blog numéro 2 paru il y a plus de deux semaines: Celtics et Cavs produisent actuellement un meilleur basket que la cité de anges.

 

« On retrouve une équipe des Lakers familière pour les fans de longue date… »

Il n’y a pas que des points négatifs cette semaine fort heureusement. L.A reprend la seconde place de la NBA derrière les imbattables Celtics qui se baladent toujours dans cette nouvelle saison NBA. Comme on pouvait s’y attendre les Cavs baissent un peu de régime et se font surprendre par les Hawks d’Atlanta à la sirène. Rien n’est joué cependant, Wally serait dans les trading blocks de Cleveland, ce qui permettrait de dégager pas moins de 13 millions de dollars. Une aubaine pour la franchise aux dents longues, surtout quand on sait que le contrat de Szczerbiak expire cette année. Lebron and co. pourraient se renforcer de manière intelligente et constructive d’ici le 19 février prochain; date de la limite des transferts. Côté Celtics on commence à douter du retour de PJ Brown. Une bonne nouvelle pour les californiens. Brown était sur le point de revenir vers le All Star break pour aider son ancienne équipe à faire le doubler mais il semblerait que l’esprit du pivot soit ailleurs si on en croit les propos de son ancien coéquipier et actuel très bon ami James Posey: « j’ai diné avec lui deux trois fois depuis le début de saison et il se pose encore beaucoup de questions notamment sur sa condition physique« . Un tel scénario serait décevant pour Boston qui a préféré couper Darius Miles (qui vient de s’engager avec les Grizzlies de Memphis il y a quelques jours – NDLR) pour faire de la place au vétéran. Les Lakers quant à eux devaient se rattraper d’une piteuse semaine en défense… c’est chose à moitié faite (le verre est plus à moitié vide qu’à moitié plein pour moi). Défaite face aux jeunes Kings à Sacramento et 113 pions encaissés, courte victoire face à des Suns diminués par un blockbuster trade (8 joueurs en tenu seulement !!!) vengeance laborieuse jeudi soir face aux mêmes Kings à Los Angeles cette fois et enfin petite victoire contre les médiocres Wolves de Minnesota. Un bon bilan dans le fond mais toujours pas dans la forme. Une immense déception quand on sait que tout le monde soulève enfin les problèmes de l’équipe et que malgré les critiques, les changements stratégiques de Phil Jackson et surtout la réunion au sommet de Fisher, rien ne semble changer sur le terrain. Rien peut paraitre un terme fort quand l’équipe limite son dernier adversaire à 86 points seulement, cependant on parle ici des Wolves, soit actuellement la 5ème pire attaque de la ligue avec 94.9 points marqués par rencontre (au 15/12). Un triste trophée dont on devra malheureusement se contenter à 10 jours de recevoir le champion en titre. On retrouve une équipe des Lakers familière pour les fans de longue date selon les L.A times. Je ne peux qu’être en accord avec cette analyse. « Une panoplie de jeunes athlètes talentueux ne couvrant pas ses coéquipiers en défense mais attendant fiévreusement la balle en attaque pour briller« … ça ne vous dit rien? Shaq et Kobe version 1, Lakers 96-99. Cette équipe des Lakers pleine de promesses ne pouvant venir à bout des grosses écuries qu’étaient et restent le Jazz (par deux fois) et les Spurs. Ces deux équipes ont au minimum atteint les finales NBA ces années là, seul les Spurs ont fini champions.

  »Aujourd’hui on ose enfin questionner Kobe Bryant »

