Lakers Dynasties : Greatest centers ever

Posté par oztrak le 28 novembre 2009

 

Lakers Dynasties : Greatest centers ever

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Affiche par Staz

Les pivots ont toujours eu une place primordiale dans la ligue. Robinson, Olajuwon, Duncan, Russell, Moses Malonne ou, plus récemment, Howard. Tous ses noms sont associés à des succès, que ce soit personnels ou collectifs. Et les Lakers n’ont pas été oubliés par les grands pivots qui ont pu faire leur gloire. Mikan, Abdul-Jabbar, O’neal. Trois grands pivots, trois grandes dynasties. Pourquoi ces joueurs ont-ils eu une telle importance dans l’histoire des Lakers et de la NBA en général ? Eléments de réponses.


Mikan : la première dynastie de la ligue

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Petit résumé historique avant tout. Il faut savoir qu’à cette époque, la taille était plutôt considérée comme un handicap dans le basket-ball. Les petits régnaient en maitre en collège ainsi que dans les ancêtres de la NBA, la BAA et la NBL. Du haut de ses 2 mètres 08, celui qui est né dans l’Illinois dominait déjà au collège. Les règles n’étant pas les mêmes ( trois secondes, 24 secondes, contre illégaux principalement ), le jeu de Mikan était simple : stagné sous l’anneau. Mais son coach de DePaul, Ray Meyer, veut faire de lui un meilleur basketteur, un joueur plus complet. Il va développer son hook shoot ainsi que ses capacités physiques, notamment en vitesse. Néanmoins, le joueur lui-même déclara qu’ils avaient des systèmes offensifs qui se résumaient à 4 joueurs pendant qu’il attendait sous son panier pour éviter les adversaires de scorer. Il faut bien se dire qu’avant lui, il était impensable qu’en joueur puisse sauter au dessus du panier de la sorte. D’ailleurs, ce type de jeu a eu une conséquence sur le règlement NCAA et, plus tard, NBA : l’instauration du goaltending. Mikan n’est pas encore professionnel qu’il fait déjà changé les règles. Il fut nommé joueur de l’année NCAA en 1944 et 1945.

Pour sa première saison professionnelle, Mikan s’engage avec les Chicago American Gears. Son impact resta inchangé par rapport à la NCAA. Toujours plus grand, toujours plus haut, toujours plus fort. Voilà à quoi pourrait se résumer la première saison et même le restant de la carrière de George. Dès cette première saison, il emmena son équipe vers les sommets puisqu’il gagne le titre. Son jeu toujours très atypique, qui consiste à rester près de l’anneau fait toujours mouche.

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Et enfin, venons en donc aux Lakers. Comment Mikan a-t-il atterris aux Minneapolis Lakers ? Par le biais de la chance, tout simplement ! Le propriétaire des Chicago American Gears décida de créer sa propre ligue mais celle-ci succomba après à peine un mois. Chaque équipe de la NBL se vit alors attribuer des tours de draft pour choisir chaque joueur évoluant dans cette ligue. Chaque équipe avait le même nombre de chance de se voir recevoir le premier pick. Ca tomba sur les Lakers. Vous vous doutez de la suite, ils n’hésitèrent pas une seconde et choisirent le pivot. Il constitua alors la première paire d’intérieur dévastatrice de la ligue avec Jim Pollard. Les deux hommes vont emmener les Lakers vers les sommets. Quatre titres en cinq ans. La première dynastie est née et Minneapolis devient déjà mythique à l’époque. Mikan prit sa retraite à seulement 29 ans après diverses blessures et afin de s’occuper de sa famille avant de tenter un comeback l’année suivant sa retraite qui se soldera par un échec. Avec des moyennes de 23.1 points et 9.5 rebonds, Mikan a dominé la ligue de la tête et des épaules. Alors, après un bref descriptif du joueur, venons-en au pourquoi de cette réussite.

Le point le plus important est bien sûr la dominance physique. Avec plus de deux mètres, il était simplement indéfendable. Joueur qui a marqué l’histoire avec les changements de règlement mit en place pour rendre le jeu plus « équitable « pour les équipes qui affrontaient les Lakers, il restera le premier joueur à avoir révolutionné le jeu de la sorte. Mais aurait-il eu un tel impact 10 ou 20 ans plus tard ? Certainement pas. Néanmoins, il n’est pas arrivé là par hasard, il avait un grand talent. Il ne faut pas penser que c’était un monstre physique. Malgré sa grande taille, il était svelte, un peu comme tout les joueurs de l’époque. Il avait développé un jeu dos au panier redoutable, se servant d’une grande agilité ainsi que d’un jeu des deux mains impressionnants puisqu’il se servait aussi bien de sa main droite que de sa main gauche. Et enfin, tous les systèmes de jeu étaient bien sûr faits pour lui. Les Lakers ne jouaient pas de contre-attaque. Ils « se contentaient « d’attendre leu pivot pour lui donner la balle et qu’il fasse le reste, d’un shoot ou d’une passe. Il restera le père des Olajuwon, O’neal, Jabbar, Russel and co. Mais il restera surtout celui qui aura lancé la mythique franchise des Lakers vers les sommets.

