Ron Artest: A Tru Warrier Bio

Posté par Master Zen le 15 juillet 2009

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Ron Artest a rejoint les Lakers! Bonne ou mauvaise nouvelle, certains fans ne savent pas quoi en penser, toujours dans les clichés du bad boy fou d’Auburn Hills. Vous pensiez connaître Ron Artest? lakers.unblog.fr vous invite à le découvrir réélement…

Il est de ces sportifs américains dont l’excellence n’a d’égal que sa controverse, dont les performances n’égalent que ses écarts de conduite et dont le génie n’a de plus proche voisin que sa folie. Il y a Chad Johnson, Terrell Owens ou encore Denis Rodman… Et il y a Ron Artest. Un joueur NBA qui a déjà marqué son sport. L’un si ne n’est le meilleur ailier défenseur de l’histoire de la ligue mais aussi l’un des plus décrié de son temps. Un homme simple que vous aimeriez sûrement rencontrer dans la rue; Mais que vous détesteriez rencontrer sur le terrain. Voici son histoire…

QueensBridge

Né le 13 Novembre 1979, Ron Artest est l’aîné d’une famille de 6 enfants et grandit dans le quartier du Queens à New York .Ron a passé son enfance dans une maison vetuste de deux chambres où s’entassaient dix personnes (les deux parents, les six enfants plus deux neveux), entourés des activités des gangs et des traffics de drogue. Son père, ancien marine américain et boxeur poids lourd au caractère bien trempé, battait sa mère et a tout d’abord poussé son fils à la boxe, « pour l’endurcir ». Témoin de la détérioration du mariage de ses parents et des nombreuses disputes conjugales, il voit ensuite son père quitter la maison familiale après quelques années et c’est à partir de là que les problèmes de comportements de Ron se manifestent. A huit ans, il voit un psychologue. Sa suggestion thérapeutique ? Le Basketball.

Dès lors l’univers de Ron ne va tourner qu’autour de deux choses. Deux choses qui font bien la renommée de Queensbridge : Le rap et le basketball. Le gamin est talentueux dans les deux domaines et a cette incroyable capacité à ne renoncer devant aucun challenge. Sa vraie passion pour le basket ne débute que lors de la séparation définitive de ses parents. A 13 ans, il traîne jour et nuit à la recherche de terrains, de matchs pour s’améliorer et se vider l’esprit des problèmes de chez lui. Sur les playgounds, il ne rechigne devant rien ni personne. Attaque, défense, Ron se dépense sans compter et ne discute rien sur les règles ou les fautes malgré de fréquentes altercations avec ses adversaires

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Ron intègre Riverside Church, équipe AAU (NDRL : association de sports amateur aux USA qui peut notamment servir aux jeunes de tremplin vers l’université). Là, l’intensité et la compétitivité de Ron ne cessent d’augmenter avec le niveau de jeu et la concurrence si bien qu’il finit pas ne plus distinguer ses coéquipiers de ses adversaires. Lors d’un tournoi à Phoenix, alors que son équipe s’échauffait sur le parquet avec des séries de layups, Ron se dispute violemment avec son coéquipier Elton Brand. Les mots précèdent les gestes et une violente bagarre éclate entre les deux futurs joueurs NBA sur le terrain devant un public ébahit. Un des personne présente dans les gradins ce jour là était le coach de l’université de Saint John, Fran Fraschilla, qui tomba sous le charme et décida immédiatement de l’avoir dans son équipe.

Il passe d’abord par le lycée, à Manhattan LaSalle Academy. Considéré comme une force de la nature par son coach, Bill Aberer, c’est ici qu’on lui trouve son surnom de « True Warrior ». Lors de sa dernière année, il mène son équipe à un bilan parfait de 27-0, est séléctionné au McDonalds All-America (NDRL : All Star Game des Lycées) et est élu Co-Joueur de l’année de la ville de New York .


La révélation

Prisé par de nombreuses universités dans tous le pays, il choisira finalement de ne pas s’éloigner et rejoindra Fran Fracschilla à Saint John, le coach qui l’a découvert de sa fameuse baston avec Elton Brand. L’université se situant à sept stations de métros de chez lui.

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Saint John est une bonne équipe qui regorge de talent tels que Zendon Hamilton ou encore Felipe Lopez mais il manque à cette équipe un véritable esprit de gagnant pour prétendre à des objectifs nationaux. Chose que va apporté Ron Artest en arrivant dans l’équipe, son intensité effraiera autant ses coéquipiers que ses adversaires. Encadré par Fraschilla qui va se servir de son ultra compétitif pour le transmettre aux autres joueurs de l’équipe, Ron terminera sa première année, 1997-1998, avec 11.6 points et 6.3 rebonds par match et recevra les honneurs du Big East All Rookie et des All Tournament Teams. Saint John terminera avec un bilan de 22-10 et entrera dans le tournoi NCAA pour la première fois en 5 ans.

Fraschilla est remplacé l’été suivant par Mike Jarvis qui va se presser de rencontrer Artest en tête-à-tête pour établir un lien de confiance avec lui. L’objectif est clair : Le Final Four.
Cette saison là, 1998-1999, Ron mènera l’université jusqu’à la March Madness pour la première fois huit après sa dernière apparition avec 15 points, 6 rebonds et 4 passes de moyenne par match. Il sera élu dans la First-Team All Big East et sera nominé pour le Woodson Award qui récompense le meilleur joueur universitaire. Il est également diplômé en mathématiques.

L’été suivant, lors d’une conférence de presse à Queensbridge, Ron Artest annonce qu’il quitte Saint John pour se présenter à la draft et rejoindre les rangs pros, remerciant au passage toutes les personnes qu’il a connu.

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Chez les grands

La Draft 1999 voit Elton Brand, son ancien coéquipier de Riverside Church, sélectionné en premier choix par les Bulls. Rip Hamilton et son voisin de QB Lamar Odom sont également choisit tôt. Ron espère de tout son cœur les Knicks, l’équipe de ses rêve. Mais les new-yorkais avec leur 15ème pick choisiront Frederic Weis pour l’une de leur plus grande erreur de draft. Ron est finalement choisit juste après au 16ème pick par les Bulls et rejoint la scène avec un énorme sourire pour serrer la main de David Stern. Les deux hommes se rencontreront à nouveaux de nombreuses fois…

Les Bulls sont en pleine reconstruction et sortent d’une saison à 13-69 après leur titre de 1998 et les départs de Jordan et Pippen. Pour Ron, cette saison rookie, 1999-2000, ne sera guère plus réjouissante pour sa nouvelle équipe qui finira avec 17 victoires mais lui et Elton Brand se feront piliers de la franchise après le départ de Tony Kukoc. Ron termine meilleur passeur et second meilleur marqueur de l’équipe (12 points, 2.8 passes) avec le deuxième meilleur temps de jeu et est également dans le Top 20 NBA des meilleurs intercepteurs. Il est donc logiquement élu dans la NBA’s All Rookie Second Team.

Il se forge également une réputation de solide défenseur mais son style hyper-agressif et ses pénétrations souvent délirantes obligent le coach Tim Floyd à le sanctionné plusieurs fois. Cette frustration ajouté à la compilation de défaites plus humiliantes les unes que les autres forcent Ron à donner le meilleur de lui même chaque fois qu’il est sur le parquet.

Lors de la saison suivante, 2000-2001, les Bulls terminent dernier de la ligue malgré de nombreux renforts comme Brad Miller, Ron Mercer ou encore Jamal Crawford. Il terminera meilleur intercepteur de l’équipe et 7ème de toute la ligue avec 2.0 ballons volés par match. C’est lui qui prend désormais le meilleur joueur de l’équipe adverse en défense. Troisième meilleur marqueur et passeur des Bulls, il sera également celui à disputer le plus de rencontres et commence à se faire un nom parmi les meilleurs ailiers de la ligue. Son intensité et sa combativité font de lui un des joueurs favoris des fans, malgré une troisième saison sous les 20 victoires, et incitent souvent ses coéquipiers à faire de même.

Avant la saison 2001-2002, Michael Jordan prépare son come-back chez les Wizards. Pour cela, his airness s’entraîne au gymnase d’entraînement des Bulls. Issu d’une enfance modeste et très sensible sur le sujet financier, Artest a même travaillé les dimanche dans un magasin de vente de matériel électronique lors de sa saison rookie, ce qui lui vaudra déjà plusieurs critiques.

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Lors d’un entraînement au gymnase, un un-contre-un se monte entre Ron Ron et sa majesté. Jordan se moque de Ron Artest à propos de sa “pauvreté” par rapport à lui et le chambre sur sa condition. Trop pour Artest qui explose et l’ejecte violemment au sol, ce qui brise deux côtes à MJ.

Toujours lors d’un entraînement des Bulls, il était tellement frustré qu’il a tenté de bougé une machine de musculation qui pesait environ 1 tonne et l’a réellement bougé.

Les Bulls vont encore galérer lors de cette saison et terminer à nouveau dernier à l’Est et Ron manque les 23 premiers matchs à cause d’un doigt cassé. Toujours en délicatesse avec Tim Floyd, les choses changent lorsque ce dernier est viré à Noël et remplacé par Bill Cartwrith, qui laisse plus de liberté et à Ron. Son jeu s’en ressent et il effectue de très bon match entre 15 et 20 points, de multiples rebonds et interceptions par match.

Destination idéale

Artest trouve vite des admirateurs et notamment Donnie Wash, le GM des Pacers qui cherche un ailier à conscience défensive. Avant la deadline, il est échangé avec Brad Miller, Ron Mercer et Kevin Ollie dans un big trade avec Indiana contre Jalen Rose, Travis Best et Norman Richardson. Et là c’est un rêve, Ron s’épanouit sous les ordres d’Isiah Thomas dans une équipe playoffable.

Joueur favoris de Thomas, Ron manque de réaliser le cinquième quadruple double de l’histoire, enregistrant 24 points, 9 rebonds, 9 passes et 8 interceptions face à Miami au mois de mars. Emmené par Jermaine O’Neal et Reggie Miller, Indiana termine la saison avec un bilan de 42-40 et s’offre un premier tour de Playoffs contre les Nets.

Le premier match de Playoff pour Ron lors du Game 1 sera celui dont il est le héros en fin de match, interceptant trois ballons en 1 minutes 30 pour donner aux Pacers un avantage qu’il ne lâcheront pas. La série ira jusqu’au cinq matchs (NDLR: à l’époque le format du 1er tour) et les Nets remporteront finalement la série, malgré tout les problèmes posés par la défense de Ron, en remportant ce Game 5 décisif en double prolongation.

L’été qui suit, Ron subit une opération à coeur ouvert. Le lendemain, contre l’avis médical, il rejoint le camp des Pacers pour jouer au basket mais ressent rapidemment une large douleur à la poitrine. Finalement prudent, il quitte l’entraînement… Pour revenir le lendemain.

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Un mauvais modèle…

La saison 2002-2003, sa première complète avec Indiana, s’annonce merveilleuse après avoir signé un gros contrat à long terme pour 42 millions de dollars. Lors d’un entraînement, il veut jouer en peignoir mais est vite rappelé à l’ordre. Toujours considéré comme une troisième voir quatrième option, ses coéquipiers apprécient néanmoins sa contribution en sortie de bain ou en short et Ron affiche 15.5 points par match tout en étant le meilleur intercepteur de l’équipe avec 2.3 ballons volés chaque soir. Plusieurs écarts de conduites dont une caméra de télévision cassé au Madison Square Garden, 14 fautes techniques sifflés, 12 matchs de suspensions dont 4 après une violente confrontation avec le coach Pat Riley et 150 000 $ d’amende cumulés lui coûteront certainement le titre de meilleur défenseur de l’année dont il finira second au vote derrière Ben Wallace.

Les Pacers commencent l’année en trombe avec 34 victoires avant le all star break mais la finiront sur les rotules avec seulement 14 victoires après les festivités d’Atlanta. Ils se font à nouveau éliminés au premier tour en 6 matchs par les Celtics malgré 19 points par match de Ron sur la série et une défense énorme sur Paul Pierce.

Quelques semaines plus tard, Ron se marrie avec sa petite amie de toujours, Kimsha.

Le gros contrat signé par Jermaine O’Neal pendant la off-season annonce clairement la politique du club: reconstruire autour de JO et de Ron Ron après 3 éliminations au premier tour des Playoffs consécutives.

