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The Sasha Vujacic Chronicles, Rise of The Machine

Posté par hgochronicles le 27 novembre 2008

Hgo Chronicles 

Article 2 ~[Repost]~

The Sasha Vujacic Chronicles,

Rise of The Machine

The Sasha Vujacic Chronicles, Rise of The Machine dans Biographies sashacn5

 

Date : 25/02/08
Sources : NBA.com/LAT/Espn/NBA.com/NYT
llustration : A2’s/Alex8
Rédaction : Hgo

 

4 ans. Il aura fallu 4 années de labeur pour que le petit génie évoluant en Italie devienne une pièce indispensable de l’un des systèmes les plus connu et reconnu dans le monde de la balle orange ; l’attaque en triangle. L’histoire de Sasha Vujacic a tout de celle d’un petit prodige qui réussit tout ce qu’il touche. Mais la différence entre le prodige et le génie réside en partie dans l’acharnement au travail. Car si beaucoup de choses ont souvent souri au meneur slovène, c’est avant tout grâce à l’énergie qu’il met sur le terrain. Que ce soit à El Segundo (salle d’entraînement des Lakers) le matin, ou au Staples center le soir. Cet article pourrait s’appeler « Itinéraire d’un enfant gâté » comme beaucoup d’autres. Classique. Néanmoins, si vous regardez jouer ce gamin (qui fêtera ses 24 ans la semaine prochaine) ne serait-ce qu’une fois, vous verrez qu’il y a quelque chose d’inhumain qui l’anime. Laissez moi vous rendre compte de son parcours, quand le gosse devient machine…


Sasha Vujacic c’est avant tout une mentalité de joueur l’est dans un corps NBA ready. Son père est un ancien professionnel, les deux fils suivent la lignée familiale. Espoir du pays très tôt, il intègre un centre de formation italien dès l’âge de 14 ans. Sa taille (1m90 déjà) combinée à son shoot et son maniement de balle, en font un joueur intéressant pour beaucoup de spécialistes. Comme il le confesse dans un magasine télé pour Espn, Sasha a « toujours voulu se mesurer à plus grand et plus fort que lui car le chalenge ne l’effraie pas ». Pour lui, le travail est toujours récompensé.

Ses premières récompenses seront une sélection en équipe nationale junior et une chance de passer pro la même année. Le kid n’a alors que 16 ans et beaucoup d’innocence à revendre. C’est le petit club de Snaidero Udine en Italie qui fait le pari Vujacic. Un club à la quête de sa gloire passée entre les années 60 à 80. Aujourd’hui le poste du slovène est occupé par un ancien Lakers en la personne de Mike Penberthy. C’est ici que son rêve NBA va se matérialiser. Plus jeune joueur pro du pays, le meneur-shooteur fait pas mal parler de lui. Il attend bientôt les 2 mètres sans perdre un poil de vivacité. Lors d’une rencontre au sommet contre Bologne, il se paie même le luxe de rentrer les trois derniers shoots de son équipe sur le fil, buzzer beater inclus. Sa capacité à rentrer des tirs rapidement est impressionnante. Son étique de travail et sa forte mentalité le transforment en un jeune coupeur de tête que même les équipes du haut de tableau redoutent. Il devient très vite le chouchou des fans qui lui rendent son affection en lui trouvant l’un de ses premiers et nombreux surnoms : Le tombeur de géant. Il jouissait alors d’une énergie folle mais surtout d’une insouciance (voire inconscience) relative à l’adolescence. Les médias s’emparent du petit phénomène, arrivant bientôt aux oreilles des scouts de la prestigieuse NBA. Lors de sa troisième saison professionnelle, il affiche pas moins de 14.4 points, 3.7 rebonds, 2.3 passes et 2.4 interceptions de moyenne. Fort de sa réputation de bon shooteur, il complète sa panoplie en développant une défense pour le moins impressionnante, pour un joueur si jeune et peu développé physiquement. Il a alors 19 ans.