Kareem Abdul-Jabbar : le show time

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Lorsque je parle du pivot des Lakers lors de leur période show-time, un mot me vient directement à l’esprit : complet ! Car c’est bien ça qui a fait la force de Jabbar. Il savait tout faire, ou presque. Tant offensivement que défensivement, le pivot était un énorme plus.

Offensivement, ce qui marque est bien sur son célèbre sky-hook qu’il pouvait marquer de n’importe tout et dans n’importe quelle position. A l’heure actuelle, personne n’a jamais maitrisé aussi bien ce geste qui a fait sa marque de fabrique. Mais offensivement, c’était aussi un pivot qui savait très bien s’imposer, surtout au début de sa carrière et il pouvait finir avec un gros dunk inside, un peu à la manière d’Oneal. Mais ce qui est incroyable offensivement, c’est tout son panel qu’il avait malgré sa taille. Du haut des ses 2,18 mètres, il se mouvait comme un poste 3 et avait un panel aussi complet qu’un poste 4. Mais il évoluait au poste 5. Et c’est ça qui l’a rendu plus fort. J’en reviens encore une fois une fois au fait qu’il était complet, très complet.

Son autre grosse arme offensive est d’avoir su rentrer dans un système qui n’était pas spécialement fait pour lui. A l’époque, le mot d’ordre était « courir « et Jabbar le faisait très bien pour un pivot. Il n’était d’ailleurs pas rare de le voir prendre un rebond défensif, monté la balle et conclure lui-même. Et lorsque le jeu était posé, la balle lui venait presque systématiquement, ce qui renforce son importance offensive même s’il ne concluait pas chaque fois, il libérait des coéquipiers.
Défensivement, il était également très fort. Il sautait souvent dans le bon timing pour les contres et pouvait empêcher ses adversaires de s’imposer inside. Malgré tout, son boulot défensif n’était pas vraiment mit en avant par rapport à ses qualités offensives.

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Mais selon moi, sa plus grande arme fut son équipe. Les joueurs qui l’entouraient étaient tous très bon, à commencer par Magic. Mais les autres ( Rambis, McAdoo, Worhty, Scott, Cooper ou encore McGee ) étaient autant de joueurs qui étaient complémentaires. De plus, la mécanique était parfaitement huilée. Il suffit de regarder les contre-attaques de l’époque, un régal pour les yeux. Mais les systèmes offensifs aussi étaient très bien coordonnés, la balle circulait d’un point à l’autre du terrain pour atterrir là où il fallait. Mais le principal acteur du succès, c’est bien sûr Magic Johnson. Et, il faut bien le dire, c’était lui le leader. Bien sûr on aurait du mal à replacer un joueur comme Jabbar au poste de second rôle, un peu à la manière d’un Armstrong lors du dernier Tour de France, et pourtant c’était le cas. Bien sûr Jabbar fut le leader offensif durant pas mal d’années dans les stats mais Johnson prenait presque autant de rebond que le pivot et ne parlons même pas des assists. Alors si Jabbar restera comme l’un des meilleurs pivots de la ligue, sinon le meilleur, Magic sera pour sa part un des meilleurs joueur de la ligue, sinon le meilleur des 80’s.

O’neal : la renaissance
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Shaquille O’neal n’est plus à présenter. Ses quatre titres de champions NBA, ses 3 trophées de MVP des Finals et son MVP de la saison 2000 le résume. Et c’est d’ailleurs lui qui va redorer le blason des Lakers après plusieurs années de disettes au sein des Lakers. Mais pourquoi un tel succès ? Une simple question de physique ? Oui mais pas seulement.