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Une saison en apogée…

Une belle amitié naît entre les deux ailiers, leaders de la franchise et cela va se traduire sur tous les parquets du pays. O’Neal et Artest combinent en moyenne chaque soir 40 points et forment l’un des meilleurs duo de la ligue en 2003-2004. Rick Carlisle a pris la place de Thomas et installe une jeu défensif de premier ordre sous l’impulsion de Ron, qui prend automatiquement chaque star de l’équipe adverse. Malgré quelques clashs publiques avec le coach notamment sur son refus d’entrer dans ses systèmes, la mayonnaise prend. Individuellement, il gagne sa première sélection au All Star Game et contient ses collègues all star adversaires à 8.6 points en moyenne. Il est enfin élu Defensive Player Of the Year, reçoit le plus de votes dans la NBA First Defensive Team et est également élu dans la NBA Third Team. Les Pacers terminent avec le meilleur bilan NBA, 61-21 et Ron mène les Pacers en étant le meilleur marqueur lors des premier et second tour des Playoffs victorieux face à Boston puis Miami. Mais il se troue ensuite en finale de conférence face aux Pistons avec plusieurs bévues sur des possessions importantes.

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… Et une en enfer

A l’orée de la saison 2004-2005, il change son numéro pour le #23, en hommage à Michael Jordan et est considéré comme l’un des 10 meilleurs joueurs à son poste. Il commence la saison à 25 points de moyenne après sept rencontres mais manque les deux premiers matchs, suspendu par Rick Carlisle après avoir demandé un mois de vacances prétextant la fatigue due à la promotion de son nouvel album de rap. Le 19 novembre est le jour qui voir le fameux Brawl Pistons vs Pacers. A l’origine de l’émeute après une grosse faute sur Ben Wallace en toute fin de match, les images de Ron se ruant dans les tribunes cravaté un fan après avoir reçu un goblet de boisson en provenance du public et mettant un fan qui se présentait devant lui KO sur un punch vont faire le tour du monde, dégradant l’image de la NBA. David Stern prononcera la plus grosse suspension de l’histoire avec 73 matchs soit le reste de la saison à l’encontre de Ron, qui profitera de cet exil pour produire un album de rap expliquant les faits. Cette bagarre marquera la fin des Pacers sur les devant de la scène NBA.

Son premier album: « My World« , sorti en 2006, est loin du cliché du bad boy qu’on lui prête. Ron évoque de multiples thèmes avec sincérité et sans vulgarité dont « Corroner », où il rend hommage à un ami disparu ou encore « Hush » où il tente d’expliquer ces faits controversés.

Il reste néanmoins en forme en continuer de s’entraîner avec son frère Daniel et profite passe plus de temps avec sa femme et ses quatres enfants.

Retour donc pour la saison 2005-2006. Nouveau Ron? Nouveau numéro en tout cas. Il laisse le #91, qu’il portait en hommage à Dennis Rodman, pour enfiler le #15, son numéro de lycé et d’université. Néanmoins, il ne se sent plus chez lui à Indiana où il ne s’entend plus avec ses coéquipiers, Jermaine O’Neal en tête, et le GM Larry Bird. Ron demande rapidement un trade après quelques semaines de saison régulière.

Placé sur la liste inactive pendant un temps, son voeux est enfin exaucé début 2006 lors que les Pacers l’envoie à Sacramento en échange de Peja Stojakovic.

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Franchise Player…

A Sacramento, il change à nouveau de numéro pour le #93, qui représente selon lui “QB”, QuensBridge (Le “9″ qui ressemble au “Q” et le “3″ qui ressemble au “B”). Il s’affirme alors comme le go-to-guy d’une équipe en menant les Kings à accrocher la dernière place qualificative en Playoffs et affiche 17 points, 5 rebonds, 4 passes et 2 interceptions de moyenne par match. Il mènera la vie dure aux Spurs, qui devront s’employer pour éliminer Ron et sa team lors du premier tour. Il est aussi suspendu un match lors de la série pour un coup de coude sur Manu Ginobili. Ron propose une partie de son salaire à la franchise pour garder Rick Adelman comme coach, en vain, puisqu’il partira pour entraîner les Rockets.

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… Et criminel

Malgré ses multiples actions caritatives d’éducation en faveur des jeunes défavorisés et notamment son association « XCEL University » qui s’efforce d’éloigner les jeunes de la rue et de la délinquance, l’image de Ron se s’embellit pas, loin de là à cause plusieurs incidents. L’un des plus médiatiques en janvier 2007 pour une négligence d’animaux domestique sur son chien, qui souffrait de dénutrition et le second quelques mois plus tard pour avoir été arrêté pour violences domestiques après un appel au secours de sa femme, Kimsha, qui portera plainte contre lui. Il sera suspendu indéfiniment par les Kings pour ces multiples problèmes judiciaires au cours de la saison 2006/2007. En plus de 10 jours de prison et plusieurs travaux d’intérêt généraux, Ron sera suspendu 7 matchs par la NBA et son club en début de saison 2007/2008, toujours pour ces mêmes évènements. Saison qui sera sa meilleure au scoring avec 20.5 points de moyenne.

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Un nouveau départ

Réclamant son départ tout l’été 2008, Ron est échangé pour Bobby Jackson et part donc à Houston où il retrouve Rick Adelman, qu’il a toujours apprécié. Dès son arrivé, adopté par les fans comme un rock star, il est le joueur qui reçoit la plus grande ovation lors du match d’ouverture de la saison. Néanmoins son comportement avait soulevé les doutes de Yao Ming, l’une des stars de l’équipe avec Tracy McGrady, qui avait fait par se de ses interrogations à la presse lors des JO de Pékin.

Ron Artest répondra… Des paroles bien plus parlantes en VO:

Citation:
“I understand what Yao said, but I’m still ghetto[…] That’s not going to change. I’m never going to change my culture. Yao has played with a lot of black players, but I don’t think he’s ever played with a black player that really represents his culture as much as I represent my culture. Once Yao Ming gets to know me, he’ll understand what I’m about.[…] If you go back to the brawl, that’s a culture issue right there. Somebody was disrespecting me, so he’s got to understand where I’m coming from. People that know me know that Ron Artest never changed”

 

Les deux hommes s’expliqueront et tout rentrera dans l’ordre rapidemment. A Houston, Ron accepte de faire des concessions et de débuter sur le banc. Son début de saison est gâché par les blessures et les Rockets sont à la traîne à cause de son absence conjugée à celle de Tracy McGrady. T-Mac va par la suite définitivement être blessé pour la saison et c’est à ce moment là que Ron Artest se révèle comme le leader de cette équipe, en attaque comme en défense. Son association avec Yao Ming et la paire de défenseur qu’il fait avec Battier permet aux texans de se projet dans les hauts du classement de la conférence Ouest. Ron termine la saison avec plus de 17 points, 5 rebonds et 3 passes de moyenne.

Grâce à son impact, et notamment en défense sur Brandon Roy, les Rockets passent enfin un premier tour des Playoffs pour la première fois en 7 ans et mènent ensuite la vie dure aux Lakers en sept matchs où Ron offrira une nouveau chapitre dans l’histoire des duels avec Kobe Bryant, ejecté lors du Game 2 après s’être frictionner avec la star de Los Angeles puis à nouveau dans le Game 3 après une faute flagrante sur Pau Gasol en fin de match.

Ron et Kobe qui sont cependant de grands amis, qui se respectent enormément hors du terrain mais lorsqu’il sagit de gagner, les deux hommes ne se font pas de cadeaux.

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Enfin un ange

Et en juillet 2009, le rêve de Ron se réalise finalement. Free Agent, il rejoint les Lakers et Kobe pour 5 ans, affirmant qu’il a toujours voulu jouer sous les couleurs pourpre et or et jouer aux côtés du MVP des Finals 2009. Ron arrive à L.A en acceptant un salaire plus bas dans le but ultime de remporter une bague de champion.

Sous les ordres de Phil Jackson, un coach qu’il admire profondement, nul doute que le nouveau Big Three Bryant-Gasol-Artest sera dans la course cette saison pour le back-to-back.

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James Worthy

Posté par Master Zen le 31 janvier 2009

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By Iron

L’histoire de James Worthy commencera par croiser celle de Dean Smith à North Carolina. Joueur déjà réputé au lycée, il emmène avec d’autres futures stars NBA (Sam Perkins, Michael Jordan!) les Tar Heels au titre NCAA 1982.

Son second coup de chance, c’est le fait que les Lakers, récent champion 1982, grâce au trade de Don Ford en 1980 aient récupéré le premier choix de la draft 1982 à l’origine destiné aux Cavs de Cleveland! Ainsi James Worthy arrive dans une équipe qui compte déjà dans ses rangs des joueurs illustres tels que Kareem Abdul Jabbar, Jamaal Wilkes, Norm Nixon, Michael Cooper ou encore Bob McAdoo! Auréolé de son titre de meilleur joueur de la finale universitaire, il pose donc ses valises à L.A.

Il repartira 12 ans plus tard avec 3 titres de champion NBA et un titre de MVP de la finale ’88 où il réalisa son premier triple double lors du match 7, gagnant ainsi ses galons de joueurs décisifs. En effet, ses moyennes en play offs enflent à 21 points et plus de 5 rebonds de moyenne! Plus la pression augmente, meilleur était James Worthy d’où son surnom de « Big game James« .

Sa première saison chez les pros est remarquable plus de 13 points et plus de 5 rebonds par match, il est unanimement élu dans l’équipe de l’année rookie mais rate les play offs sur blessure. Néanmoins, l’apprentissage dans l’ombre d’un Jamaal Wilkes encore au top de sa carrière se poursuit, et Worthy accepte sans discuter ce rôle à L.A. obtenant par ce fait, la sympathie et le respect de ses coéquipiers.

1983-1984: Un trade envoie Norm Nixon aux Clippers en échange de la draft de Byron Scott, Worthy débute 53 matchs dans la saison. Arrivé en finale Los Angeles perd en sept manches face aux Celtics de Bird. Déjà Worthy hausse considérablement son niveau lors des 21 matchs de play offs qu’il dispute au cours de cette saison.

L’esprit de revanche suite à cette finale perdue anime toute l’équipe des Lakers au cours de la saison 1984-85. L.A. domine la ligue en saison régulière, le showtime fonctionne à merveille. Ils finiront second de la ligue à une victoire de leurs éternels rivaux Boston. Ils retrouvent ces derniers en finale en ayant perdu que 3 matchs au cours des play offs! Cette fois ci, ils l’emportent en 6 matchs. Selon Worthy, ce titre NBA 1985 a été son titre le plus important car remporté au Boston Garden.

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La meilleure saison statistique arrive en 1985-86 pour Worthy. Néanmoins, le titre NBA repartira pour Boston, les Rockets des tours jumelles Olajuwon – Sampson empêchant L.A. d’aller à nouveau défier les Celtics. Ce sera la seule saison de la carrière de Worthy où sa moyenne de points n’augmentera pas en play offs !

Les deux années qui suivent sont les plus belles de L.A! Back to back! Champions en 1987 et 1988, les Lakers dominent la ligue. Ils gagnent 65 et 62 matchs au cours de ces deux saisons régulières, terminant premier de la ligue à chaque fois. Deux titres arrachés en 6 matchs face à Boston en 1987 et en 7 matchs face à Detroit en 1988 devenant ainsi la première équipe depuis les Celtics des ’60 à réaliser la passe de deux. Au cours du match 7, Worthy réalisa probablement son meilleur match en carrière: 36 points, 16 rebonds, 10 passes lors de la victoire 108-105 face aux Pistons s’adjugeant par la même occasion le titre, amplement mérité, de MVP des finales.

Le rôle de Worthy au sein des Lakers continue d’évoluer, il devient plus important chaque saison! pourtant Detroit sweepera L.A. lors de la finale 1989, les Lakers perdront en 1990 face à Phoenix en demi-finale de conférence puis en 1991 en finale face aux Bulls de Chicago après avoir remporté le premier match de la série dans l’Illinois. Durant ces années, Worthy continue de jouer un basket énorme, plus de 20 points et 5/6 rebonds par match, il est sélectionné par deux fois dans la troisième équipe de la ligue.

Worthy jouera trois ans supplémentaires avant de se retirer après la saison 1994. Il reste dans l’histoire l’un des joueurs les plus clutchs et les plus efficace en post season, son pourcentage de réussite en play offs est l’un des 10 meilleurs de l’histoire (54.4%).

Son numéro #42 a été retiré par les Lakers et il fit son entrée au Hall of Fame en 2003.

 

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Lakers.unblog.fr tient à remercier particulièrement Iron l’auteur de cette biographie pour son aimable autorisation.

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Michael Cooper

Posté par Master Zen le 11 janvier 2009

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Si le ShowTime des années 80 ont été marquées par la puissance offensive de Magic et Kareem Abdul-Jabbar, un homme n’est pas étranger aux cinq titres glanés par les pourpres et ors lors de cette glorieuse période. Michael Cooper fût l’energizer de cette équipe, un joueur de devoir qui a énormément apporté.