L’autre explication peut s’avérer encore plus gênante que la première. Aujourd’hui on ose enfin questionner la forme du capitaine et MVP en titre Kobe Bryant. Le numéro 24 plonge dans les reports pour la course au titre de MVP et ceux pour plusieurs raisons. La première s’appelle Dwayne Wade. Ok ce dernier n’est pas un danger pour autant, Miami « lives and dies » avec le médailler olympique, syndrome Kobe 2006; le Heat n’aura pas suffisamment de victoires en saison pour faire de son allier un candidat viable. En tout cas Wade réalise actuellement sa meilleure saison en carrière. Seconde explication et la plus logique; nous sommes qui mi décembre et Bryant n’a pas besoin de forcer son talent pour que les Lakers l’emportent. Avec l’un des meilleurs supporting cast de la ligue, Kobe peut se limiter, au même titre de James, à 30-35 minutes de jeu par rencontre. Forcément, les stats personnelles empathissent au bout du compte. http://www.nba.com/media/bryant_060719_09.jpgSeulement un temps de jeu réduit n’est pas optimum pour un streak player comme Kobe. Jackson le sait mais il préfère reposer son joueur star au maximum, surtout après un été à fouler les terrains de Pékin. Si Kobe reste 3ème dans la course au titre de MVP cette semaine c’est avant tout pour la réussite collective de l’équipe mais paradoxalement aussi parce qu’il réalise la saison la plus efficiente de sa carrière. Il shoote à un meilleur pourcentage. Paradoxale car si on regarde attentivement les matchs cette saison c’est souvent tout ou rien avec KB24. Soit il termine la rencontre avec 24 points fort d’un excellent 10/16 aux tirs, soit il peine à trouver le rythme et se retrouve avec 26 points à 9/24 (comme hier soir). Des performances en dents de scie qui fragilisent affectent le collectif et la dynamique de l’équipe et gelant le mouvement de balle sur quelques séquences. Plus tôt dans la saison Phil demandait à Kobe de moins tirer en seconde période pour ne pas « sortir » Pau Gasol de la rencontre en limitant ses touches de balle. En ce moment Bryant a du mal à laisser le triangle s’installer autour de Pau en début de rencontre et trouver le rythme une fois l’attaque mise en route. Pourtant le vétéran ne se plaint pas. Aucun pépin physique (malgré son petit doigt toujours disloqué) ni fatigue à l’horizon. « Il généralement honnête sur se genre de sujet » affirme son coach, « je pense vraiment qu’il se sent bien physiquement » conclut-il. Faut-il s’inquiéter du jeu de Kobe Bryant alors? Pas forcément pour le moment comme je l’écris plus haut, nous sommes qu’au tiers de la saison, toutefois il reste un joueur fier et orgueilleux qui pourrait tenter de se racheter sur le terrain avant d’admettre une quelconque anomalie.

 

Un géant coup de marketing ou le titre NBA?

Mon plus gros problème reste les décisions prises avec Nike durant l’été. Si vous êtes passés à côté de l’information vous ignorez alors que d’un point de vue personnel le numéro 24 met la saison des Lakers en jéopardy. Wayne Drehs, analyste Espn, écrivait pour certains, révélait pour d’autres, ce que tous fans des Lakers aux oreilles attentives cet été ont pu craindre: Kobe Bryant veut et va jouer en basket basse. C’est officiel, le -magnifique- modèle est révélé et le rendez-vous est pris, fini les chaussures hautes, le 19 décembre prochain face au Heat, les Kobe Bryant IV low top remplaceront les Kobe III. Tous ceux qui ont déjà foulé un terrain de basket à un certain niveau savent ce que jouer avec des chaussures basses signifient. Nike, sous l’appel de la star des Lakers, a créé des chaussures plus basses que basses, s’inspirant des chaussures de soccer! Monitoring the Lakers - Blog 4 dans HGO Chronicles nba_kobe2_300L’équipementier lui même n’a pas accepté le challenge d’emblée. « C’était assez incroyable » confie Eric Avar, principal créateur de la Kobe IV, « voilà que le meilleur joueur de la planète me disait qu’il n’avait pas besoin de toutes ces sécurités autour de ses chevilles et qu’il voulait le prouver au monde entier, de Nike aux joueurs NBA en passant par les consommateurs! » Un géant coup de marketing? Non, pas pour un Kobe en pleine maturité lors d’une saison plus proche du titre qu’aucune autre. Un pari personnel peu mesuré? Peu-être. Kobe a beaucoup joué en basse cet été lors d’entrainements et ce jusqu’au training camp. Il avait alors gagné en vitesse et explosivité selon ses coéquipiers. Malheureusement les parquets NBA sont plus rugueux que ceux d’El Segundo où LAL s’entraine.  « La plupart du temps lorsque vous vous blessez à la cheville c’est à cause d’une mauvaise réception, on retombe sur le pied de l’adversaire. Ce n’est pas une chaussure haute ou basse qui changera ce facteur » s’explique Bryant aux micros d’ESPN. Pourquoi pas. On m’empêchera pas de penser que les chaussures hautes dotées d’un maintient solide autour de la cheville préviennent tout de même quelques blessures  mineurs mais surtout limite la gravité des autres. La seule retenu que Kobe aura si un tel accident arrivait durant un match serait le strap obligatoire. Dur à imaginer quand on se remémore les blessures à la cheville qu’il a pu subir en 2000en finale  face aux Pacers ou encore en 2005 face aux Cavs. Il avait même qualifié cette dernière entorse de « blessure la plus douloureuse de sa carrière« . « Les chevilles sont aussi importantes au soccer qu’au basket et les changement de directions sont les mêmes » poursuit-il. Peut être… certainement même (je ne suis pas un expert en football…) cependant j’ai toujours un nom en tête lorsqu’on parle de cette partie de l’anatomie humaine… Grant Hill. Assez effrayant non?