Parce que bien sûr O’neal a toujours joué sur son physique. Quelques coups d’épaules pour s’imposer et sa masse « faisait le reste « . Du moins, c’est la version extrêmement simplifiée. Parce que si son physique a toujours été un atout, son jeu dos au panier et son toucher de balle en a fait pâlir plus d’un. Son geste favori ? Se retourner et conclure d’une main. Tout le monde a déjà vu ce geste n’appartenant qu’à lui. C’est pour moi le geste qui le caractérise le plus. D’abord faire parler sa puissance pour se rapprocher du cercle puis la finesse pour conclure. Pour en revenir à son physique, il ne fût bien sûr pas qu’utile en attaque. Avec plus de 11 rebonds de moyenne en carrière, ce n’est pas qu’une question de « flairer « le rebond. Ensuite, défensivement, il en imposait. Parce que si beaucoup de gens ne voient que les stats, O’neal a déjà fait gagner des matchs grâce à sa défense. Non pas par ses contres ou ses interceptions mais bien pour sa présence. Et pour en finir avec son physique, il faut bien dire que cela ne fût pas qu’un avantage. Tout d’abord les lancer-francs ratés. Sa taille et ses mains trop grandes ont souvent été remise en question. Pour ma part, je doute que cela soit la vraie raison puisque qu’un joueur comme Yao n’a jamais eu de problème à ce niveau. Ensuite, il ne fût pas épargné par les blessures, souvent dues à cause de surcharge pondérale. Mais il est toujours revenu plus fort.

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Et s’il est toujours revenu plus fort, c’est en grande partie grâce à son mental. Parce que oui O’neal ce n’est pas qu’un joueur extrêmement doué, c’est aussi un gars assoiffé de victoire. Après la finale perdue en 94 et les multiples échecs en cours de playoffs avec la franchise Californienne, c’est lui-même qui va demander à voir arriver Jackson, le prenant pour l’homme de la situation. Il ne se sera pas trompé. Pour parler de Jackson, se fut bien sûr un des personnages principaux sinon le plus important à l’accession de Shaq vers les sommets. Le coach au six bagues à l’époque déclara d’ailleurs « Si il y a un joueur qui conviendrait parfaitement à l’attaque en triangle, c’est Shaquille O’Neal « . Et là non plus le head coach ne se sera pas trompé. Pour preuve, les Lakers vont gagner un titre dès la première saison du coach dans le club. Puis deux autres à la suite. Shaq MVP des Finals à chaque fois. Les systèmes étaient là pour lui, oui mais c’est bien parce qu’il était le meilleur joueur de la ligue à l’époque.

Mais s’il était le meilleur joueur, il n’était pas entouré par des manchots, loin de là ! Kobe Bryant, Rick Fox, Derek Fisher, Brian Shaw, Robert Horry ou encore Tyronn Lue. Et s’il est vrai que Kobe n’aurait jamais gagné de titre avant celui de 2009 sans Shaq, il est aussi vrai que le pivot n’aurait pu gagner un titre à lui seul. Et il en est conscient. Et en 2006, lors du titre avec le Heat, il sait aussi qu’il n’est plus le leader et laisse cette place à Wade, qui la prendra aussi avec brio. Parce que même si O’neal a un égo surdimensionné ( il faut oser dire « Lorsque je partirais, ce sera parce que mon temps sera terminé, et non pas parce que quelqu’un joue mieux que moi ou qu’un joueur ait fait plus que moi. […] Tout ce qu’un pivot fait, c’est moi qui l’ait inventé ». ), il sait aussi qu’il ne gagnera jamais rien tout seul. Et c’est peut-être là sa plus grande réussite : jouer pour l’équipe tout en pensant à ses stats. Tout le monde n’en est pas capable.

Alors, pour finir, mon avis personnel sur la question de savoir si Shaq est le meilleur pivot All-Time. Pour moi, il est simplement impossible de le savoir. Est-ce que Shaq aurait battu Mikan en un contre un ? Mais est ce que Chamberlain ne l’aurait pas battu lorsqu’il était au top ? Ce sont des questions que resteront sans fin. Les époques différentes génèrent des performances différentes. Mais une chose est certaine : O’neal est bien le pivot le plus dominant de la décennie écoulée. Et cela, personne ne peut le contester.

Bynum, la relève ?
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« Je suis aussi bon que le Shaq, les lancer-francs en plus « dixit Andrew Bynum, quelques jours après qu’il soit sélectionné par les Lakers en 10ème choix de la draft 2005. Pourtant, même si certaines comparaisons faisaient ressortir une ressemblance entre l’ancien Laker et le nouveau, tout le monde savait que Bynum n’avait pas le niveau d’Oneal à ce moment et, à l’heure actuelle, tout le monde sait qu’il ne l’atteindra jamais. Pourtant, c’est vrai qu’il y a quelques ressemblances dans leur jeu.

A commencé par le physique. Bynum est un gros nounours capable de s’imposer dans la raquette. En théorie. Malgré ses nombreux entrainements avec Jabbar, joueur qui prenait très bien ses positions inside malgré un physique moins imposant, Andrew a montré parfois des difficultés à pousser ses adversaires comme O’neal pouvait le faire. Néanmoins, lorsqu’il reçoit la balle, là il parvient très bien à enfoncer son adversaire direct pour se rapprocher de l’anneau. Et depuis cette saison, Bynum fait bien plus mal à ses adversaires en venant s’imposer pour recevoir la balle dans la peinture et ensuite finir le boulot assez facilement. Il faut bien dire que les capacités offensives du pivot actuel des Lakers se sont nettement améliorées cette saison.