 

Après une brillante carrière universitaire à l’université de New Mexico où il fût nommé dans la All Western Athletic Conference First Team, Cooper est drafté par les Lakers au troisième tour de la draft 1978 en 60ème pick. Les Lakers sortent d’une saison à 45 victoires et une qualifications en Playoffs et possèdent déjà des piliers que sont Jabbar, Wilkes, Dantley ou encore Nixon. 

La première saison de Cooper sera difficle. Seulement 3 matchs joués et une élimination précoce en Playoffs, le rookie ne trouve pas sa place. Tout change pourtant la saison suivante avec l’arrivée d’un gamin nommé Earvin Johnson. Du haut de ses 2m01, le très filiforme Cooper est très vite remarqué pour ses qualités défensives et sa polyvalence. Il pouvait jouer aux postes 1, 2 ou 3 mais était très souvent utiliser en poste 2 ou 3 pour prendre le meilleur joueur adverse. Il est une pièce importante de l’équipe championne en 1980, sortant du banc pour apporter sa grosse défense.

Lors de sa troisième saison il est enfin reconnu comme l’un des meilleurs défenseurs de la ligue en honorant sa première sélection en All NBA First Defensive Team. Cooper sera nommé huit fois en tout dans les All NBA Defensive Team, dont cinq fois dans la première avec comme point d’orgue le titre de Defensive Player Of The Year lors de la saison 1986-1987. Un petit exploit car Cooper n’était qu’un simple bon sixième homme. Il reste le seul Laker a avoir remporté ce trophée. Reconnu par les médias et par les coaches, Cooper était également respecté par ses contemporains. Larry Bird lui faisant même le plus beau des compliments en déclarant qu’il était le meilleur défenseur qu’il ait eu à affronté durant toute sa carrière.

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Très populaire auprès des fans du Forum qui scandaient des « Coooooop » chaque fois qu’il touchait le ballon  ou encore ces alley-oop baptisés  »Coop-a-loop » par le regretté Chick Hearn, il n’a cependant jamais été sélectionné au All Star Game, sans doute à cause de stats trop faibles. Cooper à des moyennes de 8.9 points, 4.2 passes, 3.2 rebonds, 1.2 interceptions et 0.6 contre par match en carrière en 12 saisons, toutes passées chez les Lakers. Mais « Coop » se fichait des stats, de la gloire personnel. C’était un joueur de devoir, qui n’avait d’autre intérêt que la gagne à tout prix. Mener la balle, shooter pour créer des espaces à Jabbar et Worthy, prendre la star adverse en défense, il pouvait tout faire, faisant ce que Riley lui demandait et était prêt à tout pour progresser et aider l’équipe à gagner. Ses cinq bagues de champions en sont la meilleure preuve.

 

Après sa carrière de joueur professionnel entièrement passé aux Lakers, Michael Cooper reste à la maison, sa deuxième maison: Los Angeles. Il rejoint Jerry West dans le Front Office comme assistant GM pendant trois ans avant de servir comme assistant coach de Magic en 1994 et Del Harris entre 1994 et 1997. En 1999 il devient assistant coach des Los Angeles Sparks et aide l’équipe WNBA à atteindre les Playoffs pour la première fois de son histoire. Quelques mois plus tard il est nommé head coach de l’équipe et avec un bilan de 28-4, il est élu WNBA Coach of the Year et remportera deux titres en 2001 et 2002 en trois finales. Après une élimination précoce en Playoffs en 2004, Cooper quitte les Sparks pour rejoindre le staff des Nuggets de Denver en NBA comme assistant de Jeff Bzdelik qui se fera virer au bout de 24 matchs. Cooper assure l’intérim comme head coach jusqu’à ce que George Karl reprenne l’équipe. Là Cooper occupera la fonction de scoot jusqu’à la fin de la saison. Il est ensuite engagé comme coach des Albuquerque Thunderbirds en NBDL pendant deux saisons, 2006 et 2007 avant de retourner aux Sparks, où il est actuellement le head coach.

 

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Gasol, le guerrier de l’ombre

Posté par oztrak le 29 novembre 2008

Pau Gasol, le guerrier de l’ombre

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Pau Gasol, l’Espagnol des Lakers est bien souvent mis en retrait par rapport à la superstar Kobe Bryant. Pourtant, le vice médaillé Olympique lors des derniers Jeux Olympiques, est en grande partie responsable du bon début de saison des Lakers. Histoire d’un gars de l’ombre au potentiel sans limite.

C’est le 16 juillet 1980 que Marisa Sáez donna la vie à Pau Gasol. L’Espagnol va s’intéresser au basket lorsque la Dream Team va venir à lui lors des JO 1992. Jouant alors avec son école, Alvirne. A l’époque, le jeune Pau jouait en meneur/ailier, faisant d’ailleurs preuve d’une vision du jeu assez exceptionnelle pour son jeune âge. Faisant preuve d’un bon niveau, le célèbre Barcelone s’intéresse alors à lui, ce jeune prodige que l’on compare déjà à Toni Kukoc. A l’âge de 16 ans, il intègre la formation junior du club Catalan, la même année que son entrée en école de médecine, avec laquelle il va déjà se forger un palmarès pour le moins admirable puisqu’à l’âge de 18 ans il gagne, entre autre, le championnat FIBA des moins de 18 ans et l’Albert Schweitzer. La saison suivante, il intègre alors l’équipe pro de l’équipe, ne faisant office que de figuration puisqu’il ne verra le parquet que 11 minutes sur la saison, accrochant toutefois à son palmarès un premier titre de champion d’Espagne. Malgré son faible temps de jeu, pas mal d’équipe NCAA s’intéresse déjà à lui, lui offrant la possibilité de combiner ses études de médecine et le basket. Mais le Barça aura fait le forcing pour finalement garder leur poulain. Lors de la saison 99-00, il va prendre un peu plus d’importance, jouant en moyenne une quinzaine de minutes par match. Une année de transition et d’apprentissage pour le jeune Pau, alors âgé de 20 ans. Le calme avant la tempête… La saison suivante, Gasol va littéralement exploser au point de prendre une nouvelle dimension au sein du championnat Espagnol. Il ne va pourtant jouer « que » 23.8 minutes par match, affichant malgré tout des moyennes de 11.3 points et 5.2 rebonds. Il sera nommé MVP cette saison et mènera son équipe à la consécration suprême : Barcelone réalise le doublé coupe/championnat, ce qui n’était plus arrivé depuis 1988.

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Durant l’été, il se rend en Turquie pour disputer, avec l’équipe nationale D’Espagne, l’EuroBasket. Entouré de joueurs tels que Jorge Garbajosa, Carlos Jiménez, Juan Carlos Navarro, Gasol va malgré tout finir meilleur marqueur de son équipe avec un peu plus de 17 points par match, ce qui constitue le 6ème meilleur average tous joueurs confondus du tournoi. Malgré son jeune âge, il se montre donc en leader et fait gagner la médaille de bronze à son équipe, avec une victoire contre l’Allemagne, 99 – 90 lors du « Third place Game « . Cette génération, qui est encore toute jeune, est destinée à être la relève des anciens. On verra par la suite que la « Juniores de Oro « comme on les appelle, aura la possibilité d’exploser, tant sur le plan collectif que personnel, la plupart ayant fini dans un grand club d’Europe ou en NBA. Pour ce qui est des résultats avec l’équipe nationale, j’aurai l’occasion de les évoquer un peu plus tard.
L’entrée dans la grande ligue

Fort de ses stats, l’Espagnol, qui est souvent comparé à Toni Kukoc à l’époque, est prévu dans les 5 premiers lors de cette draft. Il ne lui faudra pas autant de choix pour séduire une équipe puisque ce sont les Hawks, détenteurs du 3ème tour de draft cette année là qui vont le drafter. Il ne jouera cependant aucun match sous les couleurs de l’équipe de Géorgie puisqu’il sera tradé avant même le début de saison, se rendant dans le Tennessee pour rejoindre l’équipe des Memphis Grizzlies, qui viennent d’ailleurs de quitter Vancouver. Pour l’anecdote, Lorenzen Wright et Brevin Knight le suiveront en échange de Shareef Abdur-Rahim, qui a depuis quitté les parquets.
Très vite Gasol confirme le bien que l’on pense de lui puisque lors de son tout premier match NBA, il ne score pas moins de 27 points ! Sa première saison sera à la hauteur de toutes les espérances. Pau réussit une année de rookie qui promet un très bel avenir en NBA : 17,6 points, 8,9 rebonds, 2.06 blocks et 2,7 passes par match en un peu plus de 36 minutes par match, réalisant un double double dans 35 de ses 82 matchs disputés. Il sera rookie du mois en Novembre, Janvier et Mars. Meilleur rookie dans 4 catégories ( points marqués, rebonds, % au shoots, blocks), c’est logiquement qu’il sera élu Rookie of the Year. Mais malgré ses stats impressionnantes et les quelques bons joueurs qui l’entourent ( Shane Battier, drafté également en 2001, Jason Williams, Lorenzen Wright… ) il n’arrive pas à faire décoller sa franchise qui termine la saison avec un horrible 23 V – 59 D soit le 3ème moins bon average de la saison.

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Pour son année de sophomore, l’Espagnol va à nouveau vivre un calvaire collectif, commençant la saison par un 0 – 8 qui aura d’ailleurs raison du coach, Sidney Lowe. Ce sera Hubie Brown qui viendra reprendre les rênes de l’équipe mais sans grande réussite toutefois puisqu’il terminera la saison avec un record 28 V – 46 D, ceci cumulé au 0 – 8 initial donne donc un bilan de 28 victoires pour 54 défaites avec un effectif presque identique à celui de la saison passée. Gasol est trop souvent lâché par ses coéquipiers, fréquemment sujets à des blessures puisqu’il est le seul de son équipe à disputer les 82 matchs de la saison régulière. Et malgré les arrivées de Mike Miller et Ryan Humphrey contre le rookie Drew Gooden et Gordan Giricek, les playoffs sont donc encore loin pour Pau. Mais sur le plan personnel, il ne cesse d’impressionner, faisant encore mieux que lors de la saison passée. 19 points, 8.8 rebonds, 1.8 blocks et 2.8 assists, tels sont ses stats en fin de saison. Il sera le leader des Grizzlies dans pas mal de stats tel que les points, les rebonds, les blocks, les minutes jouées ( 36 par match), le % au shoots ( 51 % ) et enfin le nombre de double double réalisés avec 32, soit 3 de moins que la saison passée. Sur l’espace d’un match, il est capable de grandes choses comme en témoignent ses 17 rebonds à 4 reprises sur la saison (Le 8 décembre vs Phoenix, le 22 janvier @ San Antonio, le lendemain vs Sacramento et le 3 mars vs Boston ) ou encore ses 32 points marqués 3 fois sur l’année (Le 31 janvier vs New York, Le 26 février @ Philadelphia et le 9 mars @ Toronto ). Il affichera d’ailleurs des moyennes assez hallucinantes lors du mois de janvier 2003 avec 22.8 points, 10.8 rebonds et 2.50 blocks par match et avec une adresse au shoot de 55.9%. Gasol a déjà tout prouvé après ses 2 premières saisons : sauf blessure grave, il fera partie de ces grands joueurs que très peu de monde peut se vanter d’avoir été.

Pendant que certains se reposent bien au chaud chez eux, Gasol, lui, va se rendre en Suède pour disputer le 2ème EuroBasket de sa carrière. Son équipe nationale est citée parmi les grands favoris et ils vont tenir ce rôle puisqu’ils ne s’inclineront qu’en finale face à la Lituanie, sur le score de 84 – 93. Pau Gasol finit meilleur marqueur du tournoi avec presque 26 points de moyenne ! Il sera sélectionné dans le meilleur 5 du tournoi et ce en toute logique.

Les désillusions des Playoffs.

Lors du début de la saison 2003 – 2004, toute la pression médiatique retombe, se focalisant sur la draft exceptionnelle qui a eu lieu. Lors de cette draft, les Grizzlies sélectionnent Marcus Banks et Kendrick Perkins. Les deux joueurs ne porteront jamais le maillot de la franchise puisqu’ils seront tout deux tradés. Toutefois, Jerry West réussit un bon coup puisqu’il arrive à attirer Bonzi Wells en provenance de Portland. Après un début de saison honorable ( 12 – 8 ), l’équipe de Gasol se met à rêver de playoffs. Et malgré leur bilan négatif pour le passage à la nouvelle année, 15 – 17, les Grizzlies vont connaitre une excellente année civile 2004, en gagnant 10 de leurs 14 matchs en janvier, 10 sur 13 en février (dépassant ainsi pour la première fois la barre des 30 victoires en saison régulière ) et un excellent 13 sur 15 en mars. Ils finiront la saison sur 6 défaites lors des 8 derniers matchs, amenant leur bilan à un excellent 52 – 30. Hubbie Brown est d’ailleurs nommé Coach of the Year. Gasol étant mieux entouré, il va pouvoir se soulager puisqu’il va sortir sa plus petite feuille de stats avec tout de même 17.7 points, 7.7 rebonds , 1.7 blocks et 2.5 assists par match. Mais l’essentiel est là, l’Espagnol va avoir l’honneur de défendre l’équipe pour la première fois en playoffs. Toutefois cette première campagne d’après saison se solde par un dur 0 – 4 infligé par les Spurs, champions en titre. L’espagnol va finir cette campagne avec 18.5 assists, 5 rebonds, 1.5 blocks et 2.5 rebonds sur les 4 matchs.