Pas moins d’une douzaine de scouts font le déplacement jusqu’en Europe pour apprécier les qualités du jeune slovène. Son rapport vitesse/poids devenant un véritable atout premier pour les franchises intéressées. La mode des grands meneurs est toujours d’actualité, surtout pour un coach en particulier qui en a fait l’un de ses gimmicks. Phil Jackson est dans les premiers à s’intéresser à Vujacic, envoyant un représentant du staff faire état du phénomène.
Paradoxalement, le Zen master prépare son départ des Lakers au même moment. Quoiqu’il en soit, Mitch Kupchak et Jerry Buss décident de suivre les conseils du coach sortant, comme l’on respecterait les dernières volontés d’un testament. Il faut dire que Jax n’est pas le pire recruteur de la planète quand il veut. Durant ces années à Chicago et ses premiers succès à Los Angeles, Jackson aimait bien taquiner le front office en proposant des work-outs à des « joueurs obscurs », tapant gentiment au passage, sur les nerfs de certains GM. Jerry West en est le meilleur exemple. Des noms quels que Tyron Lue, Devean George ou dernièrement Coby Karl font état de son talent, les deux premiers ayant joué un rôle prédominant dans la réussite des Lakers. Il a le goût de roles players comme personne, surtout lorsqu’il peut travailler avec eux dès leur plus jeune âge. Sasha Vujacic est un pur produit estampillé Phil. Et cette année, il le lui rend bien. Drafté en 2004 à la 27ème place par les Lakers alors sous la future houlette de Rudy T [Tomjanovich], Sasha débarque en Californie avec à peine 20 printemps au compteur. Il devra faire face à une saison pas comme les autres, une saison où les vices champions sont attendus par les 29 autres équipes de la ligue.

Son été commence par de nombreuses Summer leagues. Les résultats sont peu concluants, mise à part quelques séquences d’antologies. Je me souviens notamment mettre levé de mon siège lorsque qu’en remontant la balle face à Denver, il s’échappa d’une prise à deux sur un reverse tout en passant la balle entre ses jambes… J’ai toujours dit à mon proche entourage que ce petit avait de l’avenir, ce qui semblait une excellent chose vu les problèmes rencontrés par les Lakers sur le poste 1 depuis des années. Je ne me doutais alors pas qu’il allait passer en 2. Le front office ne s’inquiète pas pour autant, ses 11 work-outs NBA précédant son entrée dans la ligue nord américaine ayant démontré plus d’une qualité. Dès la fin des festivités estivales, il décide de rentrer en Europe pour parfaire son entraînement personnel, « Je vais travailler très dur et leur montrer de quoi je suis capable. Leur prouver qu’ils ont fait le bon choix en me sélectionnant à la Draft. Pas question de se reposer cet été, je vais travaillé durement » s’engage-t-il

 

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Premier Game Winner pour Sasha en 2006 face aux Mavs’ alors leaders de la ligue.