 

Kobe Bryant shoe

Les Kobes IV peuvent-elles être un barrage au titre?

Les Los Angeles Lakers doivent impérativement se reprendre en défense avant de penser à l’attaque suivante. Trop redondant n’est-ce pas? Pourtant aucune progression à l’horizon ces derniers matchs. En forme ou non, Bryant devra trouver le rythme pour que son équipe soit plus performante et qu’elle apprenne à tenir les avantages au score. On parle peu de Luke Walton et de son arrivée dans le 5 mais fondamentalement la donne reste la même. Radmanovic et Walton sont de piètres défenseurs tous les deux (pas pour les mêmes raisons certes) cependant le triangle tourne un poil mieux avec le vision et le jeu de passe du numéro 4. Il doit également retrouver le rythme avant tout; passer de 2 à 20 minutes de temps de jeu par match en une nuit n’est pas chose aisée pour un role player. Pour finir les choix de Kobe Bryant apportent un nouveau nuage au dessus du bateau californien. Si l’orage gronde, le titre NBA sera aussitôt englouti. Il sera néanmoins intéressant de voir si d’autres joueurs sous contrat Nike portant les Kobes depuis 3 ans suivront le numéro 24 avec ce nouveau modèle…

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Monitoring the Lakers – Blog 3

Posté par hgochronicles le 9 décembre 2008

Hgo Chronicles

Article 4

Monitoring the Lakers

Blog 3

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Courir derrière l’utopie des 70

Suite à une semaine difficile en défense face à des équipes plus que moyennes les Lakers de Los Angeles haussent le ton face aux timides Bucks de Milwaukee. Un victoire 105-92 avec un écart montant jusqu’à 25 unités; Los Angeles déroule à la maison face aux hommes du Wisconsin. Les inquiétudes défensives ne s’envolent pas pour autant, on attendra un match contre un ténor ou autre équipe de référence avant de tirer de nouvelles conclusions, cependant la question des 70 victoires fait toujours couler autant d’encre dans les canards spécialisés et papiers internet. On remarquera tout de même qu’après 10 jours d’une médiocrité sans nom en défense on passe du record de 1995-96 (les 72 victoires des Bulls de Chicago-NDLR) à la barre non moins mythique des 70 succès en saison régulière niveau prédiction. Les ors et pourpres version 2008-2009 peuvent-ils écrire une nouvelle page dans le prestigieux livre des Lakers?

 

« C’est la dernière fois que Lakers, record et 70 victoires furent cités dans la presse avec optimisme »

 