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Pour débuter la saison 2004 – 2005, les Memphis Grizzlies déménagent leur salle et vont à présent jouer dans la FedEx Arena. Ce début de saison sera marqué par la retraite du coach en place, Hubbie Brown, devenu trop vieux pour pouvoir suivre le rythme NBA (71 ans tout de même). Pour remplacer le COY de l’année 2004, c’est Mike Fratello qui va prendre la relève. Des débuts difficiles pour l’ancien spécialiste de la chaine TNT puisqu’il faudra attendre le début de l’année civile pour voir les Memphis venir dépasser la barre des 50 % de victoire alors qu’ils étaient à un bilan de 9 victoires pour 15 défaites début décembre. Sur le plan personnel, Gasol aura un mois de janvier particulièrement chargé, en positif comme en négatif… Tout d’abord, il a une série de 103 matchs à 10 points ou plus stoppée contre les Suns le 19 janvier. Mais pas de qui s’inquiéter puisque 8 jours auparavant, lors du match qui l’opposait aux Indiana Pacers, Gasol atteint les barre de 5000 points et 500 blocks, soit le 10ème joueur le plus rapide à atteindre ces deux barres depuis la saison 1973 – 1974 ! Au final, les Grizzlies se rendent en playoffs, sur le fil, avec un bilan de 45 victoires pour 37 défaites, chipant au nez et à la barbe la dernière place qualificative aux Minnesota Timberwolves de Kevin Garnett. Les moyennes de l’Espagnol sont alors loin d’être ridicules : 17.8 points, 7.3 rebonds, 2.4 assists et 1.7 blocks par match, menant son équipe dans les minutes jouées, les points marqués en moyenne, son pourcentage au shoot et dans les blocks. Ils vont alors affronter les Phoenix Suns qui avaient terminé avec le meilleur bilan de la ligue et un certain Steve Nash MVP… La sanction est immédiate : deuxième participation au Playoffs pour Memphis et deuxième sweep. Gasol finit la série avec des moyennes de 21.3 points, 7.5 rebonds, 2.5 rebonds et 1.8 blocks par match mais il n’aura pas réussi à porter son équipe vers le haut, trop souvent abandonné par ses coéquipiers, ceux-ci ne répondant collectivement que lors du Game 4, trop tard…

Lors de la off-season qui suit les Grizzlies vont perdre pas mal de leur joueurs clés comme Bonzi Wells, Jason Williams, Stromile Swift, et James Posey pour, en contrepartie, attirer Damon Stoudamire, Bobby Jackson, Hakim Warrick, et Eddie Jones.

Après les nouvelles désillusions en playoffs, l’équipe du Tennessee veut monter en grade et la saison 2005 – 2006 est celle de toutes les espérances et certainement celle de la dernière chance pour franchir un cap en playoffs pour pouvoir attirer du monde. Le début de saison va se dérouler sans gros problème, commençant par un bon 13 – 7 et pour finir l’année civile avec un 19 – 10 grâce à une victoire acquise le jour de la Saint Sylvestre. Très vite ils vont prendre la 3ème place de la Southwest Division, bien calés derrière les intouchables Mavericks et Spurs. L’effectif est surtout impressionnant d’un point de vue collectif : pas moins de 7 joueurs vont franchir le cap des 10 points marqués en moyenne sur l’ensemble de la saison. L’espagnol a enfin trouvé des coéquipiers réguliers et sur lesquels il peut compter. Gasol va même avoir l’honneur d’être choisi par les coachs pour être remplaçant du All Star Game, il devient ainsi le premier Espagnol et le premier Griz’ à avoir le privilèges de disputer le match des étoiles. Le résultat en saison régulière est là : un bilan de 49 victoires pour 33 défaites. La place en playoffs est accrochée sans problème. Niveau stats, Gasol pèse 20.3 points, 6.8 rebonds, 1.25 blocks et un career high de 4.6 assists par match… Excusez du peu ! L’équipe s’apprête alors à faire face à l’équipe de Dirk Nowitzki, fier d’un bilan de 60 victoires pour 22 défaites. Tout est possible lors de cette série mais finalement la logique est respectée : les Mavericks se qualifient, les Grizzlies rentrent chez eux avec un autre 0 – 4. 12 défaites en autant de match de playoffs pour l’Espagnol.

Entre fierté nationale et honte au sein du club

Après une nouvelle désillusion en playoffs avec son club, Gasol part rejoindre son équipe nationale au Japon pour disputer ses premiers championnats du monde. Il va littéralement porter son équipe à bout de bras, montrant au monde entier qu’il fait partie des tout meilleurs, de ceux que pas grand monde n’a la possibilité d’approcher en matière de talent. Il éblouit le tournoi par sa classe et par son savoir faire sur le terrain : 21.25 points de moyenne soit le 3ème meilleur scoreur du tournoi. L’Espagne va même remporter son premier titre de champion du monde… sans Gasol. Car si tout à l’air rose, tout ne l’est pas forcément. Le leader de la formation Ibérique se blesse lors de la demi-finale gagnée face à la Lituanie. Il souffre d’une fracture du 5ème métatarse du pied gauche. Mais cela ne l’empêchera pas d’être élu MVP du tournoi.

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Cette blessure va l’empêcher de monter sur le terrain pour les 22 premiers matchs de la saison 2006 – 2007. Mais pendant qu’il accrochait le titre de champion du monde à son palmarès, les choses changeaient à Memphis… Jerry West aura en effet eu le flair d’attirer Rudy Gay. Ce jeune joueur drafté en 8ème position par les Houston Rockets sera échangé contre Shane Battier pour être accompagné de Swift qui revient dans son ancienne franchise. Sans Gasol, ses coéquipiers sont perdus : 6 victoires en seulement 30 matchs, le coach Fratello va être viré le 28 décembre. Ce sera Tony Barone Sr. qui va prendre la relève mais les Grizzlies, eux, ne vont jamais savoir se relever… 22 – 60 à la fin de la saison, ils sont les cancres de cette campagne. Tous les espoirs de playoffs se sont envolés pour Gasol et ce pour plusieurs saisons…

L’Ibérique est malgré tout impressionnant sur le terrain : 20.8 points, 9.8 rebonds, 2.1 blocks et 3.4 assists. L’espagnol sort là sa meilleure saison. Il va d’ailleurs devenir le meilleur joueur de l’histoire dans quelques domaines lors de cette saison : le 19 mars il devient le meilleur marqueur all-time des Memphis Grizzlies, finissant la saison avec 9474 points. Il devient également le meilleur joueur de la franchise au niveau des paniers et des lancers-francs marqués et des minutes jouées.

Lors de l’off-season, Gasol rejoint son pays natal pour jouer l’EuroBasket, titre qu’il n’a jamais remporté… Toute une nation est derrière cette équipe d’Espagne, grandissime favori. Les champions du monde en titre vont parvenir jusqu’en finale, écartant notamment la Lituanie en demi-finale. Là, ils doivent faire face à la Russie et c’est dans une ambiance surchauffée que les Espagnols s’apprêtent a faire le doublé Champions du monde / Champions d’Espagne… Il n’en sera rien. Les locaux sont défaits d’un petit point, 60 – 59 score final. Gasol repart avec une autre médaille d’argent.

De retour outre-atlantique, le Grizzlie exprime son mécontentement et son envie d’aller voir ailleurs. Il a des envies de titre et il se rend bien compte que ce n’est pas en restant là qu’il pourra réaliser ses rêves. Alors après 39 matchs disputés sous la vareuse de Memphis, les Grizzlies le cèdent aux Los Angeles Lakers le 1er février 2008 pour ce qui restera l’un des transferts les plus étonnants : Kwame Brown, Javaris Crittenton, Aaron McKie, les droits du petit frère de Pau, Marc qui joue aujourd’hui dans l’ancienne franchise de son cadet et les premiers tours de draft de 2008 et 2010 auront suffi à faire partir Gasol.

Il quitte les Grizzlies avec des moyennes impressionnantes sur l’ensemble de sa carrière : 18.84 points, 8.6 rebonds, 3 assists et 1.9 blocks par matchs sur l’ensemble des 476 matchs disputés sous les couleurs de Memphis.

Des ambitions à toucher les étoiles Hollywoodiennes

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Gasol arrive donc aux côtés de Kobe Bryant et de Lamar Odom pour combler l’absence du jeune pivot Andrew Bynum. Le résultat est immédiat : les Lakers vont remporter 28 de leurs 35 derniers matchs de la saison. L’alchimie entre Kobe et Pau est parfaite bien que l’Espagnol ait l’air perdu de temps à autres sur le plans offensif du Zen Mazter. Quoi qu’il en soit, les Lakers accrochent la première place de la Wild Wild West et sont favoris, avec les Boston Celtics, pour remporter le titre NBA. Mais avant ça, Gasol court toujours après une victoire en playoffs… Il ne devra plus attendre longtemps puisque le premier match de cette campagne d’après saison se solde sur une victoire et un Gasol au sommet de son art : 36 points, 16, 8, et 3 blocks… L’Invincible Armada diront certains… En attendant, les Lakers déroulent et roulent sur tous leurs adversaires pour s’offrir une place en Finals contre les rivaux de toujours, les Boston Celtics. Mais le Graal n’est toujours pas pour cette saison, les Lakers s’inclinent en 6 matchs, Gasol est jugé trop gentil malgré ses bonnes stats (16.9 points, 9.3 rebonds et 4 assists par match).

L’Espagnol se rend alors en Chine pour tenter d’accrocher un titre Olympique. Les Espagnols sont cités parmis les favoris aux côtés des Américains, Argentins et Lituaniens. Et les 2 premiers cités vont d’ailleurs pouvoir se jauger dès le stade des poules… Résultat, les Américains sont à des années lumières des Espagnols : 82 – 119 score final. Mais malgré tout l’équipe de Pau Gasol ne se laisse pas anéantir et va reprendre du poil de la bête pour se rendre jusqu’en finale après avoir battu les Lituaniens. Et là, lors d’un match d’anthologie, les Espagnols vont s’incliner à nouveau mais ils auront prouvé que la défaite des poules n’était qu’une erreur et qu’ils avaient bien leur place dans le top mondial niveau basket. 118 – 107 score final avec un Pau qui finit le match avec 21 points, 6 rebonds, 1 assist, le tout en 28 minutes.

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L’Ibérique rentre donc à L.A après avoir été battu par son coéquipier, Kobe Bryant lors des Jeux Olympiques. Ne se concentrant alors que sur son jeu avec le club, l’Espagnol va montrer qu’il est l’un des meilleurs poste 4 de la ligue à l’heure actuelle puisque l’excellent début de saison des Lakers, 13 – 1 est du en grande partie à ses performances…

L’espagnol ne rêve désormais plus que d’une chose : pouvoir accrocher un titre de champion NBA et laisser ainsi une empreinte définitive de son passage en NBA, comme les plus grands l’ont fait…

Je tiens à remercier tout particulièrement les quelques membres de BasketEvolution qui auront prit de leur temps pour m’aider à compléter ou rendre plus agréable le papier lors de la lecture. Je pense par là à Drucci ( correction ), Bagouvic (supplément d’information pour la partie européenne ), Method ( correction et structure des phrases ) et Wild Thing ( recommandation de certains membres ).