Son année de rookie ressemble à n’importe quelle année rookie sous Jackson, sauf que Rudy T, puis Frank Hamblem (assistant de longue date de staff Jackson/Winter) se sont partagés les reines de l’équipe. Apparu dans 35 rencontres seulement, il tourne difficilement à 3 points de moyenne derrière Atkins, meneur titulaire. La plus grosse déception reste certainement son adresse passant à peine la barre des 25% à 2 et à 3 points. Et si Jackson s’était trompé ? La conjoncture des Lakers n’est pas non plus la meilleure pour le développement d’un rookie. Il faut « gérer l’histoire » tout en jonglant entre les blessures de Lamar Odom (à l’épaule) et l’entorse de Kobe Bryant (cheville). En effet les Angelinos n’ont pas manqué les playoffs depuis 12 ans, et la presse n’attend qu’un échec des ors et pourpres pour en faire sa une, encensant le Heat de Miami par comparaison. 2005-2006 Phil Jackson revient. 2005-2006, Sasha Vujacic revit. Leurs destins sont intimement liés pour les raisons relatées plus haut (importance des roles players pour Jax), mais surtout pour la place que les shooteurs occupent dans le triangle de Winter. Heureusement que le retour du maître ne sera pas synonyme de redoublement pour Sasha. Au contraire même, il jouera les 82 rencontres de l’année suivante, augmentant son temps de jeu et son adresse par la même occasion. Il shootera même à 60% derrière la ligne à trois points lors de la chevauché fantastique face aux Suns en Playoffs 2006. C’est d’ailleurs l’année suivante, après un été passé à travailler (salué par Kobe Bryant lui-même), refusant même une sélection internationale, que Sasha arrivera transformé au training camp. « C’est simple » avoue Kobe, « dès qu’il est ouvert ça tombe dedans » dit-il, « je ne me souviens pas l’avoir vu raté un shoot à Hawaï [traning camp des Lakers ndlr] […] ça va nous faciliter la vie. Nous ouvrir le jeu.» Malheureusement une fois la saison entamée, ses minutes passées sur le terrain régressent aussi vite que ses statistiques. Pourtant à l’aise dans le triangle, il est comme paralysé par le jeu, par l’enjeu. Il apparaît souvent dépassé par les évènements. Mauvaise décisions, shoots hâtifs, passes au mauvais timing, il est considéré comme un « bad decision player », le genre de joueur dont les fans raffolent pour se défouler pendant un match, un bouque émissaire idéal. Même Phil Jackson taquine le jeunot en conférence de presse. Interrogé sur les déclarations de Kobe en début de saison, il répond : « Personnellement, je le surnomme “11 o’clock player” [joueur du matin ndlr] […] c’est simple, il rentre tous ses tirs le matin durant les facilities et ne rentre rien le soir en match ». Aussi amusant pour les journalistes que dur pour le joueur qui rencontre alors un problème peu commun pouvant s’apparenter à l’expérience désastreuse de Jérome Moiso, victime du même syndrome lui ayant réservé quelques séances chez le psychologue, au frais des Celtics.

 

Un an plus tard, tout a changé. Le slovène peut enfin regarder en arrière avec le sourire, fier de son nouveau surnom, « The Machine ». Lors de 12 dernières rencontres le prodige affiche pas moins de 12 points par match, le tout à 51% de réussite à trois points. Et des trois points il en rentre au moins un par soir. Interrogé sur ce changement radical il rétorque de la même façon qu’il y a 4 ans en arrivant en ville « Cette saison je devais absolument montrer pourquoi L.A m’avais choisi en 2004, » dit-il « je prends juste du plaisir en jouant […] » On se souvient du petit clash amical entre Bynum et Sasha qui avaient déclaré en début de saison à quelques jours d’intervalles, que cette annèe allait être une saison break out pour eux. Beaucoup ont ri. 6 mois ont passé et les deux coéquipiers font les papiers du moment de la presse basket. Le premier étant même favori au titre de MIP. « J’ai été l’un de ceux à croire en Sasha depuis longtemps » confie Jax à la presse après la victoire face aux Sonics dans laquelle Vujacic à marqué 13 points (dont 3/6 à trois points), « maintenant on voit qu’il joue un rôle primordiale dans l’équipe. Il influence le jeu et nous a gagné quelques rencontres cette saison. Il a ce nouveau surnom qui fait marrer tout le monde, mais il va véritablement devenir un superbe shooteur à trois points meurtrier » conclu-t-il.


Est-ce une véritable révélation ou juste un sursaut d’orgueil à la veille d’un nouveau contrat ? En effet, l’été prochain Sasha deviendra restricted free agent, laissant l’opportunité aux 29 franchises de faire une offre à l’allier. Cependant il ne cesse de répéter que Los Angeles est la ville de ses rêves et qu’il a toujours voulu jouer sous le maillot des Lakers. Oiseau nocturne qui aime la fête autant que le basket, pour lui la citée des anges ressemble à St-Tropez, lieu de ses plus belles vacances. La seule chose pouvant séparer le jeune homme de la ville de son cœur reste le salary cap. Cet été Mitch et Jim devront opérer quelques coupes dans le budget de l’équipe. Turiaf et Sasha sortiront de leur contrat rookie et il faudra composer avec les dollars du big 3 en attendant les négociations concernant Bynum. En tout cas, le numéro 18 est aujourd’hui indispensable aux Lakers. Sa mécanique de shoot est réglée au centimètre près pour les jours, semaines et années à venir. Attention tout le monde, la machine est en marche.

 

*Les aventures de Sasha Vujacic
Soulèvement de la machine

Hgo

 

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