Le sujet divise et partage bien entendu, néanmoins la plupart des acteurs ayant connu une saison aussi prestigieuse de près ou de loin ne sont pas les plus optimistes. Lors du premier « Monotoring the Lakers blog 1 » je commençais par citer Randy Brown, actuel assistant coach des Kings de Sacramento, qui après avoir subit la tornade Lakers (alors à 11-1) déclarait croire aux chances de cette équipe. Compliment flatteur lorsqu’on sait que Brown était alors assit sur le banc des Bulls en tant que joueur il y 13 ans. C’est la première et dernière fois que Lakers, record et 70 victoires furent cités dans la presse avec optimisme. Il faut dire que le débat à tellement été discuté ces derniers temps que de nouveaux éléments, et non pas les moins intéressants, commencent à faire surface. Phil Jackson tire le premier en soulevant alors un facteur que personne n’avait encore soulevé: la géographie. Selon lui ses Lakers n’ont aucune chance de battre son précédent record à la tête les Bulls de Jordan et Pippen, principalement à cause de la localité de son nouveau port d’attache. En effet, Los Angeles, ville côtière sur l’océan Pacifique pousse l’équipe à voyager beaucoup plus, contrairement à Chicago ou Détroit, idéalement placées sur la carte. Kobe Bryant reprend alors les propos du maître en ajoutant en avoir beaucoup parlé avec Jackson il y a deux saisons Avion de Lakers il y a près de 70 ans...lorsqu’il convoitait la franchise de l’Illinois. Chicago se trouve en effet à 2-3 heures d’avion maximum des autres franchises NBA, ce qui représente moins de temps de vol et pèse moins lourd dans les jambes des athlètes en fin de saison. Un avantage certain comparé à la cité des anges situé à l’une des extrémité du pays. Un élément loin d’être inintéressant, surtout venant de la bouche de deux acteurs principaux. On peut cependant mettre en doute les paroles de Phil Jackson, après tout nous sommes familier avec les méthodes de l’homme, ce qui en a fait d’ailleurs l’un si ce n’est le meilleur coach du circuit aujourd’hui (je pense toujours que D’Antoni le surpasse offensivement notamment sur les « sequence plays » et match ups offensifs). Phil sait gérer les égos comme personne et utiliser la psychologie sur son effectif. Les exemples sont aussi nombreux que connus. Un des derniers exemples en date reste certainement les faux objectifs donnés aux Lakers lors de leur premier titre en 2000. Il challengeait alors ses hommes au jour le jour en leur donnant des objectifs vraiment difficiles avant de se reprendre et dire « oubliez ça » et avant de considérablement les réduire « contentez-vous déjà de faire cela, ça sera déjà très bien. » La plupart du temps, les joueurs alors vexés réalisaient « l’impossible » pour faire taire le coach une fois de retour au vestiaire. « Ce genre de procédé basic ne marche qu’une saison avec une équipe » commente-t-il amusé avec du recul, « l’année suivant tout le monde sait que vous jouez des « mind games ». Cette année là le message est passé comme une lettre à la poste et Los Angeles remportait son premier trophée depuis 12 longues saisons.

« [...] cette équipe n’est pas assez mature »

Jim Cleamons parlant des Lakers

 

Jim Cleamons et Phil JacksonJim Cleamons prendra ensuite la parole, interviewer quelques semaines plus tard dans le L.A Times. L’actuel assistant coach des Lakers ne croient pas en les arguments de son coach. Les paroles de Jim ne sont pas à prendre à la légère. Il détient actuellement deux des plus prestigieux records NBA,qui, selon lui, sont mieux gardés que jamais. Cleamons assistait déjà le Zen Master sur le banc des Bulls en 95 mais faisait surtout partie de l’incroyable équipe des Lakers en 1971-1972 (dont je publierai cette semaine un court récapitulatif), date du premier titre de la franchise en Californie. Cette saison là, entouré de Jerry West, Wilt Chamberlain et Gail Goodrich, Lalaland explose les livres d’histoires avec 33 succès consécutifs après avoir démarré sur un bilan de 6 victoires pour 3 défaites. Autant d’expérience que de sagesse donc pour un Cleamons qui met des bémols aux chances de son actuelle équipe. Les raison? Pas la durée des voyages en tout cas. On imagine bien que traverser le pays en 2008 est bien moins contraignant qu’en 1972 lorsque le bus venait compléter les road trips qui se déroulaient parfois avec des back to back to back games. On est bien loin des Jets privés et du confort grand luxe du moment. Pas de record des Bulls, ni même de 70 succès pour l’ancien Lakers; « cette équipe au moment où nous parlons n’est pas assez mature pour remporter autant de matchs » s’explique-t-il, « il y a une part de talent bien entendu mais également une part de maturité. Les Bulls des 72 succès avait de la bouteille. » Pas faux. Au moins la plupart des ses gars possédaient une ou plusieurs bagues, Michael et Scottie en tête. La pression médiatique autour du sport américain et plus particulièrement de la NBA peut s’avérer comme le second problème selon lui.A l’heure de l’Internet et de la communication à outrance il est certain que la presse en tout genre affecte le jeu et biaise l’histoire de ligue. Jim Cleamons témoigne déjà de ces méfaits lors de la saison 72 avec les Lakers.