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The Sasha Vujacic Chronicles, Rise of The Machine

Posté par hgochronicles le 27 novembre 2008

Hgo Chronicles 

Article 2 ~[Repost]~

The Sasha Vujacic Chronicles,

Rise of The Machine

The Sasha Vujacic Chronicles, Rise of The Machine dans Biographies sashacn5

 

Date : 25/02/08
Sources : NBA.com/LAT/Espn/NBA.com/NYT
llustration : A2’s/Alex8
Rédaction : Hgo

 

4 ans. Il aura fallu 4 années de labeur pour que le petit génie évoluant en Italie devienne une pièce indispensable de l’un des systèmes les plus connu et reconnu dans le monde de la balle orange ; l’attaque en triangle. L’histoire de Sasha Vujacic a tout de celle d’un petit prodige qui réussit tout ce qu’il touche. Mais la différence entre le prodige et le génie réside en partie dans l’acharnement au travail. Car si beaucoup de choses ont souvent souri au meneur slovène, c’est avant tout grâce à l’énergie qu’il met sur le terrain. Que ce soit à El Segundo (salle d’entraînement des Lakers) le matin, ou au Staples center le soir. Cet article pourrait s’appeler « Itinéraire d’un enfant gâté » comme beaucoup d’autres. Classique. Néanmoins, si vous regardez jouer ce gamin (qui fêtera ses 24 ans la semaine prochaine) ne serait-ce qu’une fois, vous verrez qu’il y a quelque chose d’inhumain qui l’anime. Laissez moi vous rendre compte de son parcours, quand le gosse devient machine…


Sasha Vujacic c’est avant tout une mentalité de joueur l’est dans un corps NBA ready. Son père est un ancien professionnel, les deux fils suivent la lignée familiale. Espoir du pays très tôt, il intègre un centre de formation italien dès l’âge de 14 ans. Sa taille (1m90 déjà) combinée à son shoot et son maniement de balle, en font un joueur intéressant pour beaucoup de spécialistes. Comme il le confesse dans un magasine télé pour Espn, Sasha a « toujours voulu se mesurer à plus grand et plus fort que lui car le chalenge ne l’effraie pas ». Pour lui, le travail est toujours récompensé.

Ses premières récompenses seront une sélection en équipe nationale junior et une chance de passer pro la même année. Le kid n’a alors que 16 ans et beaucoup d’innocence à revendre. C’est le petit club de Snaidero Udine en Italie qui fait le pari Vujacic. Un club à la quête de sa gloire passée entre les années 60 à 80. Aujourd’hui le poste du slovène est occupé par un ancien Lakers en la personne de Mike Penberthy. C’est ici que son rêve NBA va se matérialiser. Plus jeune joueur pro du pays, le meneur-shooteur fait pas mal parler de lui. Il attend bientôt les 2 mètres sans perdre un poil de vivacité. Lors d’une rencontre au sommet contre Bologne, il se paie même le luxe de rentrer les trois derniers shoots de son équipe sur le fil, buzzer beater inclus. Sa capacité à rentrer des tirs rapidement est impressionnante. Son étique de travail et sa forte mentalité le transforment en un jeune coupeur de tête que même les équipes du haut de tableau redoutent. Il devient très vite le chouchou des fans qui lui rendent son affection en lui trouvant l’un de ses premiers et nombreux surnoms : Le tombeur de géant. Il jouissait alors d’une énergie folle mais surtout d’une insouciance (voire inconscience) relative à l’adolescence. Les médias s’emparent du petit phénomène, arrivant bientôt aux oreilles des scouts de la prestigieuse NBA. Lors de sa troisième saison professionnelle, il affiche pas moins de 14.4 points, 3.7 rebonds, 2.3 passes et 2.4 interceptions de moyenne. Fort de sa réputation de bon shooteur, il complète sa panoplie en développant une défense pour le moins impressionnante, pour un joueur si jeune et peu développé physiquement. Il a alors 19 ans.


Pas moins d’une douzaine de scouts font le déplacement jusqu’en Europe pour apprécier les qualités du jeune slovène. Son rapport vitesse/poids devenant un véritable atout premier pour les franchises intéressées. La mode des grands meneurs est toujours d’actualité, surtout pour un coach en particulier qui en a fait l’un de ses gimmicks. Phil Jackson est dans les premiers à s’intéresser à Vujacic, envoyant un représentant du staff faire état du phénomène.
Paradoxalement, le Zen master prépare son départ des Lakers au même moment. Quoiqu’il en soit, Mitch Kupchak et Jerry Buss décident de suivre les conseils du coach sortant, comme l’on respecterait les dernières volontés d’un testament. Il faut dire que Jax n’est pas le pire recruteur de la planète quand il veut. Durant ces années à Chicago et ses premiers succès à Los Angeles, Jackson aimait bien taquiner le front office en proposant des work-outs à des « joueurs obscurs », tapant gentiment au passage, sur les nerfs de certains GM. Jerry West en est le meilleur exemple. Des noms quels que Tyron Lue, Devean George ou dernièrement Coby Karl font état de son talent, les deux premiers ayant joué un rôle prédominant dans la réussite des Lakers. Il a le goût de roles players comme personne, surtout lorsqu’il peut travailler avec eux dès leur plus jeune âge. Sasha Vujacic est un pur produit estampillé Phil. Et cette année, il le lui rend bien. Drafté en 2004 à la 27ème place par les Lakers alors sous la future houlette de Rudy T [Tomjanovich], Sasha débarque en Californie avec à peine 20 printemps au compteur. Il devra faire face à une saison pas comme les autres, une saison où les vices champions sont attendus par les 29 autres équipes de la ligue.

Son été commence par de nombreuses Summer leagues. Les résultats sont peu concluants, mise à part quelques séquences d’antologies. Je me souviens notamment mettre levé de mon siège lorsque qu’en remontant la balle face à Denver, il s’échappa d’une prise à deux sur un reverse tout en passant la balle entre ses jambes… J’ai toujours dit à mon proche entourage que ce petit avait de l’avenir, ce qui semblait une excellent chose vu les problèmes rencontrés par les Lakers sur le poste 1 depuis des années. Je ne me doutais alors pas qu’il allait passer en 2. Le front office ne s’inquiète pas pour autant, ses 11 work-outs NBA précédant son entrée dans la ligue nord américaine ayant démontré plus d’une qualité. Dès la fin des festivités estivales, il décide de rentrer en Europe pour parfaire son entraînement personnel, « Je vais travailler très dur et leur montrer de quoi je suis capable. Leur prouver qu’ils ont fait le bon choix en me sélectionnant à la Draft. Pas question de se reposer cet été, je vais travaillé durement » s’engage-t-il

 

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Premier Game Winner pour Sasha en 2006 face aux Mavs’ alors leaders de la ligue.

Son année de rookie ressemble à n’importe quelle année rookie sous Jackson, sauf que Rudy T, puis Frank Hamblem (assistant de longue date de staff Jackson/Winter) se sont partagés les reines de l’équipe. Apparu dans 35 rencontres seulement, il tourne difficilement à 3 points de moyenne derrière Atkins, meneur titulaire. La plus grosse déception reste certainement son adresse passant à peine la barre des 25% à 2 et à 3 points. Et si Jackson s’était trompé ? La conjoncture des Lakers n’est pas non plus la meilleure pour le développement d’un rookie. Il faut « gérer l’histoire » tout en jonglant entre les blessures de Lamar Odom (à l’épaule) et l’entorse de Kobe Bryant (cheville). En effet les Angelinos n’ont pas manqué les playoffs depuis 12 ans, et la presse n’attend qu’un échec des ors et pourpres pour en faire sa une, encensant le Heat de Miami par comparaison. 2005-2006 Phil Jackson revient. 2005-2006, Sasha Vujacic revit. Leurs destins sont intimement liés pour les raisons relatées plus haut (importance des roles players pour Jax), mais surtout pour la place que les shooteurs occupent dans le triangle de Winter. Heureusement que le retour du maître ne sera pas synonyme de redoublement pour Sasha. Au contraire même, il jouera les 82 rencontres de l’année suivante, augmentant son temps de jeu et son adresse par la même occasion. Il shootera même à 60% derrière la ligne à trois points lors de la chevauché fantastique face aux Suns en Playoffs 2006. C’est d’ailleurs l’année suivante, après un été passé à travailler (salué par Kobe Bryant lui-même), refusant même une sélection internationale, que Sasha arrivera transformé au training camp. « C’est simple » avoue Kobe, « dès qu’il est ouvert ça tombe dedans » dit-il, « je ne me souviens pas l’avoir vu raté un shoot à Hawaï [traning camp des Lakers ndlr] […] ça va nous faciliter la vie. Nous ouvrir le jeu.» Malheureusement une fois la saison entamée, ses minutes passées sur le terrain régressent aussi vite que ses statistiques. Pourtant à l’aise dans le triangle, il est comme paralysé par le jeu, par l’enjeu. Il apparaît souvent dépassé par les évènements. Mauvaise décisions, shoots hâtifs, passes au mauvais timing, il est considéré comme un « bad decision player », le genre de joueur dont les fans raffolent pour se défouler pendant un match, un bouque émissaire idéal. Même Phil Jackson taquine le jeunot en conférence de presse. Interrogé sur les déclarations de Kobe en début de saison, il répond : « Personnellement, je le surnomme “11 o’clock player” [joueur du matin ndlr] […] c’est simple, il rentre tous ses tirs le matin durant les facilities et ne rentre rien le soir en match ». Aussi amusant pour les journalistes que dur pour le joueur qui rencontre alors un problème peu commun pouvant s’apparenter à l’expérience désastreuse de Jérome Moiso, victime du même syndrome lui ayant réservé quelques séances chez le psychologue, au frais des Celtics.

 

Un an plus tard, tout a changé. Le slovène peut enfin regarder en arrière avec le sourire, fier de son nouveau surnom, « The Machine ». Lors de 12 dernières rencontres le prodige affiche pas moins de 12 points par match, le tout à 51% de réussite à trois points. Et des trois points il en rentre au moins un par soir. Interrogé sur ce changement radical il rétorque de la même façon qu’il y a 4 ans en arrivant en ville « Cette saison je devais absolument montrer pourquoi L.A m’avais choisi en 2004, » dit-il « je prends juste du plaisir en jouant […] » On se souvient du petit clash amical entre Bynum et Sasha qui avaient déclaré en début de saison à quelques jours d’intervalles, que cette annèe allait être une saison break out pour eux. Beaucoup ont ri. 6 mois ont passé et les deux coéquipiers font les papiers du moment de la presse basket. Le premier étant même favori au titre de MIP. « J’ai été l’un de ceux à croire en Sasha depuis longtemps » confie Jax à la presse après la victoire face aux Sonics dans laquelle Vujacic à marqué 13 points (dont 3/6 à trois points), « maintenant on voit qu’il joue un rôle primordiale dans l’équipe. Il influence le jeu et nous a gagné quelques rencontres cette saison. Il a ce nouveau surnom qui fait marrer tout le monde, mais il va véritablement devenir un superbe shooteur à trois points meurtrier » conclu-t-il.


Est-ce une véritable révélation ou juste un sursaut d’orgueil à la veille d’un nouveau contrat ? En effet, l’été prochain Sasha deviendra restricted free agent, laissant l’opportunité aux 29 franchises de faire une offre à l’allier. Cependant il ne cesse de répéter que Los Angeles est la ville de ses rêves et qu’il a toujours voulu jouer sous le maillot des Lakers. Oiseau nocturne qui aime la fête autant que le basket, pour lui la citée des anges ressemble à St-Tropez, lieu de ses plus belles vacances. La seule chose pouvant séparer le jeune homme de la ville de son cœur reste le salary cap. Cet été Mitch et Jim devront opérer quelques coupes dans le budget de l’équipe. Turiaf et Sasha sortiront de leur contrat rookie et il faudra composer avec les dollars du big 3 en attendant les négociations concernant Bynum. En tout cas, le numéro 18 est aujourd’hui indispensable aux Lakers. Sa mécanique de shoot est réglée au centimètre près pour les jours, semaines et années à venir. Attention tout le monde, la machine est en marche.

 

*Les aventures de Sasha Vujacic
Soulèvement de la machine

Hgo

 

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Jordan Farmar

Posté par Master Zen le 27 octobre 2008

 Jordan Farmar dans Biographies FarmarRecap_300_071118

De sa plus tendre enfance jusqu’aux spotlights du Staples Center, Jordan Farmar a suivit un parcours parfait pour atteindre son rêve: porter le maillot des Lakers. Portait d’un enfant de L.A.

Jordan Farmar est né le 30 novembre 1986 à Los Angeles d’un père afro-américain et d’une mère juive. Jordan grandit dans l’univers professionnel du baseball où son père, Damon Farmar et son parrain Eric Davis jouait. Mais très vite, c’est vers le basketball que le gamin se tourne, bercé par Michael Jordan, son idole.

Il commence en fait le basket au lycé Taft School de Los Angeles. Très vite, dès son année junior, il impressionne affichant 29 points, 8 rebonds, 6 passes et 4.5 interceptions de moyenne et mène son lycé à un joli record de 26-5. Mais c’est son année senior qui va lui ouvrir la perspective d’une carrière professionnelle. Il va mener son équipe à remporter le championnat de Los Angeles avec des moyennes de 28 points et 7 passes par match, dont un record de son lycé à 54 points sur un match. Cette année lui vaut plusieurs honneurs locaux et nationaux dont le titre de joueur de l’année par le L.A Times et une séléction en McDonald’s All American Team.