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Alors qu’Oneal alliait physique et finesse, le jeune pivot a encore du mal. Les trois pivots passés en revue auparavant avaient une technique plutôt pas mal, surtout les deux plus anciens. Et même si Bynum peut mettre quelques hooks par ci ou par là et faire un ou deux moves insides, il n’est pas aussi complet que ses ainés. Il faut souvent qu’il termine par un dunk puissant. Mais il faut aussi dire qu’il attire bien les prises à deux et on l’a souvent vu sortir la balle pour Kobe ou pour Fisher ces deux dernières saisons. Mais sa capacité à capter les rebonds offensifs et à remonter entre deux voir trois hommes est assez impressionnante par moment et ça augmente pas mal les moyennes au niveau du scoring puisqu’il est très dur à contrer dans ce domaine.

Autre grosse différence par rapport aux autres, c’est qu’il n’a jamais été l’option offensive numéro 1. Mikan, Jabbar et O’neal ont été dès le début de leurs carrières respectives les premières armes offensives, ceux qu’on allait chercher pour scorer. Même si je dit plus haut que Jabbar n’était pas l’option première en attaque, il touchait néanmoins la balle à presque tout les schémas offensifs, ce qui n’est pas le cas de Bynum puisque lui a toujours eu un des meilleurs joueurs de l’histoire de la ligue en la personne de Kobe Bryant. De plus, celui-ci était au sommet de son art individuellement quand Bynum est entré dans la ligue. Ensuite est arrivé un des meilleurs poste quatre de la ligue et le pivot fut obligé de partagé la raquette et même plus, de céder une grosse partie de celle-ci à Gasol. Même si son importance offensive a toujours été capitale de par ses mouvements, il n’a jamais été considéré comme une véritable option offensive au vu du talent que possèdent les Lakers dans ce domaine depuis maintenant 2 saisons.Alors comment pouvait-il s’imposer et prendre une place aussi importante qu’Oneal dans l’effectif ? Impossible.

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Mais alors, quelles sont les qualités de Bynum ? Qu’est ce qui fait qu’il sera peut-être un jour dans la classe des grands ? Il y a tout d’abord une chose : l’entourage dont il jouit aux Lakers. Avec Kareem Abdul Jabbar en tant que coach personnel, Phil Jackson comme head coach, Pau Gasol comme coéquipier dans la raquette, le tout accompagné de Kobe et Derek comme mentors. Le jeune pivot a tout ce qu’il faut autour de lui afin de progresser. Et progresser, il est en encore largement capable vu son jeune âge. Plus jeune joueur drafté et plus jeune joueur à avoir disputé un match NBA. Forcément, même quatre ans plus tard, on n’est pas très vieux. Ainsi, il vient de fêter ses 22 ans il y a quelques semaines. Il a encore énormément de travail à fournir mais il pourrait bien un jour dominer la ligue à son poste. Et ce début de saison est encourageant dans ce domaine. Avec la blessure de Gasol, il a su prendre les commandes dans la raquette de son équipe. Ses mouvements inside se sont largement élargit pour faire plus mal encore aux défenses adverses. De plus, les prises à deux qu’il reçoit maintenant presque systématiquement élargissent beaucoup les défenses adverses et vu le talent offensif de l’équipe, cela fait fort mal.

A condition qu’il se débarrasse de ses pépins physiques aux genoux qui l’ont déjà fait manquer pas mal de matchs lors des deux dernières saisons, il risque bien d’être dans la lignée de ses prédécesseurs. Un physique fragile, qui plus est au niveau des genoux et il peut dire au revoir à toute carrière professionnelle durable. Alors, peut-il un jour être le fondateur d’une dynastie comme ses prédécesseurs ( même si pour Jabbar, Jonhson a énormément contribué ) ? Difficile à dire. Il faudra attendre le post-Bryant. C’est à ce moment là, s’il est toujours dans la citée des Anges, que l’on saura s’il peut prendre des responsabilités de leader pour mener son équipe vers les sommets. Quoi qu’il en soit, Bynum reste une des probables futures stars de la ligue et même si son contrat signé la saison passée semble excessif, son début de saison donne tord aux septiques. En attendant, on attend de voir la suite de la saison et la confirmation du pivot qui s’annonce être primordiale dans la course au titre, ce saison et les prochaines. Wait & See…

Pour finir, voici un mix sur chaque joueur

 

George Mikan

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Kareem Abdul Jabbar

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Shaquille O’neal

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Andrew Bynum

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