 

 

 

L'image “http://www.sportsecyclopedia.com/nba/lala/1972Laker.JPG” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
Les Lakers de 1971-1972 s’y connaissent en record historique.

33 victoires consécutives pour un bilan de 69-13 trônent toujours dans les livres NBA.

Après 33 victoires consécutives les californiens se retrouvent face au Bucks d’un certain Abdul-Jabbar. Le match qui prend place un dimanche est retransmis sur une chaîne nationale. Tous les yeux des amateurs de sports américains se tournent alors vers des Lakers s’apprêtant à affronter l’actuel champion en titre. Les journaux dissèquent très minutieusement cette rencontre grouillant de symboles. Et il en avait des choses à dire! On regardait certainement la prochaine Finale NBA avant l’heure (le match se déroule le 9 janvier 1972, Lakers et Bucks dominaient la ligue… New York viendra finalement à bout des Bucks en finals de conférence), Bill Sharman ancien Celtic coache alors Milwaukee et comble du destin, en battant les Hawks 104-95 le 21 décembre précédent, Los Angeles efface des tablettes le record NBA des 20 succès consécutifs accompli par ces mêmes Buck un an plutôt. Revanche est le gros titre de plus d’un quotidien ce jour là. Les Bucks l’emportent 120-104 s’appuyant sur les 39 points, 20 rebonds 10 contres et 5 passes de Jabbar qui ridiculise au passage le grand Wilt Chamberlain. Fin de série pour L.A. L’équipe terminera tout de même l’exercice 72 avec un bilan record (jusqu’au Bulls de 95) de 69 victoires pour 13 défaites. « Lorsque vous approchez un record mythique tout à coup ça devient hype, vous attirez les projecteurs. » affirme Cleamons, « vous réalisez l’amplitude de se que venez d’accomplir. Nous jouions Milwaukee ce dimanche devant des millions de téléspectateurs et ils nous ont humilié comme si nous leur avions volé quelque chose. » Quelque part c’était vrai… Sans remonter si loin on se souvient des problèmes identiques qu’avaient rencontré Chicago près de 23 années plus tard. Jordan revenait des 17 mois de retraite pour une saison complète, Rodman venait compléter un effectif orphelin de l’emblématique Horace Grant. A mesure que le record approchait le pression augmentait. Avec seulement 3 défaites lors des 42 premiers matchs, Chicago sent tremble et perd face à des adversaires totalement à leur portée. 7 défaites sur les 40 dernières rencontres, le record des Lakers est battu mais les joueurs expliqueront tous qu’à l’approche des playoffs et d’un challenge plus grand, cette expérience reste une pression supplémentaire inutile. « C’est comme jouer un match de playoffs chaque soir » est la phrase qui stigmatisera le plus cette chevauchée incroyable.

 

« C’est comme jouer un match de playoffs chaque soir »

 

Les Boston Celtics ont plus de chances d'établir ce record que les actuels Lakers de Los angeles.Parler d’un tel record aussi tôt dans la saison est la dernière chose à faire surtout si l’objectif final dépasse cette simple addition de matchs. Bien entendu, dans la course à la plus grande équipe de tous les temps, on ne peut s’empêcher de comparer l’incomparable. Pour autant les Bulls de 95 ne sont pas la meilleur équipe de l’histoire (Celtics 60′s, Lakers 1972, Lakers 2001…). En vu des dernières prestations les californiens sont encore très loin d’un tel record dans une ligue beaucoup plus forte et homogène que par le passé. Quand bien même, si une équipe possède une chance de venir chatouiller Chicago, Boston, actuel leader de la ligue avec 20 victoires pour 2 défaites, s’impose comme le candidat idéal. Si vous souhaiter regarder ce que la pression médiatique peut faire à une équipe jetez un œil à la rencontre de jeudi entre Celtics et Wizards. Une victoire de plus permettrait aux Celtics d’établir un record de franchise pour le meilleur début de saison de leur histoire. L’an passé les C’s ont déjà eu une chance de battre le record de 1964 mais une défaite le jour J les en a privé…

 

 

 

Publié dans HGO Chronicles, NEWS | 1 Commentaire »

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