C’est donc naturellement que Farmar continue son chemin, toujours à L.A, dans la mythique université de UCLA où dès sa première année de freshman, il est meneur de jeu titulaire. Durant cette année, dans le championnat Pac-10, il dominera les statistiques en points, passes, pourcentage aux lancers francs et minutes par match avec 13.2 points et 5.8 passes en 34 minutes de jeu et aidera UCLA à accéder au tournoi NCAA. Dans son année sophomore, leader de son équipe au poste de meneur, il ira jusqu’en finale nationale et en sera le meilleur marqueur avec 18 points face aux Florida Gators de Joakim Noah. Finale perdue mais Jordan est également diplômé en psychologie et se tourne maintenant vers les rangs pros.

Farmar décide donc de se présenter à la draft 2006. Pendant les work outs il impressionne les scoots en culminant une détente de 106 cm. L’histoire d’amour entre lui et la ville de Los Angeles se poursuivra ce 8 juin puisque les Lakers le sélectionne en 26ème position du premier tour.

Après une bonne summer league, il intègre donc le roster des Lakers en backup de Smush Parker et effectue de réguliers allers-retours en D-League chez les D-Fenders. Le 1er avril 2007, il devient d’ailleurs le premier joueur de l’histoire à jouer dans un match NBDL et un match NBA le même jour. Le 15 avril, il est pour la première fois starter en lieuet place de Smush Parker face aux Sonics et le restera jusqu’à la fin de l’exercice de cette année, débutant tous les match sde Playoffs face aux Suns avec des moyennes de 6.4 points et 1.4 interceptions face à Steve Nash.

Après une année rookie honorable, le rôle de Jordan prend de l’ampleur lors de sa seconde année après les départ d’Aaron McKie, Smush Parker et Shammond Williams. Il devient le back up de Derek Fisher, de retour aux Lakers, duquel il apprend beaucoup. Jouant les 82 matchs de saison régulière, il explose et ses stats doublent presque dans toutes les catégories avec 9.1 points et 2.7 passes de moyenne. Il est le meilleur homme du banc de l’équipe et un des plus productif de la ligue. Il est également l’une des pièces importantes qui mèneront les Lakers en finale NBA, perdue face aux Celtics. Par ailleurs, il mène aussi des actions au Proche Orient durant ces temps libres et notamment l’été, organisant des camps de basket réunissant israéliens et palestiniens.

Après une pré-saison 2008 étincelante, Farmar espère maintenant devenir progressivement prendre le relais de Derek Fisher de devenir le meneur starter des Lakers

 

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Elgin Baylor

Posté par Master Zen le 1 août 2008

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Elgin Baylor a marqué la NBA de son empreinte et les Lakers bien plus encore. Bien connus pour ses envolés acrobatiques et ses shoots bien à lui, Baylor, aux côtés de Jerry West et Gail Goodrich, aura éblouit la première génération de fans depuis l’installation de la franchise dans la cité des anges.

Né à Washington en 1934, la carrière universitaire de Baylor commence à Idaho mais se perturbera très vite faute de bourse et d’entraîneur pour l’équipe. Baylor se dirige alors vers Seattle où après avoir patienté un an pour avoir l’éligibilité de jouer, il explose littéralement aux SU Chieftains qu’il mènera d’ailleurs en finale NCAA en 1958. Il fait partie du club très fermé des joueurs universitaires à 2000 points et 1000 rebonds. La prochaine étape est donc la NBA.

Les Lakers, qui sont dans leur dernière année à Minneapolis et sortent d’une saison catastrophique avec un bilan de 19-53, sont depuis l’époque George Mikan l’une équipes les plus faibles de la ligue depuis plusieurs saisons. La franchise le sélectionne à la première place de la draft 1958 après l’avoir convaincu de faire l’impasse sur sa dernière année à l’université pour rejoindre les rangs professionnels.

Le propriétaire de l’époque, Bob Short, déclarera plus tard que l’arrivée de Baylor aura littéralement sauvé son poste et la franchise en elle même.

Baylor arrive donc aux Lakers et ne tarde pas à s’imposer et même à dominer puisqu’il conclura son année rookie dans les Top 10 des meilleurs marqueurs, rebondeurs et passeurs et réalisera cette saison là le troisième plus gros total sur un match de toute l’histoire à l’époque avec 55 points. Il est élu au All Star Game dès cette première saison et remporte le titre de co-MVP avec Bob Pettit. Il est donc haut la main élu Rookie de l’année et mène les Lakers, dernier de la ligue la saison précédente, aux Finals NBA 1959 qu’ils perdront face aux Celtics. C’est là que née la fameuse rivalité entre les deux franchises.

Il retrouvera les Finals huit fois dans sa carrière avec le club sans toutefois jamais gagner. Les Lakers sont toujours restés une grosse écurie sous son règne mais se faisaient éclipsé par les Celtics de Boston.

Les trois saisons suivantes, Baylor affichera des moyennes dantesques chronologiquement de 34.8, 38.3 (second meilleur total de l’histoire derrière Wilt Chamberlain) et 34.0 points par match. Durant sa saison 61-62 où il a affiché 38.3 points de moyenne par match, il était réserviste pour l’armée américaine avec laquelle il était basé à Washingon. Il n’avait le droit de jouer que lorsque des permissions le weekend lui était autorisés. Malgré n’avoir joué que 48 matchs cette saison, Baylor a néanmoins réussis à marqué 1800 points au total. Toutes ces énormes moyennes sur la saison ne lui ont toutefois jamais values un titre de meilleur scoreur, car Elgin Baylor a joué à la même époque qu’un certain Wilt Chamberlain.

Les 71 points de Baylor le 15 novembre 1960 resteront un record absolue à l’époque et resteront le record des Lakers jusqu’à ce qu’un certain Kobe Bryant ne prenne feu 46 ans plus tard. Il prendra également 25 rebonds en plus de ces 71 points points.

Jonny Green, adversaire de l’époque raconte: « Elgin n’a rien fait d’inhabituel dans ce match » « C’est juste une performance typique à la Baylor, ses coéquipiers ont aménagés le terrain et il a shooté. Un jump shoot ou un layup, suivit d’un rebond si il manquait. Chaque shoot en particulier n’avait rien d’extraordinaire en soit. C’était juste du Elgin Baylor, tellement un joueur fantastique. »

Ces 61 points marqués lors du Game 5 des Finals 1962 sont toujours le record NBA en Finals.

Baylor est reconnu pour ses moves acrobatiques et son shoot aussi atypique qu’imparable. Jerry West, son coéquipier de l’époque et légende des Lakers lui aussi raconte:

« C’était un des shooteurs les plus spectaculaires que le basketball n’est jamais connu » « J’entends les gens parler des ailiers d’aujourd’hui, et j’en entends très peu qui peuvent en comparer avec lui. »

Tommy Hawkins:

« Elgin ne sautait certainement pas aussi haut que Michael Jordan, mais il avait une telle variété de shoot pour marquer sur n’importe qui. Il pouvait shooter en suspension, de tous les angles, mettre des effets à la balle… Il avait aussi une incroyable puissance. Il pouvait jouer dos au panier sur Bill Russell, passer comme Magic ou dribbler comme les meilleurs arrières de la ligue. »

Bill Sharman, joueur de l’époque et futur coach de Baylor:

« Je peux dire sans aucune réserve qu’Elgin Baylor est le meilleur ailier qui a joué dans l’histoire du basketball professionnel »

Mais ses talents de scoreur ont souvent masqué et sous-valoriser une autre qualité énorme chez Elgin Baylor: ses rebonds. Il affiche 13.5 prises par match en moyenne sur sa carrière, avec notamment une saison 1960-1961 à 19.8 rebonds, sixième moyenne sur la saison de toute l’histoire.

En 1962-1963 il devient le premier joueur de l’histoire à finir dans le Top 5 de quatre catégories statistiques: points, rebonds, passes et pourcentages aux lancers francs.

La saison 1963-1964 marque le début d’un déclin causé par des problèmes récurrents au genou, puis une grosse blessure lors des Finals de l’Ouest 1965 marquera un sérieux recul définitif. Bien qu’il restera une force sûre de la ligue, Baylor après ça ne sera plus vraiment le joueur dominant qu’il était.

En 1970 malgré la présence de Wilt Chamberlain et Jerry West à ses côtés, il tombe en 7 matchs lors des Finals face aux Knicks de Willis Reed et Walt Frazier. Cette nouvelle défaite en finale NBA marque la dernière saison complète d’Elgin Baylor.

Après neuf matchs lors de la saison 1971-1972, Elgin Baylor décide finalement de mettre un terme à sa carrière, excédé par ses blessures à répétition au genou. Sa retraite est faites de deux énormes ironies. Le match suivant, le premier joué sans Baylor est le premier de la plus grosse série de victoire de l’histoire de la ligue par les Lakers avec 33 et cette saison les Lakers seront champions NBA, quelque chose que Baylor n’a jamais réussis à accomplir.

Cinq années plus tard, en 1977 il sera élu au Hall Of Fame puis élu en 1980 dans l’équipe du 35ème anniversaire de la NBA puis de nouveau en 1996 lors du 50ème anniversaire. Baylor termine sa carrière avec 23 149 points, 3650 rebonds et 11 463 rebonds au compteur et aura été 11 fois All Star.

La carrière d’Elgin Baylor aura été exceptionelle, et on ne saura jamais quel autre adjectif aurait-on pu lui donner si il avait joué à autre époque que les Celtics, Bill Russel ou Wilt Chamberlain. Il reste malgré cela l’une des plus grandes légendes de la NBA, l’une des plus grande également sans bague, et son numéro #22 flotte à jamais au dessus du Staples Center, rappelant l’héritage qu’il laisse à ses cadets et aux fans…

 

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The Machine

Posté par shabazz le 1 juillet 2008

 

The Machine dans Biographies

Alors qu’il va sûrement se réengager pour un autre contrat avec Los Angeles, revenons légèrement sur la toute jeune carrière de Sasha Vujacic.

Né à Maribor (Slovénie) en 1984, Vujacic est, par affiliation, un pur produit de « l’école de l’est ». Cette fabrique de jeunes talents, qui aujourd’hui, place nombre de ses joueurs slovènes, croates ou tchèques parmi les grands clubs de l’Euroleague, mais aussi de la NBA. Le numéro 18 des Lakers est donc un joueur atypique, différent, est formé hors des Etats Unis. Il brille parmi les jeunes sélections slovènes, ce qui le pousse à s’inscrire à la Draft en 2004. Il sera choisi par les Lakers en vingt-quatrième position et rejoint donc, le meilleur championnat au monde.

Ses débuts en NBA sont timides, mais après un léger passage en D-League, il intègre définitivement le groupe professionnel, qu’il n’a jamais plus quitté depuis. Un an après ses débuts dans la ligue, il signe un superbe tir primé au buzzer en prolongations face aux Utah Jazz, performance qu’il rééditera l’année suivante à Dallas, mettant fin à une série de treize victoires des Mavs.

L’année 2007-2008, peut être considérée comme celle de la confirmation pour le shooteur slovène. Il réalise son record de points en carrière (22), contre les Nuggets et il égale ce record deux mois plus tard cette fois à Toronto. Lors des Finals, Vujacic est l’homme du Game 3, ou il score 20 points alors qu’il sortait du banc. Cependant lors du Game 4, il sera très critiqué par les spécialistes américains pour sa faible défense sur Ray Allen mise en exergue par le panier de ce dernier en fin de match ou, sans vis à vis, le numéro 20 de Boston rentre un lay-up facile.

Un match digne des plus grands et une erreur fatale qui donne la victoire à l’équipe adverse… C’est tout le paradoxe de Sasha « The Machine » Vujacic. Grâce à son adresse longue distance et à son potentiel, il peut rêver d’un avenir doré en NBA. Pour ce faire, il devra aussi passer par des longues séances d’entrainement en défense.

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Lamar Odom: Itinéraire d’un survivant

Posté par Master Zen le 10 avril 2008

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Lamar Odom est un survivant. De son enfance dans le quartier malfamé du Queens à New York au décès tragique de son jeune fils, en passant par la perte de ses plus proches parents, Lamar s’est battu pour réaliser son rêve de gosse: devenir un grand sportif respecté, mais aussi et surtout un homme respectable et respectueux.

Né le 6 novembre 1979, Lamar Odom, comme le rappeur 50 cent, a grandi a South Jamaica, dans le Queens, un quartier de New York ravagé par les épidémies de crack et de cocaïne dans les années 80 et 90. Les trafics de drogues ont littéralement pris place devant les marches de sa maison d’enfance.

« A chaque fois que vous voyez ces jeunes des quartiers dans la NBA, tout comme ces gosses de Detroit et de Californie, vous devez comprendre que leur passé n’était pas fait de pêches à la crème. »

Sa mère, Cathy Mercer, travaillait dur pour fournir à son fils ce dont il avait besoin, ne relâchant jamais ces durs efforts du quotidien que sont ceux du mère seule au foyer.

Tragiquement, Cathy Mercer fut frappé par un cancer du colon lorsque Lamar avait 12 ans. « Elle est tombé malade en janvier, et elle est partie en juillet » se rappelle-t-il. « C’était terrible de voir quelqu’un qui vous aime tellement, souffrir comme ça. J’étais là. J’étais là avant son dernier souffle donc je savais ce qui aller se passer. Même avec la souffrance qu’elle endurait, je voulais qu’elle ne parte pas malgré cette douleur. »

Sans parents, Lamar Odom aurait pu disparaître dans cette jungle urbaine si ça grand-mère, Mildred Mercer, n’avait pas été là. C’est elle qui lui a transmis les valeurs qui l’ont finalement définit.

« Elle me disait toutes ces petites choses pour que je reste droit. Être spirituel, croire en dieu. Avoir des principes, une morale, et traiter les gens de la bonne façon. ‘Respecte les gens et tu pourras gagner le respect.’ »

En même temps que Lamar se développe en tant que personne, il se développe également en tant que joueur de basket. Il a aimé ce sport depuis la première fois où il y a joué, et dès ces 7 ans, il se voyait déjà jouer un jour en NBA.

« J’étais toujours été grand pour mon âge » raconte-t-il. « Je me rappelle lorsque j’étais en cours élémentaires, j’avais 9 ou 10 ans, j’étais un grand rêveur. Les instituteurs venaient et me disaient ‘Qu’est-ce que tu fais? Pourquoi tu écris ton nom dans ton livre des centaines de fois? Tu ferais mieux de penser à quelque chose d’autre.’ Et je disais ‘Je vais aller en NBA! Il n’y a rien d’autre! C’est ce que je vais faire.’ Je l’ai toujours dit aux gens, et ils m’ont toujours dit ‘Qu’est-ce que tu vas faire si tu ne joues pas au basket?’ Je pouvais répondre honnêtement – Je n’essaye pas de vous donnez une réponse grossière – Mais je ne sais pas. Je savais que j’allais jouer au basket. »

Au lycée, Lamar se rapproche de son rêve, durant sa deuxième année (sophomore) à Christ the King High, il éclate aux yeux du pays en marquant 36 points dans le championnat de la ville. Après sa dernière saison (senior), Parade Magazine le nomme joueur de l’année 1997.

Tout semble réussir mais une nouvelle épreuve attend Lamar Odom. Il devait rentré à l’Université de Las Vegas, mais les choses n’ont pas tournées comme prévues. Après un article de Sports Illustrated remettant en question la validité de ces scores d’entrée, l’administration de l’université, faisant déjà face à plusieurs procédures de sanctions par la NCAA pour les infractions de recrutement, décide de mettre un terme à sa scolarité.

« Ils ont dit que c’était préférable pour moi de quitter l’école, et ils avaient mes papiers de déscolarisation. Si ils ne voulaient pas se battre pour moi, j’ai du les signé. C’était mieux comme ça. »

Soudainement, le meilleur joueur en lycée du pays n’a nul part où jouer.

A des milliers de kilomètres de là, l’ancien coach de UCLA, Jim Harrick, qui était en train de reconstruire son staff dans sa nouvelle équipe, l’université de Rhode Island. Harrick engagea Jerry DeGregorio comme coach assistant, sans savoir que DeGregorio avait coaché Lamar durant sa dernière année de lycée. Harrick, lorsqu’il était à UCLA, avait déjà rencontré Lamar Odom pendant un voyage de recrutement, et il lui avait plu.

Quand Odom a entendu que DeGregorio, avec qui il a vécu, était à Rhode Island avec Harrick, il a tout de suite su où il voulait etre.

« Coach Harrick était là-bas, Jerry était là-bas. C’était un choix évident. C’est ma maison. » dit Lamar.

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Après avoir attendu une saison en tant que redshirt (statut qui s’applique au joueurs NCAA changeant d’équipe et qui doivent passer un an sans jouer), Lamar commence sa carrière en université avec le même impact qu’il avait au lycée.

« Le premier jour, il a joué! » raconte Jim Harrick. « Le premier jour de l’entraînement, j’ai juste dit ‘Wow, ce gars c’est quelque chose!’ »

Harrick a aussi eu un respect pour Lamar, plus que comme un simple joueur de basket.

« Je l’ai invité à la maison pour dîner. On s’est assis et on a parlé » se rappelle Harrick. « Ma femme voulait qu’il reste et qu’on parle avec lui. Un soir, il m’a même demandé si il pouvait resté toute la nuit, et un soir, c’est ce qui s’est passé, il est resté toute la nuit à la maison. Il n’avait probablement jamais été dans une maison comme ça. Dans une situation comme ça. Ma femme et moi lui avons offert beaucoup d’affection. Et à ce jour, nous sommes juste de grands, grands, grands amis. C’est juste un jeune garçon formidable. »

Dans sa seule saison universitaire, Lamar a mené Rhode Island à remporté le championnat Atlantic 10, battant Temple 62-59, en rentrant le shoot décisif à 3 points au buzzer. La prochaine étape logique est la NBA…

Lamar est sélectionné en quatrième position de la draft 1999 par les Los Angeles Clippers. A ce moment là, Les Clippers étaient plutôt définis par les défaites qu’autre chose, mais Lamar était optimiste pour sa nouvelle équipe.

« A cette époque, les gens voyaient les Clippers d’une mauvaise manière.. Et je disais ‘Et alors? Je vais prouver que c’est bien d’être un Clipper’ »

Les 3 saisons suivants l’arrivée de Lamar Odom, les Clippers furent parmi les prétendants à une place de playoffs et enthousiasmaient le public avec leur style de jeu électrique.

Si sa période avec les Clippers fut marqué par des moments brillants, son passage à Los Angeles a également été entaché par les blessures et des problèmes extra-sportifs. Bien loin des conseils de sa famille, Lamar vivait comme « une rock star de 19 ans » n’exploitant pas, sans s’en rendre compte, son vaste potentiel en tant que joueur de basket et en tant que personne.

Après une nouvelle blessure qui raccourcit sa saison 2002-2003, il s’est aperçu qu’il était tant de faire des changements dans sa vie. Cette prise de conscience est intervenue de façon brutale lorsque sa grand mère décéda en juin 2003.

« C’était vraiment angoissant. Je ne dormais plus, ou alors par tranche d’une heure et demi » avait-il déclaré au Los Angeles Times après cette tragique disparition. « Maintenant je vais juste essayer de me gérer moi-même, essayer de rester concentré parce que j’ai maintenant beaucoup de responsabilités à être le leader de la famille. »

L’opportunité d’un nouveau départ est arrivé avec le Heat de Miami, qui lui ont offert un contrat de 63 milions de dollars pour le recruter en tant que free agent. Contrat que les Clippers ne voulaient pas disputer. Lamar va donc jouer pour Pat Riley, qui avait essayé de le drafté en 1999, sans réussir.

« C’est l’un des joueurs les plus uniques que j’ai jamais vu » témoigne Riley. « Il a une superbe vitesse et une très bonne qualité de passe pour un joueur de cette taille. Il a aussi la possibilité de s’occuper de la raquette. Il me rappelle Magic Johnson. En fait c’est le seul joueur à être arrivé dans cette ligue en ayant les qualités pour jouer comme Magic. Donc j’étais vraiment excité à l’idée de le recruter. »

Ce changement a affecté Lamar comme il ne l’avait jamais imaginé, avec tout ce qu’il doit à Riley.

« Il m’a sauvé » dit-il. « Il m’a sauvé, plus que je ne lui ai jamais revalu avec tout ce que j’ai fais. »

Jouant sa première saison entière depuis 2000-2001, Lamar affiche 17.1 points et 9.7 rebonds de moyenne par match, et avec Dwayne Wade, remporte la première série de playoffs de Miami depuis 4 ans.

Plus important que ce que Lamar faisait sur le parquet, était comment il se sentait en dehors.

« Chaque jour, après l’entraînement, en rentrant chez moi, c’était la première fois que je me sentais comme un homme » dit-il. « Parfois, on est tellement bénis,vous pouvez faire ce que vous avez toujours voulu faire. J’avais plaisir a faire ça. Mais c’était la première fois que je me sentais comme un homme accompli. Ce que je pensais. Ce que je faisais. Mes relations avec les gens ont changés et ont évolués. J’étais dans la meilleure forme de ma vie. J’étais heureux quand je me voyais dans le mirroir chaque matin. »

Lamar Odom continue sa saison 2003-2004 avec ce qu’il considère comme le plus grand honneur: représenter les Etats-Unis aux Jeux Olympiques d’Athènes.

C’était la première fois qu’il voyagea dans le monde. « Cela m’a vraiment ouvert l’esprit. En 2004, vous réalisez l’opinion sur les Etats-Unis, vous ne savez pas vraiment ce que les gens pensent de vous. On est allé dans des pays à 98% musulmans. C’est extraordinaire comment les idées et les opinions des gens sont si différentes. Leur mode de vie sont tellement différents, de par leurs croyances, leurs cultures et leurs religions. Le sport peut vraiment rassembler tout le monde. C’était une super expérience. Comme un rêve de gosse. »

Pendant l’été 2004, après seulement une saison passée à Miami, Lamar est tradé aux Lakers de Los Angeles avec Caron Butler et Brian Grant pour Shaquille O’Neal. Pour Lamar, ce déménagement est un choc. Il vient de réaliser sa meilleure saison en tant que pro. Pour la première fois de sa carrière, il était où il se sentait épanoui. Et soudainement, il est parti.

Sa première saison aux Lakers est marqué par un boulversement. Le coach Rudy Tomjanovich quitte le navire en milieu de saison. Lamar Odom se blesse également sérieusement à l’épaule, ce qui le tiendra écarté des terrains pendant 2 mois.

Mais avec l’arrivée (ou plutôt le retour) de Phil Jackson l’année suivante, Lamar s’installe dans une « nouvelle maison », et trouve progressivement sa place. Lors de la saison 2005-2006, son entente avec Kobe Bryant est parfaite. Lors du premier tour des playoffs face à Phoenix, Lamar affiche une moyenne de 19 points et 11 rebonds malgré l’élimination en 7 matchs.

« C’est joueur dominant, vraiment dominant » déclare Kobe à propos de son coéquipier. « Je pense que sa polyvalence est ce qui le rend unique. Avoir sa taille, et être capable de jouer poste bas, de shooter, de passer. Et avec son leadership, être capable de garder les gars dans le bon rythme, le bon état d’esprit, ce genre de chose. Je suis une sorte de chef exigeant. Et il est un peu celui qui me facilite les choses. »

 

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Après la bonne saison précédente, la saison 2006-2007 est pleine de promesses pour Lamar. Au lieu de cela, pour la troisième fois en 28 ans, il va souffrir d’une autre tragédie personnelle, la plus terrible qui soit peut-être. Son jeune fils de 7 mois, Jayden, meurt subitement pendant son sommeil en juin 2006.

Par une étrange et tragique coïncidence, c’était le même jour où sa grand-mère est décédée trois ans plus tôt.

« C’était tellement imprévisible. A huit-mois, en bonne santé » témoigne Lamar. « Je pense que rien ne peux vous préparer à cela. C’est simplement une de ces choses qui ne sont pas entre vos mains. Parfois vous devez juste acceptez cela comme le travail de dieu. »

Pendant un moment, Lamar Odom a sérieusement pensé à arrêter le basket.

« J’ai passé beaucoup de temps seul, seul à réfléchir. Je pense que j’en avais besoin. Je devais être fort pour ma famille. Cela a vraiment blessé ma famille, blessé vraiment violemment. »

Il a ensuite concentré son énergie dans d’autres domaines, en se plongeant dans le travail de son label de musique, Rich Soil Entertainement, et dans la carrière de son ami d’enfance Ali Vegas. Il a également lancé une marque de vêtements, avec un thème chrétien, Son of Man.

« C’était deux des choses qui me tenaient debout, qui me gardaient concentré et positif. Je ne voulais pas passé mon temps à me demandez ‘Pourquoi?’. »

Lorsque le camp d’entraînement à commencé, et que Lamar est finalement retourné au basket, il s’est retrouvé autour de la camaraderie et de la solidarité de ses coéquipiers et de ses coaches. Il s’est aussi autorisé à pleurer pour la première fois, et pour se donner le courage de repartir, son fils n’est pas seulement dans son coeur, mais également tatoué dessus. Le visage de sa mère, son seul autre tatouage, est dans son dos.

« Cela me donne beaucoup de force » explique-t-il. « Cela m’aide sur le parquet. Mentalement, je suis plus résistant. Il n’y a rien qui puisse arriver qui sera plus dur que le passé. Je garde ce petit gars avec moi, partout où je vais. »

Aujourd’hui Lamar Odom est un homme en constante évolution. Il continue de briller sur les parquets NBA, en tant qu’entrepreneur et en tant que père avec ses enfants, Destiny 8 ans, et Lamar Jr., 5 ans. En 2004, en honneur à sa mère, il crée l’association Cathy’s Kids qui aide les enfants des rues à avoir les opportunités qu’ils n’ont jamais eu.

Mais surtout, il n’a jamais oublié d’où il venait.

« Cela ne me pose pas de problème de laisser les gens penser que Odom est juste un nom sur mon maillot » dit Lamar. « Mon nom est Lamar Josesh, et il y a plus en moi qu’un gars de 2m08 avec de bonnes mains. Je suis normal. Une personne ordinaire. Toute les relations que j’ai construite, je ne peut pas les renier. C’est un bon sentiment. Beaucoup de gens ici ont une sincère affection pour Lamar, et pas seulement pour Odom.« 

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Sasha Vujacic

Posté par Master Zen le 4 avril 2008

t.gif par HGO

4 ans. Il aura fallu 4 années de labeur pour que le petit génie évoluant en Italie devienne une pièce indispensable de l’un des systèmes les plus connu et reconnu dans le monde de la balle orange ; l’attaque en triangle. L’histoire de Sasha Vujacic a tout de celle d’un petit prodige qui réussit tout ce qu’il touche. Mais la différence entre le prodige et le génie réside en partie dans l’acharnement au travail. Car si beaucoup de choses ont souvent souri au meneur slovène, c’est avant tout grâce à l’énergie qu’il met sur le terrain. Que ce soit à El Segundo (salle d’entraînement des Lakers) le matin, ou au Staples center le soir. Cet article pourrait s’appeler « Itinéraire d’un enfant gâté » comme beaucoup d’autres. Classique. Néanmoins, si vous regardez jouer ce gamin (qui fêtera ses 24 ans la semaine prochaine) ne serait-ce qu’une fois, vous verrez qu’il y a quelque chose d’inhumain qui l’anime. Laissez moi vous rendre compte de son parcours, quand le gosse devient machine…


Sasha Vujacic c’est avant tout une mentalité de joueur l’est dans un corps NBA ready. Son père est un ancien professionnel, les deux fils suivent la lignée familiale. Espoir du pays très tôt, il intègre un centre de formation italien dès l’âge de 14 ans. Sa taille (1m90 déjà) combinée à son shoot et son maniement de balle, en font un joueur intéressant pour beaucoup de spécialistes. Comme il le confesse dans un magasine télé pour Espn, Sasha a « toujours voulu se mesurer à plus grand et plus fort que lui car le chalenge ne l’effraie pas ». Pour lui, le travail est toujours récompensé.


Ses premières récompenses seront une sélection en équipe nationale junior et une chance de passer pro la même année. Le kid n’a alors que 16 ans et beaucoup d’innocence à revendre. C’est le petit club de
Snaidero Udine en Italie qui fait le pari Vujacic. Un club à la quête de sa gloire passée entre les années 60 à 80. Aujourd’hui le poste du slovène est occupé par un ancien Lakers en la personne de Mike Penberthy. C’est ici que son rêve NBA va se matérialiser. Plus jeune joueur pro du pays, le meneur-shooteur fait pas mal parler de lui. Il attend bientôt les 2 mètres sans perdre un poil de vivacité. Lors d’une rencontre au sommet contre Bologne, il se paie même le luxe de rentrer les trois derniers shoots de son équipe sur le fil, buzzer beater inclus. Sa capacité à rentrer des tirs rapidement est impressionnante. Son étique de travail et sa forte mentalité le transforment en un jeune coupeur de tête que même les équipes du haut de tableau redoutent. Il devient très vite le chouchou des fans qui lui rendent son affection en lui trouvant l’un de ses premiers et nombreux surnoms : Le tombeur de géant. Il jouissait alors d’une énergie folle mais surtout d’une insouciance (voire inconscience) relative à l’adolescence. Les médias s’emparent du petit phénomène, arrivant bientôt aux oreilles des scouts de la prestigieuse NBA. Lors de sa troisième saison professionnelle, il affiche pas moins de 14.4 points, 3.7 rebonds, 2.3 passes et 2.4 interceptions de moyenne. Fort de sa réputation de bon shooteur, il complète sa panoplie en développant une défense pour le moins impressionnante, pour un joueur si jeune et peu développé physiquement. Il a alors 19 ans.


Pas moins d’une douzaine de scouts font le déplacement jusqu’en Europe pour apprécier les qualités du jeune slovène. Son rapport vitesse/poids devenant un véritable atout premier pour les franchises intéressées. La mode des grands meneurs est toujours d’actualité, surtout pour un coach en particulier qui en a fait l’un de ses gimmicks. Phil Jackson est dans les premiers à s’intéresser à Vujacic, envoyant un représentant du staff faire état du phénomène.
Paradoxalement, le Zen master prépare son départ des Lakers au même moment. Quoiqu’il en soit, Mitch Kupchak et Jerry Buss décident de suivre les conseils du coach sortant, comme l’on respecterait les dernières volontés d’un testament. Il faut dire que Jax n’est pas le pire recruteur de la planète quand il veut. Durant ces années à Chicago et ses premiers succès à Los Angeles, Jackson aimait bien taquiner le front office en proposant des work-outs à des « joueurs obscurs », tapant gentiment au passage, sur les nerfs de certains GM. Jerry West en est le meilleur exemple. Des noms quels que Tyron Lue, Devean George ou dernièrement Coby Karl font état de son talent, les deux premiers ayant joué un rôle prédominant dans la réussite des Lakers. Il a le goût de roles players comme personne, surtout lorsqu’il peut travailler avec eux dès leur plus jeune âge. Sasha Vujacic est un pur produit estampillé Phil. Et cette année, il le lui rend bien. Drafté en 2004 à la 27ème place par les Lakers alors sous la future houlette de Rudy T [Tomjanovich], Sasha débarque en Californie avec à peine 20 printemps au compteur. Il devra faire face à une saison pas comme les autres, une saison où les vices champions sont attendus par les 29 autres équipes de la ligue.

Son été commence par de nombreuses Summer leagues. Les résultats sont peu concluants, mise à part quelques séquences d’antologies. Je me souviens notamment mettre levé de mon siège lorsque qu’en remontant la balle face à Denver, il s’échappa d’une prise à deux sur un reverse tout en passant la balle entre ses jambes… J’ai toujours dit à mon proche entourage que ce petit avait de l’avenir, ce qui semblait une excellent chose vu les problèmes rencontrés par les Lakers sur le poste 1 depuis des années. Je ne me doutais alors pas qu’il allait passer en 2. Le front office ne s’inquiète pas pour autant, ses 11 work-outs NBA précédant son entrée dans la ligue nord américaine ayant démontré plus d’une qualité. Dès la fin des festivités estivales, il décide de rentrer en Europe pour parfaire son entraînement personnel, « Je vais travailler très dur et leur montrer de quoi je suis capable. Leur prouver qu’ils ont fait le bon choix en me sélectionnant à la Draft. Pas question de se reposer cet été, je vais travaillé durement » s’engage-t-il.

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Son année de rookie ressemble à n’importe quelle année rookie sous Jackson, sauf que Rudy T, puis Frank Hamblem (assistant de longue date de staff Jackson/Winter) se sont partagés les reines de l’équipe. Apparu dans 35 rencontres seulement, il tourne difficilement à 3 points de moyenne derrière Atkins, meneur titulaire. La plus grosse déception reste certainement son adresse passant à peine la barre des 25% à 2 et à 3 points. Et si Jackson s’était trompé ? La conjoncture des Lakers n’est pas non plus la meilleure pour le développement d’un rookie. Il faut « gérer l’histoire » tout en jonglant entre les blessures de Lamar Odom (à l’épaule) et l’entorse de Kobe Bryant (cheville). En effet les Angelinos n’ont pas manqué les playoffs depuis 12 ans, et la presse n’attend qu’un échec des ors et pourpres pour en faire sa une, encensant le Heat de Miami par comparaison. 2005-2006 Phil Jackson revient. 2005-2006, Sasha Vujacic revit. Leurs destins sont intimement liés pour les raisons relatées plus haut (importance des roles players pour Jax), mais surtout pour la place que les shooteurs occupent dans le triangle de Winter. Heureusement que le retour du maître ne sera pas synonyme de redoublement pour Sasha. Au contraire même, il jouera les 82 rencontres de l’année suivante, augmentant son temps de jeu et son adresse par la même occasion. Il shootera même à 60% derrière la ligne à trois points lors de la chevauché fantastique face aux Suns en Playoffs 2006. C’est d’ailleurs l’année suivante, après un été passé à travailler (salué par Kobe Bryant lui-même), refusant même une sélection internationale, que Sasha arrivera transformé au training camp. « C’est simple » avoue Kobe, « dès qu’il est ouvert ça tombe dedans » dit-il, « je ne me souviens pas l’avoir vu raté un shoot à Hawaï [traning camp des Lakers ndlr] […] ça va nous faciliter la vie. Nous ouvrir le jeu.» Malheureusement une fois la saison entamée, ses minutes passées sur le terrain régressent aussi vite que ses statistiques. Pourtant à l’aise dans le triangle, il est comme paralysé par le jeu, par l’enjeu. Il apparaît souvent dépassé par les évènements. Mauvaise décisions, shoots hâtifs, passes au mauvais timing, il est considéré comme un « bad decision player », le genre de joueur dont les fans raffolent pour se défouler pendant un match, un bouque émissaire idéal. Même Phil Jackson taquine le jeunot en conférence de presse. Interrogé sur les déclarations de Kobe en début de saison, il répond : « Personnellement, je le surnomme “11 o’clock player” [joueur du matin ndlr] […] c’est simple, il rentre tous ses tirs le matin durant les facilities et ne rentre rien le soir en match ». Aussi amusant pour les journalistes que dur pour le joueur qui rencontre alors un problème peu commun pouvant s’apparenter à l’expérience désastreuse de Jérome Moiso, victime du même syndrome lui ayant réservé quelques séances chez le psychologue, au frais des Celtics.

 

Un an plus tard, tout a changé. Le slovène peut enfin regarder en arrière avec le sourire, fier de son nouveau surnom, « The Machine ». Lors de 12 dernières rencontres le prodige affiche pas moins de 12 points par match, le tout à 51% de réussite à trois points. Et des trois points il en rentre au moins un par soir. Interrogé sur ce changement radical il rétorque de la même façon qu’il y a 4 ans en arrivant en ville « Cette saison je devais absolument montrer pourquoi L.A m’avais choisi en 2004, » dit-il « je prends juste du plaisir en jouant […] » On se souvient du petit clash amical entre Bynum et Sasha qui avaient déclaré en début de saison à quelques jours d’intervalles, que cette annèe allait être une saison break out pour eux. Beaucoup ont ri. 6 mois ont passé et les deux coéquipiers font les papiers du moment de la presse basket. Le premier étant même favori au titre de MIP. « J’ai été l’un de ceux à croire en Sasha depuis longtemps » confie Jax à la presse après la victoire face aux Sonics dans laquelle Vujacic à marqué 13 points (dont 3/6 à trois points), « maintenant on voit qu’il joue un rôle primordiale dans l’équipe. Il influence le jeu et nous a gagné quelques rencontres cette saison. Il a ce nouveau surnom qui fait marrer tout le monde, mais il va véritablement devenir un superbe shooteur à trois points meurtrier » conclu-t-il.

 


Est-ce une véritable révélation ou juste un sursaut d’orgueil à la veille d’un nouveau contrat ? En effet, l’été prochain Sasha deviendra restricted free agent, laissant l’opportunité aux 29 franchises de faire une offre à l’allier. Cependant il ne cesse de répéter que Los Angeles est la ville de ses rêves et qu’il a toujours voulu jouer sous le maillot des Lakers. Oiseau nocturne qui aime la fête autant que le basket, pour lui la citée des anges ressemble à St-Tropez, lieu de ses plus belles vacances. La seule chose pouvant séparer le jeune homme de la ville de son cœur reste le salary cap. Cet été Mitch et Jim devront opérer quelques coupes dans le budget de l’équipe. Turiaf et Sasha sortiront de leur contrat rookie et il faudra composer avec les dollars du big 3 en attendant les négociations concernant Bynum. En tout cas, le numéro 18 est aujourd’hui indispensable aux Lakers. Sa mécanique de shoot est réglée au centimètre près pour les jours, semaines et années à venir. Attention tout le monde, la machine est en marche.


HGO

 

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